Banc d’essai: Test des enceintes Wharfedale Diamond 220 – L’avis de Ludo

TEST DES ENCEINTES WHARFEDALE DIAMOND 220

Caractéristiques techniques des enceintes Wharfedale Diamond 220 :

° Type : 2 voies
° Charge : bass-reflex
° Volume de charge : 7 L
° Parois du coffret : sandwich MDF/aggloméré/MDF
° Médium-grave : diamètre 130 mm, membrane tressée en Kevlar
° Aigus : diamètre 25 mm, dôme souple
° Sensibilité (2.83V @ 1m) : 86 dB
° Puissance d’amplification recommandée : 25 – 100 Watts
° Pression acoustique max. (SPL) : 95 dB
° Impédance nominale : 8 Ohms
° Impédance minimale : 4,1 Ohms
° Réponse en fréquence (+/-3 dB) : 56 Hz – 20 kHz
° Fréquence basse (-6 dB) : 45 Hz
° Fréquence de coupure : 2,2 kHz
° Dimensions hors tout (lxhxp) : 174 x 315 x 255 mm
° Poids unitaire : 5,3 kg

Mise en œuvre et rodage :

Rodage d’une centaine d’heures, alternant le Magic CD de JMR, CD basses fréquences, fichiers QOBUZ.

  • Enceintes mises en face à face, branchées en opposition de phase sur trois passages du MAGIC CD, puis mise en place (positionnement, pincement au laser, équerrage au niveau à bulle) dans la salle d’écoute.

Cycles triple temporisation pour la fin de rodage :

  • Temps de chauffe – volume bas.
  • Refroidissement.
  • Temps de chauffe – volume soutenu.

Ressentis sur l’esthétique et la finition :

Le déballage :

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Carton « classique » mais qui résiste cependant bien aux chocs de transport. (ce que j’ai pu constater lors de la livraison, le carton avait subi quelques manipulations « hasardeuses »apparemment…)
Une protection en carton, elle aussi, prend place au sommet des enceintes, épousant bien ces dernières, et laissant suffisamment d’espace entre les bibliothèques Wharfedale Diamond 220 et les bords de l’emballage principal.
Les enceintes Wharfedale Diamond 220 sont recouvertes par un matériau type « feuille de mousse », puis enveloppées par une pochette plastique. Cela peut sembler minimaliste, mais toutes ces couches superposées protègent assez bien les petites anglaises.
Enfin, une pochette contenant le nécessaire pour faire connaissance avec les enceintes est incluse dans la boite.

Le tour du propriétaire :

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Une fois les protections déposées, une petite bibliothèque sympathique se présente à vous, mélangeant sobriété avec son placage vinyle sur les ¾ de son ébénisterie et une touche de modernité apportée par le laquage (de bonne qualité pour le prix au passage) sur la face avant.
Des cerclages chromés apportent une touche de lumière et une certaine classe autour des caches haut-parleurs (ou des haut-parleurs si comme moi, vous préférez voir vos enceintes sans cache). Ces caches en tissu prennent place par pression, ils s’enfichent dans les trous de la visserie du boomer et du tweeter.

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Le coffret repose sur un socle qui découple cette dernière du support où reposera la bibliothèque. Quatre plots plastiques (peut-être bien en Isonode) sont fixés et restent solidaires du dessous de cette plaque. Cette attention est bien pensée de base mais va plus loin dans le cas présent….
En effet, Wharfedale a eu la bonne idée de faire déboucher l’évent non pas devant ou derrière, mais bel et bien en dessous. Ce qui donne au final une enceinte avec bien peu de contraintes sur son futur placement dans la pièce d’écoute.

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Un double bornier, qui permet le bi-câblage ou la bi-amplification, est positionné en bas de la face arrière. Ce dernier accepte des câbles nus de fortes sections, des fiches bananes ou fourches (une fois les capuchons, qui bouchent les borniers, enlevés).
D’ailleurs, comme souvent, je vous invite à changer les barrettes métalliques qui officient en liaison des borniers pour de vrais jumpers (idéalement, faits du même câble que ceux qui relient les enceintes).bd6bcb6c80eefc9ecb4b3f90ac075c5cf0bdd902606bf8ba6d06846a9fe4048f

Aparté avant les écoutes :

Wharfedale est loin d’être novice en tant que fabricant, quant aux matériels dont le rapport qualité prix est probant (il possède également une série plus haut perchée, la « Jade », qui mérite d’être écoutée).
Il y a quelques années, les séries Diamond enchainaient récompenses sur récompenses, les forums étaient fournis et quotidiennement alimentés, leurs utilisateurs étant, comme les testeurs du milieu, plus que ravis d’un tel rendu pour une somme encore modique.

Puis vint le temps où d’autres marques s’attaquèrent à ce segment de prédilection de Wharfedale, avec des succès forts connus comme par exemple les séries Q10xx, Q20xx de Q Acoustics, ou encore les Zensor de chez Dali (pour celles qui me viennent à l’esprit en rédigeant ce compte rendu). Wharfedale ne devait pas s’attendre à voir naître, de ses rivaux, des challengers qui le mirent en retrait par rapport à ces nouveautés. La génération qui précéda les Diamond 2xx n’était pas vraiment dans l’évolution sonore, et était pourvue d’une finition générale plus que moyenne… Petit à petit, il devint difficile de trouver des matériels de chez eux en auditorium, puis tout simplement impossible après l’arrêt de distribution chez nous !

Mais c’était sans compter sur les équipes de cette marque Anglaise, qui, après des « ratés », ont su réinventer complètement leur série phare, la Diamond. Nouvelle esthétique, nouveau coffret et finition revue, nouveaux haut-parleurs, filtres… Les ingénieurs sont quasiment partis d’une feuille blanche pour faire renaitre la flamme qui habitait les anciennes déclinaisons.

Personnellement, lorsqu’on m’a proposé l’essai de leur dernière bibliothèque, j’étais aussi impatient et curieux que réservé et en appréhension…. Wharfedale allait-il réussir à renouer avec le passé ?!

Pour mettre fin au suspense sur la qualité de fabrication ET de finition, je peux sans détour écrire que ces Wharfedale Diamond 220 sont très biens construites et assemblées. Et surtout d’une finition largement revue à la hausse. Le placage vinyle est proprement apposé, les jointures sans jour, et le laquage de la face avant qualitatif (pas d’effet peau d’orange). Seule la face arrière remet la Diamond 220 face à sa réalité tarifaire, celle-ci n’étant que protégée par une couche de peinture classique, ce qui pour tout dire, ne m’a pas choqué plus que cela. Bref…. Bravo et merci au fabricant d’avoir travaillé sur ce point !

Enfin, une chose qui fera plaisir à un grand nombre, c’est l’extrême facilité de placement de ces Wharfedale Diamond 220. L’évent qui débouche en dessous est vraiment une idée qui tient ses promesses, quand l’implantation est maitrisée. Pour ma part, elles étaient posées sur des pieds Norstone Stylum 2 (lestés) et pincées de quelques centimètres seulement vers l’auditeur. Le meilleur rendu sur le bas du spectre (lisibilité et « pression ») fut validé avec un éloignement de 15cm du mur derrière elles. Rien de bien contraignant au final vous en conviendrez.

Les écoutes des Wharfedale Diamond 220:

Les matériels couplés :

Les intégrés stéréo : BC Acoustique EX-362D et Creek Evo 50A MKII.
Les sources : PC Lenovo sur DAC Asus STU (AOP Muse 01) et Blu-Ray Pioneer BDP-170.
Câbles : enceintes, secteur et analogique en JSV Audio. Câbles optique et coaxial Oehlbach. USB Supra.
Barrette : Oehlbach Power Socket 905 sur secteur JSV Audio

Les albums choisis pour les écoutes:

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Alors, pour démarrer ce retour d’impression, je tiens à dire qu’après avoir effectué le rodage de ces petites anglaises, j’ai commencé par passer plusieurs titres de classique, opéra et masse orchestrale philharmonique… Et bien que d’un rendu satisfaisant, qui n’interpellera que peu des personnes qui s’aventurent dans une première expérience audiophile, j’ai « préféré » orienter les choix/styles musicaux sur ce que je pense plus en adéquation avec elles avec cependant quelques albums qui nécessitent une certaine maitrise et analyse pour rendre grâce à ces derniers. Passons donc aux écoutes à proprement parler.

Primo, l’aigu est surprenant de détail et de vitalité. Le diffuseur rempli son office et la spatialisation est plaisante, le point central virtuel est assez précis, tout en ne demandant pas à rester assis pile au milieu des deux Wharfedale Diamond 220. Stridence ou acidité ?? Rien de cela ici messieurs dames, le tweeter fait preuve de douceur en toutes circonstances, ce qui est à mon sens important lors de longues sessions d’écoutes.

Le médium (que j’aime appeler « le pilier » sonore) surprend par sa présence, et sa signature somme toute assez neutre. Le haut-parleur de médium/basse ne joue pas la surenchère, comme c’est parfois le cas sur des enceintes de type bibliothèque. Pas de coloration « à l’anglaise » comme diront certains, ni d’embonpoint sur les modèles de cet essai. Tout juste aurais-je aimé un peu d’impact supplémentaire, mais bon, des enceintes plus onéreuses ne font pas forcément mieux…

Les concepteurs ont dû rivaliser d’ingéniosité pour donner un bas du spectre si attachant à leur dernière génération d’enceintes. Car inutile de tourner autour du pot, les Wharfedale Diamond 220 ne souffrent pas de basses « boumy » ou trainantes, et le meilleur, c’est qu’elles se permettent même de chatouiller physiquement l’auditeur. Alors certes, n’attendez pas des graves abyssaux qui cognent le plexus comme le ferait un boomer plus grand, de qualité supérieure. Mais pour ma part, le petit boomer qui équipe les petites Wharfedale Diamond 220 n’appelle pas vraiment la critique, et donne suffisamment de sa personne pour ne pas rester sur sa faim en stéréo.

Vous l’aurez compris, sur le rendu sonore pur, ces enceintes procurent de belles choses, c’est déjà bien, mais il y a d’autres critères à prendre en compte…

L’étagement des plans est plus que convenable. Les placements sont crédibles, ce qui permet d’avoir un joli remplissage de l’espace dédié à la musique. C’est d’une certaine importance pour ne pas se retrouver avec une scène qui reste collée aux coffrets des enceintes. Les effets stéréo s’entendent et peuvent se suivre sans difficulté. C’est suffisamment ouvert horizontalement, les sonorités dépassent allégrement les Wharfedale Diamond 220. L’axe vertical ne démérite pas mais reste cependant moins haut que je ne l’aurai souhaité; rien de rédhibitoire, je vous rassure. La bonne spatialisation générale aidant, il y a fort à parier que vous pardonnerez ce petit manquement de hauteur. Au fil des écoutes, d’un style musical à un autre, je me disais que bien des possesseurs devaient être confortés dans leur choix de matériels « budget ».

Un autre point positif est celui de la dynamique, car bien que de rendement modeste, elles sont loin de rechigner à la tâche. Il faudra simplement prendre soin de coupler un intégré qui a du répondant, un minimum de courant sera un bon allié lui aussi. Avec cette attention sur l’électronique, vous profiterez d’une belle palette dynamique mais également de dynamiques flatteuses. Rien à dire, les bons points se succèdent et j’avoue avec plaisir que jour après jour, écoute après écoute, le charme opérait et Wharfedale redevenait ce que j’en connaissais par le passé.

A noter que le changement des ponts de liaisons fournis par des jumpers réalisés du même câble que celui reliant l’enceinte a l’intégré, apporte un gap audible, non négligeable. Idem pour la façon dont vous brancherez les câbles haut-parleurs. Pour avoir essayé toutes les combinaisons possibles, je vous invite à passer par les borniers du haut sur vos Wharfedale Diamond 220.

Avant de passer aux écoutes cinéphiles, je tenais à décerner deux mentions particulières pour la très bonne restitution des albums de :

  • Christine and the Queens (où les lignes de basses synthétiques sont loin d’être aisées), les petites anglaises m’ont clairement surpris sur le bas du spectre, mais également sur la voix de l’artiste.
  • Et celui de The Acid (qui a, pour moi, une certaine atmosphère…) qui n’est pas facile sur la spatialisation, ni sur le volume/degré vocal.

Sur la fin de test, un caisson venant de chez Jamo, le Jamo J110 précisément, est venu épauler les bibliothèques. Et encore une fois, si le caisson est bien placé/réglé (personnellement,  je préfère les clos en musique, mais chacun ses goûts), son apport est indéniable. Procurant de suite une « sensation » de puissance sonore, d’assise sympathique. Si le caisson permet en plus de filtrer en passe haut, je vous invite à brancher vos enceintes directement dessus, ce qui soulagera l’intégré et bonifiera le reste de la bande passante reléguée aux enceintes.

Et pour les films??

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Les Wharfedale Diamond 220 furent testées avec différentes configurations pour la partie cinéphile :

En écoute avec uniquement les Wharfedale Diamond 220 sur les deux intégrés stéréo, il ne faut pas longtemps pour s’apercevoir « qu’il manque » quelque chose dans le bas. Car autant en utilisation musicale, elles se suffisent presque à elles-mêmes, autant sur des blockbusters (surtout sur les scènes endiablées…) elles n’ont pas « les poumons » nécessaires pour mettre en œuvre les basses que demandent ce genre de films. Cela n’est que plus flagrant en passant de Need for speed à Walter Mitty, film à la bande son plus axée sur les dialogues et à la BO très musicale. Sur ce dernier, le rendu regagne du gallon et le film se regarde, s’écoute sans manquement particulier.

Ni une ni deux, le caisson Jamo J110 vint apporter les fréquences en retrait, en manque, avec en prime un joli bond en avant sur le coté physique qu’imposent les basses de ces films à sensations.

Conclusion rapidement faite, qu’un compagnon s’occupant du bas du spectre est une voie à suivre, pour celui qui regarde beaucoup de films (surtout du genre de cet essai).

Ce point réglé, il m’apparait maintenant, que bien que budgétairement accessible, les Wharfedale Diamond 220 encaissent facilement des bons watts, gavés de courant. L’ampli stéréo BC EX-362D en étant la preuve parfaite. Et bien que le Cambridge CXA80 fait déjà figure de couple idéal, de par son prix et son énergie, j’ai préféré le rendu du BC EX-362D dans sa généralité. Rien que pour l’aisance gagnée à faible volume dans un premier temps, puis…. Sur mes scènes repères de Pacific Rim et Batman, où le volume était quasiment indécent pour les bons rapports de voisinage. Du volume et de la sensation: « OK, c’est bien » me direz-vous, mais la tenue des membranes, les timbres et la saturation font-ils partis de la fête ?? Aussi surprenant que cela puisse paraître, les petites anglaises ingurgitent les watts (en Classe A pour rappel) de l’électronique française sans sourciller, sans affoler les haut-parleurs. Un gros intégré, même sur des enceintes accessibles, apporte un delta vraiment audible. (à mon sens, mettre plus puissant, plus de courant, soigner son choix dans l’électronique est un conseil que je vous invite à tenter. Il est parfois surprenant d’entendre que ces enceintes ne méritent pas d’être changées, mais simplement mieux drivées).

Sur l’immersion, les deux intégrés donnent d’excellents résultats et plongent facilement l’auditeur au cœur de l’action ou au milieu des dialogues suivant le cas de figure. L’ampli Cambridge CXA80 est d’ailleurs plus suave sur les dialogues et l’ambiance, alors que le BC EX-362D est plus dans la neutralité et l’énergie. A n’en pas douter, la puce « Wolfson » de l’appareil anglais n’est pas étrangère à cette différence entendue.

En amusement personnel, je me suis branché le Cambridge CXA80 (par ses sorties préout) sur les entrées by-passable du BC Acoustique… Un couple du feu de dieux, je peux vous l’assurer !

Honnêtement, une fois trouvé un caisson qui vous plaît en utilisation mixte stéréo/Home-cinéma, ainsi que le donneur d’information qui va bien, les bibliothèques Wharfedale Diamond 220 sont réellement des enceintes qui procurent de belles séances cinématographique.

Après avoir fini mes essais sur des appareils stéréo, j’ai remballé les demoiselles pour les transporter dans le salon d’un membre familial, équipé de matériels home-cinéma (plus axé film que musique).

Les bibliothèques prirent donc place au sein du système suivant :

  • Intégré Pioneer VSX-924.
  • Centrale, arrière Taga Harmony Platinum + Caisson Jamo J110.

Après un petit réglage par le micro de calibration du Pioneer, il était temps de repasser les mêmes films que précédemment. Et pour le coup, dès les premières minutes d’écoute, je me suis dis que c’était dommage de ne pas avoir au moins, l’enceinte central de chez Wharfedale (Diamond C220), tant la sonorité des bibliothèques est plus douce que les Taga sur le Pioneer. (Il suffit de mettre la voix centrale en mode fantôme pour s’en rendre encore plus compte !)

Autant dire de suite que la centrale de mon hôte n’est pas restée longtemps active… La signature des enceintes testées valorisant mieux son intégré (un tantinet clair quand-même hein…), et comme la centrale virtuelle recréée donne plus que le change, c’est gagnant/gagnant.

L’enveloppe sonore est plus présente sur cette électronique à vocation cinéphile, par contre, sa pièce étant plus « compliquée » que la mienne, le caisson n’était pas des plus a l’aise. Il a fallu le brider un peu, mais bon, c’est secondaire par rapport à ce qui nous intéresse ici.

L’essai fut mitigé, l’amplificateur manquant (pour moi en tout cas, car le maître des lieux était sous le charme lui) d’énergie, d’attaque et de watts. Mais cela permit au moins de me rendre compte que les enceintes Wharfedale Diamond 220 ont bel et bien le potentiel pour de belles soirées home-cinéma. De mon avis, je vois très bien un pack Wharfedale en compagnie d’un ampli home cinema Anthem MRX310 ou d’un Yamaha Avantage RX-A2050, le mariage doit assurément faire des étincelles ET permettre d’écouter de la musique avec une certaine qualité (pour des intégrés home-cinéma, j’entends).

Bilan de ce test :

Au final, j’écris avec une joie non dissimulée, que Wharfedale est de retour et qu’il va de nouveau falloir compter avec eux dans le secteur des enceintes entrées de gammes. La bagarre fait rage depuis deux ou trois ans sur ce créneau, et ce n’est pas fini à mon humble avis. L’avantage pour les clients que nous sommes, c’est que cette guéguerre entre fabricants, qui dégainent des tours de force et d’ingéniosité à chaque nouveauté, sert nos intérêts financiers, et permet d’acquérir de bonnes enceintes pour (encore) pas trop cher. Il en est d’ailleurs de même pour les électroniques stéréo où là aussi, des petits modèles sortent du lot de plus en plus souvent, je pense entre autre aux appareils de BC Acoustique, Audiolab ou Nuprime pour ceux qui se rappellent à moi à ce moment précis. C’est un peu moins vrai sur les intégrés home-cinéma, où sorti d’alimenter des satellites, les entrées de gammes peinent un peu.

Je suis plus souvent étonné, surpris par des éléments entrée/milieu de gamme ces derniers mois d’ailleurs. Il n’y a encore pas si longtemps que ça, un tel niveau de qualité sonore était juste une hérésie. Comme quoi les mentalités des fabricants ont changé, à moins que…. Ce ne soit la crise qui les ait incité à considérer que des matériels ‘’accessibles’’ et de qualité feraient du volume et temporiserait la perte de vitesse du milieu/haut de gamme ?!

J’ai passé de bons moments en compagnie de cette nouvelle génération du fabricant d’Outre-Manche, avec le plaisir d’écouter une vérité plausible dans le rendu, plus qu’une neutralité exemplaire à proprement parler. Comment aurais-je pu tester des modèles de moins de 300€ comme des modèles 3, 5 ou 10 fois plus couteux ?!

J’ai aimé :

  • La remise en question du fabricant
  • La finition et l’esthétique visuelle
  • L’évent qui débouche vers le bas
  • La facilité de placement
  • La qualité des borniers enceintes
  • La signature sonore, sans coloration particulière
  • L’aigu doux, ciselé et détaillé malgré tout
  • Le médium justement dosé, d’un timbre assez neutre et bien articulé
  • Les basses maitrisées et avec de l’impact sur le haut grave
  • Le niveau sonore possible, elles encaissent bien la puissance à fort volume
  • Le rapport qualité prix

J’aurai aimé :

  • Un simple bornier au lieu d’un double
  • Une verticalité un peu plus présente (je chipote un peu vu le prix des enceintes)
  • Une rigidité plus présente sur le derrière du coffret (à fort volume !)

Quelques conseils ??

  • Choisir un intégré avec du coin aiurant et un facteur d’amortissement convenable pour bien les driver et les tenir. Elles vont clairement plus lonsi bien alimentées
  • Ne pas hésiter à joindre des câbles HP et des jumpers de bonne section, rapides et neutres
  • Branchez vos câbles sur les borniers du haut

Voilà qui finalise ce retour d’impression des bibliothèques Wharfedale Diamond 220 du fabricant anglais. Je vous souhaite de longues heures de plaisir avec ces dernières.

 

Ludo, Septembre 2015.

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3 Comments

  1. très bon test une fois de plus de la part de notre Ludo national. ça fait plaisir de voir qu’on peut aussi ce faire plaisir avec des enceintes à prix abordable.

  2. Ces enceintes seraient-elles un bon choix pour de la musique électronique/techno/house ? Cette musique a vite tendance à sonner « mou » et imprécis à moins d’être jouée sur des enceintes complètement neutre.

    Un Onkyo A9010 est-il suffisant pour en tirer le meilleur ?

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