Test Optoma UHZ50 : l’avis de Grégory.

Test Optoma UHZ50
Optoma UHZ50

Le secteur de la projection home cinéma classique, c’est à dire celui des appareils que l’on place loin de l’écran, a été bousculé par l’avènement des diffuseurs frontaux à ultra courte focale équipés d’une source lumineuse laser. Ces modèles n’ayant besoin d’aucun recul ont le vent en poupe et les consommateurs boudent de plus en plus leurs illustres prédécesseurs équipés de zoom. C’est dans ce paysage chamboulé que débarque l’Optoma UHZ50, un DLP Laser avec simulation 4K XPR qui est doté d’un zoom, d’un Lens-shift et donc d’une focale de projection classique. Un soubresaut de révolte face à la déferlante UST. C’est ce que nous allons examiner ensemble dans ce nouveau banc d’essai exclusif pour PHC.FR.

De quoi s’agit-il ?

Les gentilles fées ingénieures de Coretronics (la maison mère d’Optoma) se sont penchées sur le berceau de l’UHZ50 pour l’équiper de tout ce qui est tendance actuellement. Autour de sa puce DMD 0,47 à simulation UHD par traitement XPR ×4, elles lui ont adjoint un bloc laser bleu avec roue au phosphore qui doit lui permettre d’atteindre la puissance lumineuse de 3000 lumens avec une durée de vie de plus de 20 000 heures.

Le choix de cette puce DMD offre deux options intéressantes. La première s’adresse aux Gamers qui vont pouvoir bénéficier d’un input lag réduit à 4 ms en 1080p 240hz et la seconde c’est une capacité 3D-Ready qui intéresse encore une partie de mes lecteurs.

Cachées dans les entrailles de l’appareil on pourra également trouver des haut-parleurs d’une puissance de 2 × 5 Watts.

Ce projecteur 4K bénéficie d’une compatibilité HDR et HLG, d’applications de streaming et d’un lecteur multimédia intégré.

La compatibilité avec l’assistant vocal Alexa n’est pour le moment pas disponible en France ; une mise à jour sera déployée ultérieurement.

L’UHZ50 est disponible dès à présent chez vos revendeurs au tarif de 2499€.

Tour physique

Ceux qui auront lu mon test de l’Optoma HZ40 reconnaîtront la forme rectangulaire blanche de ce modèle DLP laser 1080p. Il offre un gabarit moyen avec les dimensions suivantes 337 × 265 × 122,5mm pour un poids de 4,8 kg.

Test Optoma UHZ50
Optoma UHZ50

Son bloc optique est décentré et il est équipé d’un dispositif de décalage mécanique vertical (Lens-shift) d’une amplitude de 10 %. L’appareil est également pourvu d’un pied élévateur pour régler la hauteur de l’image. Son rapport de projection est de 1.21:1 ~ 1.59:1 avec un zoom manuel optique 1.3. Pour obtenir une image au format 16/9ème de 2m50 de base il faudra ainsi un recul compris entre 3m03 et 3m98.

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Lens-shift vertical Optoma UHZ50

Par rapport au HZ40 précédemment cité, Optoma a largement étoffé la connectique avec 3 prises HDMI 2.0 dont une Earc, 3 USB-A, 1 RS232, 1 RJ45, 1 Relais 12V, 1 3D sync et une sortie Audio 3.5mm ainsi qu’une S/PDIF.

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Connectique Optoma UHZ50

Attention, il y a quelques spécificités HDMI à avoir en tête pour bénéficier de certaines options. Le mode faible latence n’est disponible que sur la prise 1. Pour avoir accès à l’interpolation d’images SDR et HDR il faut obligatoirement être sur la prise 3. En fonction de la prise HDMI utilisée vous n’aurez donc pas accès à toutes les options présentes dans l’UHZ50.

La télécommande est un modèle épuré ressemblant à celle des projecteurs intelligents Xiaomi ou Fengmi mais elle fonctionne malheureusement en infrarouge et non en Bluetooth. Donc, il faudra bien viser les capteurs IR du projecteur pour le piloter. Petit ajout bien sympathique et bien utile, elle dispose d’un éclairage.

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Télécommande avec rétro éclairage Optoma UHZ50

Le projecteur arrive avec un dongle Wifi externe qui offrira la possibilité de relier l’UHZ50 à internet (mise à jour à distance, par exemple).

Menus

L’UHZ50 effleure les capacités SmartTV. Nous ne sommes pas ici dans une expérience utilisateur telle qu’on peut la retrouver chez Samsung, Fengmi, Xiaomi ou encore Xgimi. En effet, s’ils disposent d’une boutique d’applications intégrées Marketplace, les projecteurs Optoma utilisent un système d’exploitation personnalisé Androïd. Les services Google Play ne sont pas compatibles. Ce système d’exploitation ne peut pas être conciliable avec toutes les applications tierces et la qualité ainsi que la résolution peuvent varier. Des applications destinées au marché français sont en cours d’ajout sur le Marketplace.

Le nouvel Optoma propose un lecteur médias capable de jouer directement des fichiers médias présents sur un support externe relié en USB au projecteur. Globalement, il a lu une grand partie des vidéos que je lui ai demandé de diffuser mais avec quelques erreurs de reconnaissance de format audio sur les fichiers H265.

Une fois passée l’écran d’accueil et la partie SmartTV, on retrouve les vignettes verticales noires propres aux menus des appareils Optoma. La partie réglage image est complète pour calibrer finement son appareil. L’UHZ50 dispose ainsi d’un CMS sur les 3 dimensions du Gamut, d’un réglage Gain et Bias de l’échelle de gris, de valeurs de Gamma prédéfinies et d’un espace particulier destiné à la gestion des signaux 4K HDR.

Test Optoma UHZ50
Menus Optoma UHZ50

Les configurations images usine sont multiples (Cinéma, HDR SIM, jeu, référence, lumineux et une mémoire utilisateur) et pour certaines ne seront accessibles que lorsqu’une source particulière est détectée (HDR, HLG et 3D). L’UHZ50 est certifié ISFccc et trois sous menus particuliers sont activables à l’aide d’un code réservé au calibreur (ISF jour, ISF nuit et 3D).

Le traitement vidéo XPR de simulation 4K fonctionne en permanence ; il n’est pas possible de le désactiver comme sur certains projecteurs BenQ ou ViewSonic.

Pour éviter les effets de judder, un système d’interpolation d’images fonctionnant sur 3 paliers est présent. Il s’appelle PureMotion chez Optoma.

Les signaux HDR et HLG bénéficient de modes particuliers: « lumineux, standard, film, détails ».

La gestion du laser comprend 2 options, chacune déclinée en plusieurs niveaux. La première « Puissance constante » (100%/95%/90%/85%/80%/75%/70%/65%/60%/55%/50%) et la seconde « Luminosité constante » (85%/80%/75%/70%). Mais, n’ayant visuellement constaté aucun changement, leurs fonctions restent un mystère. La seule nuance que j’ai en effet pu mesurer est électrique et joue sur la consommation.

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Comparaison laser 100 et 50%

Pour booster le contraste, une ligne « Dynamickblack » est présente et doit faire varier la puissance du laser en fonction du contenu de l’image.

Verdict technique

Bruit de fonctionnement et qualité du système sonore intégré :

A pleine puissance de laser, mon sonomètre affiche 37,2 dB à 50 cm de l’appareil. En passant l’UHZ50 en mode économique, il s’assagit et devient plus discret avec « seulement » 35,9 dB. Ce n’est pas le meilleur dans ce domaine mais cela demeure supportable.

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Bruit de fonctionnement Optoma UHZ50

En ce qui concerne les haut-parleurs intégrés, il n’y a guère de quoi s’enthousiasmer sur leur qualité en raison d’un rendu rapidement saturé et d’une absence totale de dynamique.

Consommation électrique :

A pleine puissance de laser, l’UHZ50 reste raisonnable et n’aura besoin que de 201W pour fonctionner. L’activation du mode économique abaisse le coût énergétique à 171W ce qui, compte tenu de la puissance lumineuse du projecteur, est une excellente nouvelle.

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Consommation électrique Optoma UHZ50

Piqué et précision d’images :

Navré Optoma mais il existe bien mieux sur ce terrain. En affichant la mire de précision 4K je n’arrive à percevoir les détails inhérents aux rectangles qu’uniquement dans ceux les plus au centre. Les deux derniers rectangles sur les parties gauche et droite de l’image sont entièrement lisses et ne font pas apparaître les petites lignes qui devraient y figurer. Une petite piste d’amélioration existe : il faut abaisser la netteté de +15 (par défaut) à +2, mais on est bien loin des meilleurs dans ce domaine.

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Zoom mire 4K avec réglage de netteté à 2

Fluidité :

Si le mode 24p renâcle un petit peu tout comme le niveau 1 de l’interpolation d’images, les deux extraits d’évaluation de la fluidité présents sur le disque 4K HDR de Spears and Munsils (le défilé des piments et le travelling sur les sphères) sont exempts de défauts dans les niveaux 2 et 3 du PureMotion. Un très bon point donc pour cet UHZ50.

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Aide à la fluidité niveau 2

Input lag :

Les annonces du constructeur sont fidèles à la réalité. L’input lag en 2160p 60hz est limité à 16,8 ms. Pour obtenir cette valeur il faut utiliser la prise HDMI 1 et activer le mode « expérience de jeu avancée ». Sans cela le retard à l’affichage est de 33,5 ms (ce qui reste malgré tout excellent pour un projecteur!). L’UHZ50 est donc définitivement un modèle qui plaira aux hardcore Gamers.

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Input lag Optoma UHZ50

Overscan et cadre lumineux typique des puces DMD 0,47 :

La mire de croppping 4K est complète à l’écran sans rognage. Si tous les symboles de l’image de test sont bien là, il en va de même du sinistre cadre gris de la puce DMD 0,47 car il présente une largeur de 2 centimètres.

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Overscan et netteté 2

Speckle laser et autres effets visuels indésirables :

S’agissant d’un projecteur avec roue au phosphore, cette dernière va effectuer un rôle de filtre en effaçant toute trace de speckle laser.

L’UHZ50 est en revanche touché par de la postérization (regardez le montage photo réalisé ci-dessous pour voir à quoi cela correspond).

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Dynamic Contrast comparaison ON OFF AQUAMAN 4K HDR

Ce défaut visuel ainsi qu’un pompage de la luminosité et une variation de la colorimétrie sont présents quand on active l’option « DynamicBlack ». Devant des défauts visuels si marqués je ne peux que vous conseiller de ne pas utiliser la gestion dynamique du contraste.

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COMPARAISON DYNAMIC BLACK MODE ECO SOLARISATION

Colorimétrie et Gamma :

En sortie de boîte et avec des signaux SDR, si vous n’avez pas l’âme d’un calibreur et surtout si vous ne voulez pas passer des heures à ajuster la colorimétrie de votre appareil, sélectionnez le mode référence. Il vous offrira les résultats usine les plus proches des références HDTV.

Cette sélection permet d’obtenir une température de couleurs de 6760K avec un écart deltaE de 7,53 et un Gamma moyen de 2,15.

Après calibrage, si j’ai bien remis l’espace couleurs dans les clous, je n’ai pas réussi à ramener l’écart deltaE en dessous de 3 (5,10).

Voici mes valeurs post-calibrage :

Mode utilisateur

Laser éco

Luminosité : – 3

Contraste : 2

Gamma 2.2

Température de couleurs : chaude

Gain Rouge : – 11

Gain Vert : 1

Gain Bleu : – 15

Tendance rouge : 0

Tendance verte : 0

Tendance bleue : 2

CMS :

Correspondance couleursRougeVertBleuCyanJauneMagenta
Teinte– 7– 16– 30– 300
Saturation0– 2– 3– 5– 6– 12
Gain0029– 2821– 18

La gestion HDR est plutôt bonne et l’UHZ50 aura tendance à vous offrir une image plutôt trop lumineuse en HDR que l’inverse. Il ne dispose toutefois pas d’une gestion dynamique des métadonnées HDR ou HLG. Le Gamut du projecteur atteint 80,3% du DCI-P3.

Luminosité et contraste :

Si j’ai mesuré un maximum de 2840 lumens (proche des 3000 annoncés par le constructeur), il faut préciser que ce n’est pas avec des couleurs justes. Le calibrage de l’UHZ50 coûte presque la moitié de la puissance lumineuse de l’appareil puisque je ne relève plus que 1426 lumens dans le mode économique (le seul utilisable en raison des problèmes de postérisation relevés plus haut).

Test Optoma UHZ50

Cela reste bien suffisant pour une image de 3m83 en SDR et 3m00 en HDR.

Pour le contraste natif, l’UHZ50 ne dépassera pas ses camarades à lampe équipés de la même puce. C’est faiblard et après calibrage il ne reste plus que 647:1. Le contraste dynamique offre un renforcement des noirs mais avec des défauts visuels qui le rendent inexploitable.

Test Optoma UHZ50
Contraste dynamique post calibrage

Verdict subjectif

Malgré une perte conséquente de puissance lumineuse après calibrage, l’image de l’UHZ50 reste forte en dynamique sur mon écran de 2m50 de base. Associée à un bel équilibre tonal, la fluidité est exemplaire et améliore la précision des détails dans les mouvements les plus rapides.

Que ce soit en SDR ou en HDR l’image n’apparaît jamais trop sombre et le positionnement au bon niveau de Gamma EOTF est optimum sur tous les films UHD HDR-10 que je lui ai donnés à diffuser. L’image d’Aquaman est sublime avec le nouvel Optoma.

Test Optoma UHZ50

Reste le problème du contraste. Sans l’option Dynamicblack le contraste natif n’a rien d’extraordinaire et on se retrouve avec des noirs qui virent vers le gris. La gestion dynamique redonne de la profondeur aux scènes nocturnes avec plus de densité et de détails mais l’amélioration de ce facteur crucial à l’image s’accompagne de trop d’effets indésirables (postérization, effet de pompage de la luminosité et changement de la colorimétrie). J’ai fait remonter à Optoma mes observations et j’espère qu’un futur correctif logiciel viendra améliorer le fonctionnement du contraste dynamique.

Conclusion

Avec ce DLP laser commercialisé à moins de 2500€, Optoma dispose d’un futur hit des ventes mais à la condition principale de corriger les défauts de gestion du contraste dynamique. Une fois que cet obstacle sera levé vous pourrez bénéficier d’un appareil particulièrement bien achalandé (Lens-shift, source lumineuse longue durée, interpolation d’images, menus de gestion de colorimétrie complet, etc.). Donc, un petit peu d’effort avant les fêtes messieurs les techniciens d’Optoma et sortez nous vite un firmware correctif pour que l’UHZ50 trouve son chemin jusque sous le sapin de Noël accompagné d’un petit Gold Award PHC.FR.

Optoma UHZ50

J’ai apprécié :

– Un appareil complet (Lens-shift, laser, interpolation d’images, etc.…),

– Une connectique fournie,

– Une colorimétrie bonne en sortie de boîte,

– La fluidité exemplaire,

– L’input lag réduit,

– La bonne puissance lumineuse.

Je regrette :

– Le contraste faiblard,

– Le bug du contraste dynamique et ses effets à l’image.

ENGLISH VERSION

The traditional home cinema projection sector, i.e. the sector of devices that are placed far away from the screen, has been shaken up by the advent of ultra-short-throw front projectors equipped with a laser light source. These models, which do not need to be set back at all, have become very popular and consumers are increasingly rejecting their illustrious predecessors with zoom lenses. The Optoma UHZ50, a laser DLP with 4K XPR simulation that has a zoom lens, a lens shift and therefore a conventional projection lens, has arrived in this changed landscape. A jolt of rebellion against the UST wave. This is what we will examine together in this new exclusive test bench for PHC.COM.

What is it about?

The nice engineering fairies at Coretronics (Optoma’s parent company) have been busy cradling the UHZ50 with all the latest trends. Around its DMD 0.47 chip with UHD simulation by XPR ×4 processing, they have added a blue laser block with a phosphor wheel that should allow it to reach a light output of 3000 lumens with a life expectancy of over 20,000 hours.

The choice of this DMD chip offers two interesting options. The first one is for gamers who will benefit from an input lag reduced to 4 ms in 1080p 240hz and the second one is a 3D-Ready capability that still interests some of my readers.

Hidden in the bowels of the device are 2 × 5 watt speakers.

This 4K projector features HDR and HLG compatibility, streaming applications and a built-in media player.

Compatibility with the Alexa voice assistant is currently not available in France; an update will be rolled out at a later date.

The UHZ50 is available now from your local retailer at the price of 2499€.

Physical tour

Those who have read my review of the Optoma HZ40 will recognize the white rectangular shape of this 1080p DLP laser model. It offers a medium size with the following dimensions 337 × 265 × 122, 5mm for a weight of 4.8 kg.

Test Optoma UHZ50
Optoma UHZ50

It has an off-centre optical unit and a mechanical vertical shift (Lens-shift) of 10%. The unit is also equipped with an elevating foot to adjust the height of the image. The projection ratio is 1.21:1 ~ 1.59:1 with a 1.3 optical manual zoom. To obtain a 16:9 format image with a base height of 2.5m, a distance of between 3.03m and 3.98m is required.

Test Optoma UHZ50
Lens-shift vertical Optoma UHZ50

Compared to the HZ40 previously mentioned, Optoma has greatly expanded the connectivity with 3 HDMI 2.0 sockets including an Earc, 3 USB-A, 1 RS232, 1 RJ45, 1 12V Relay, 1 3D sync and a 3.5mm Audio output as well as S/PDIF.

Test Optoma UHZ50
Connectique Optoma UHZ50

Be careful, there are some HDMI specificities to keep in mind to benefit from some options. The low latency mode is only available on socket 1. To have access to SDR and HDR image interpolation, you must be on socket 3. Depending on the HDMI socket used, you will not have access to all the options present in the UHZ50.

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Télécommande avec rétro éclairage Optoma UHZ50

The remote control is a sleek design resembling that of Xiaomi or Fengmi smart projectors, but unfortunately it works in infrared and not Bluetooth. So you’ll have to aim at the IR sensors of the projector to control it. A nice and useful addition, it has a light.

The projector comes with an external Wifi dongle that will offer the possibility to connect the UHZ50 to the internet (remote update, for example).

Menus

The UHZ50 touches on SmartTV capabilities. W e’re not dealing with a user experience here like you’d find on Samsung, Fengmi, Xiaomi or even Xgimi. Indeed, while they have an integrated Marketplace app store, Optoma projectors use a custom Android operating system. Google Play services are not compatible. This operating system may not be compatible with all third-party applications and quality and resolution may vary. Applications for the French market are being added to the Marketplace.

The new Optoma offers a media player capable of playing media files directly from an external device connected to the projector via USB. Overall, it played most of the videos I asked it to play but with some audio format recognition errors on H265 files.

Once past the home screen and the SmartTV section, you’ll find the black vertical thumbnails typical of Optoma menus. The image adjustment section is complete for fine-tuning your device. The UHZ50 has a CMS on the 3 dimensions of the Gamut, a Gain and Bias adjustment of the grey scale, predefined Gamma values and a particular space intended for the management of 4K HDR signals.

Test Optoma UHZ50
Menus Optoma UHZ50

There are multiple factory image settings (Cinema, HDR SIM, Game, Reference, Bright and a user memory) and some will only be accessible when a particular source is detected (HDR, HLG and 3D). The UHZ50 is ISFccc certified and three particular sub-menus can be activated using a code reserved for the calibrator (ISF day, ISF night and 3D).

XPR video processing for 4K simulation is always on; it cannot be turned off like some BenQ or ViewSonic projectors.

To avoid judder effects, a system of image interpolation operating on 3 levels is present. It’s called PureMotion at Optoma.

HDR and HLG signals have special modes: « bright, standard, film, detail ».

The laser management includes 2 options, each with several levels. The first one « Constant power » (100%/95%/90%/85%/80%/75%/70%/65%/60%/55%/50%) and the second « Constant brightness » (85%/80%/75%/70%). But, not having visually noticed anychange, their function remains a mystery to me. The only nuance that I could indeed measure is electrical and plays on the consumption.

Test Optoma UHZ50
Comparaison laser 100 et 50%

To boost the contrast, a « Dynamickblack » line is present and should vary the power of the laser according to the image content.

Technical verdict

Operating noise and quality of the integrated sound system :

At full laser power, my sound meter shows 37.2 dB at 50 cm from the device. By switching the UHZ50 to economy mode, it becomes quieter and more discreet with « only » 35.9 dB. It’s not the best in this area, but it’s still bearable.

Test Optoma UHZ50
Bruit de fonctionnement Optoma UHZ50

As far as the integrated speakers are concerned, there’s not much to be enthusiastic about because of a quickly saturated rendering and a total absence of dynamics.

Power consumption :

At full laser power, the UHZ50 remains reasonable and will only need 201W to operate. Activating the economy mode lowers the energy cost to 171 W which, considering the light output of the projector, is excellent news.

Test Optoma UHZ50
Consommation électrique Optoma UHZ50

Sharpness and image precision :

Sorry Optoma, but there is a much better way to do this. When displaying the 4K precision test pattern I can only see the details inherent in the rectangles in the middle. The last two rectangles on the left and right sides of the image are completely smooth and do not show the small lines that should be there. There is a small way to improve: you have to lower the sharpness from +15 (default) to +2, but it is far from the best in this field.

Test Optoma UHZ50
Zoom mire 4K avec réglage de netteté à 2

Fluidity:

If the 24p mode is a bit sluggish as well as the level 1 of the image interpolation, the two smoothness evaluation clips present on the Spears and Munsils 4K HDR disc (the chilli parade and the dolly on the spheres) are free of defects in the PureMotion levels 2 and 3. A very good point thus for this UHZ50.

Input lag :

The announcements of the manufacturer are faithful to reality. The input lag in 2160p 60hz is limited to 16.8 ms. To obtain this value, you have to use the HDMI 1 socket and activate the « advanced gaming experience » mode. Without this, the display delay is 33.5 ms (which is still excellent for a projector!). The UHZ50 is definitely a model that will please hardcore gamers.

Test Optoma UHZ50
Input lag Optoma UHZ50

Overscan and light frame typical of DMD chips 0.47 :

The 4K cropping test pattern is complete on the screen without cropping. While all the symbols in the test image are there, so is the ominous grey frame of the 0.47 DMD chip as it has a width of 2 centimeters.

Test Optoma UHZ50
Overscan et netteté 2

Laser speckle and other adverse visual effects:

As this is a projector with a phosphor wheel, the latter will act as a filter by erasing all traces of laser speckle.

The UHZ50 is on the other hand touched by posterization (look at the photo montage madebelow to see what it corresponds to).

Test Optoma UHZ50
Dynamic Contrast comparaison ON OFF AQUAMAN 4K HDR

This visual defect as well as a pumping of the luminosity and a variation of the colorimetry are present when one activates the « DynamicBlack » option. Faced with such marked visual defects, I can only advise you not to use the dynamic contrast management.

Test Optoma UHZ50
COMPARAISON DYNAMIC BLACK MODE ECO SOLARISATION

Colorimetry and Gamma :

Out of the box and with SDR signals, if you are not a calibrator and especially if you do not want to spend hours adjusting the colorimetry of your device, select the reference mode. It will give you the closest factory results to HDTV references.

This selection results in a color temperature of 6760K with a deltaE of 7.53 and an average Gamma of 2.15.

After calibration, if I put the color space back in line, I didn’t manage to bring the deltaE below 3 (5.10).

Here are my post-calibration values:

User mode

Eco Laser

Brightness: – 3

Contrast: 2

Gamma 2.2

Color temperature: warm

Red gain: – 11

Green Gain: 1

Gain B leu : – 15

Trend red: 0

Green trend: 0

Blue trend: 2

CMS :

Colour matchingRedGreenBlueCyanYellowMagenta
Tint– 7– 16– 30– 300
Saturation0– 2– 3– 5– 6– 12
Gain0029– 2821– 18

HDR handling is pretty good and the UHZ50 will tend to give you a rather too bright image in HDR than the other way around. However, it does not have dynamic HDR or HLG metadata management. The gamut of the projector reaches 80.3% of DCI-P3.

Brightness and contrast :

If I measured a maximum of 2840 lumens (close to the 3000 announced by the manufacturer), I must specify that it is not with correct colors. The calibration of the UHZ50 costs almost half of the luminous power of the device since I read only 1426 lumens in the economic mode (the only usable one because of the posterization problems mentioned above).

This is still quite sufficient for a 3m83 image in SDR and 3m00 in HDR.

Test Optoma UHZ50
Contraste dynamique post calibrage

For native contrast, the UHZ50 will not outperform its lamp peers equipped with the same chip. It’s weak and after calibration it’s only 647:1. The dynamic contrast offers a reinforcement of the blacks but with visual defects which make it unusable.

Test Optoma UHZ50
Contraste dynamique post calibrage

Subjective verdict

Despite a significant loss of light output after calibration, the UHZ50’s image remains strong in dynamic range on my basic 2.5m screen. Combined with a nice tonal balance, the smoothness is exemplary and improves the accuracy of details in the fastest movements.

Whether in SDR or HDR the image never appears too dark and the positioning at the right EOTF Gamma level is optimal on all the UHD HDR-10 movies I’ve given it to play. The Aquaman image is sublime with the new Optoma.

Test Optoma UHZ50

There remains the problem of the contrast. Without the Dynamicblack option, the native contrast is nothing extraordinary and we end up with blacks that turn towards grey. Dynamic management gives depth to night scenes with more density and detail but the improvement of this crucial image factor is accompanied by too many undesirable effects (posterization, brightness pumping effect and colorimetry changes). I have sent my observations to Optoma and hope that a future software patch will improve the dynamic contrast operation.

Conclusion

With this laser DLP priced at less than 2500€, Optoma has a future sales hit, but on the main condition that the dynamic contrast management flaws are corrected. Once this hurdle is cleared, you’ll be able to benefit from a particularly well-stocked device (Lens-shift, long-life light source, image interpolation, complete color management menus, etc.). So, a little bit of effort before the holidays, Optoma technicians, and get us a firmware fix so that the UHZ50 can find its way under the Christmas tree with a little PHC.FR Gold Award.

Optoma UHZ50

I enjoyed :

– A complete device (Lens-shift, laser, image interpolation, etc….),

– Connections are provided,

– Good colorimetry out of the box,

– Exemplary fluidity,

– The input is reduced,

– The right amount of light.

I regret :

– Weak contrast,

– The dynamic contrast bug and its effects on the image.

24 Comments

  1. Merci pour ce test qui me refroidit pas mal
    Quel serait l’alternative à ce projo avec + de contraste et de piqué dans cette gamme de prix du coup ?
    Avec laser si possible et un input lag pas trop dégueu…(je sais j’en demande beaucoup)
    Merci

      • Mouarf, c’est toujours une histoire de compromis les VP ^^

        Quelle serait ta recommandation de VP dans cette gamme de prix du coup, pour une expérience cinéma avant tout.

        J’attendais la sortie de ce VP avant de me décider, j’avais le Espon TW9400 ou le BenQ W5700 en visu mais comme ils ne sont plus tout récent, j’avais freiné mon achat en attendant la sortie de l’UHZ50…

          • Bonjour,
            Je viens de regarder les dimensions de la bête et malheureusement je vais manquer de recul dans la cage de mon faux plafond, il est trop profond et je vais être limité à 100″.

            Sur quel type de toile et quelle surface est mesuré le taux de contraste ?
            J’ai un 110″ à gain 0.8 qui est justement censé renforcer la profondeur des noirs, est-ce que ce serait suffisant pour compenser le manque ici ?

            En fait la question que je me pose surtout c’est est-ce que la différence de prix est justifiée entre ce VP à 2500€ et par exemple le Viewsonic PX747-4K qui est au moins 2 fois moins cher et pour lequel tu n’as eu quasiment que des éloges ?

            Une date de prévue pour ton guide d’achat 2021 ? 🙂

            Merci pour ton retour

          • Bonsoir Arnaud, je mesure le contraste, la luminosité, la colorimétrie sonde orientée vers le projecteur, l’écran n’a aucune influence sur mes relevés. Un écran technique ne vient pas renforcer le contraste il permet simplement à l’image de ne pas être polluée par de la lumière et donc de perdre du contraste, mais il ne permet pas d’en gagner.

  2. Merci pour ce test.
    En ce qui concerne le changement de colorimétrie avec le Dynamic Black activé, peut-être est-ce dû à l’utilisation du projecteur en mode économique ? Par exemple, sur l’Acer VL7860 ainsi que l’UHZ65, l’utilisation du DB fait passer la puissance Max du laser à un niveau équivalent au mode standard, ce qui rend une calibration en mode économique et DB activé absolument impossible et inutile.

  3. Bonjour et merci pour ce test.
    J’aurais voulu savoir si l’input lag sur la prise 3 correspond à l’input lag de la prise 1 sans le mode « expérience de jeu avancée » activé, soit 33,5 ms?
    A part ça, plus qu’à croiser les doigts pour une correction du DynamciBlack.

  4. Encore une déception pour le contraste !!! Mais comment est-il possible que « seuls les chinois » de XIAOMI & C. parviennent à serrer le 0.47 jusqu’à avoir un contraste, disons, normal, alors que les divers Optoma, Benq etc. Ils ne creusent PAS une araignée hors du trou avec des contrastes pour le moins en retrait… il offre un renfort noir mais avec des défauts visuels qui le rendent inutilisable. « … Je continuerai à voir mon (fidèle) Sony VW60, en attendant pour un projecteur 4K avec un contraste  » normal  » !!!
    Merci pour vos essais !!!
    Rudy

  5. Je cite textuellement… « Pour le contraste natif, l’UHZ50 ne surclassera pas ses pairs équipés de la même puce. Il est faible et après calibrage il n’est que de 647:1. Le contraste dynamique offre un renfort noir mais avec des défauts visuels qui le rendent inutilisable .  »
    C’est, pour moi, INACCEPTABLE pour un projecteur à 2500 €.
    Rudy

  6. Hello Gregory,

    Si jamais tu as une minute, je suis curieux de ton commentaire sur la netteté qui s’améliore en changeant le paramètre indiqué (Sharpness) de 15 à 2. De mon côté, l’image devient sérieusement floue si je procède ainsi. Il y aurait-il une idée ou un concept qui m’échappe ?

    Merci encore de ton travail. Je suis pour l’instant assez ravi de la transition W2700 buggué > UHZ50

  7. Bonjour Grégory,

    Merci pour ce test et tous les autres, c’est un sacré boulot et très intéressant.

    J’ai un vieux Epson eh-tw6600 que je souhaite remplacer et ce VP m’intéresse beaucoup mais j’ai lu dans le manuel que la distance max pour un écran de 120 pouces est de 4.22m, ayant une distance de 4.95 entre mon VP et mon écran de 125 pouces, je ne pourrais malheureusement pas prendre ce modèle 🙁

    Est ce qu’il y aurait un modèle équivalent en termes de performances et qualité qui pourrait gérer cette distance ? J’ai vu ton test du Epson eh-ls12000b qui serait parfait mais le prix des 5k est un peu élevé pour moi, je cherche plutôt un VP autour des 3k, je suis volontiers preneur de toute suggestions 🙂

  8. Bonjour, est-ce qu’on peut régler les paramètres (lumière – contraste par exemple) pour chaque mode d’image s’il vous plait comme le lg hu70ls ou est-ce qu’il n’y a qu’un seul emplacement utilisateur ?
    Merci pour vos réponses.

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