Test BenQ V6000 : l’avis de Grégory

Test BenQ V6000
BenQ V6000

Ca y est, la saison des lancements de nouveautés de fin d’année va débuter et BenQ, le constructeur de projecteurs DLP, a bien l’intention de venir chasser sur les terres de l’excellent Optoma UHZ65UST, en commercialisant au mois de novembre 2020 deux projecteurs laser, les V6000 et V6050 (3990€).

Signe des temps et de l’engouement des amateurs de projection à domicile, il s’agit de deux modèles UST donc à ultra courte focale, destinés à être placés au plus proche de la surface de projection.

Après le test de cette nouvelle référence, je serai mieux armé pour pouvoir rédiger et publier un nouveau classement des projecteurs laser UST que beaucoup d’entre vous attendent. Toutefois,  chaque chose en son temps et pour l’heure il s’agit d’examiner dans le détail les performances du V6000.

Présentation

A l’heure actuelle, Texas Instruments ne développe plus que deux puces DLP à simulation 4K. La plus grande est de 0,66″ avec traitement XPR ×2 et la plus petite de 0,47″ et traitement XPR ×4. C’est cette dernière qui est intégrée dans les V6000 et V6050, comme elle l’est dans l’Optoma UHZ65USTLes BenQ V6000/6050 utilisent également la technologie XPR shift, laquelle élève la résolution native des pixels (Full HD) à une résolution UHD. En raison des chevauchements, ce n’est pas la même chose qu’avec les appareils UHD natifs, où les pixels sont clairement séparés les uns des autres, mais le résultat visuel est étonnamment proche.

Test BenQ V6000
BenQ V6000

La source lumineuse des nouveaux BenQ est un laser bleu avec roue au phosphore et roue chromatique RVBJ (RGBY). Cette configuration doit permettre d’atteindre une puissance lumineuse annoncée à 3000 lumens. Il est compatible HDR-10, HLG et 3D Ready.

Le traitement vidéo comprend un mode d’interpolation d’images à 120 Hz, qui peut être dosé sur 3 niveaux. Si vous le désactivez complètement, le BenQ V6000/V6050 fonctionnera alors à 48Hz et sera apte à retranscrire sans judder la fréquence cinéma originale de 24Hz. C’est, sur le papier en tout cas,  un grand avantage par rapport à de nombreux autres modèles DLP qui convertissent le 24p en 60p.

Afin d’augmenter efficacement le contraste un dispositif de gestion dynamique du laser a été intégré à la fonction « Smart Eco« , qui ajuste la luminosité des diodes laser au contenu de l’image.

Tour physique

Ces nouveaux projecteurs UST seront disponibles en noir ou en blanc, ce qui leur permettra de s’intégrer aussi bien dans une pièce à vivre que dans un environnement dédié.

Test BenQ V6000
BenQ V6000

Première particularité intéressante du V6000 (et de son frère bien entendu), son bloc optique est protégé par un cache escamotable piloté électriquement. C’est une première sur un appareil de ce type. Une fois allumé le focus est ajusté électriquement à l’aide de la télécommande.

Autre nouveauté bienvenue, les entretoises intégrées, qui indiquent directement les distances nécessaires pour les diagonales d’écran les plus courantes ; elles constituent une aide précieuse lors de l’installation et peuvent être repoussées dans le châssis après utilisation ou sinon fixées de façon permanente. La lampe classique a cédé la place à un moteur laser d’une durée de vie de 20 000 heures.

A l’arrière de l’appareil, la connectique intègre 2 prises HDMI 2.0 HDCP 2.2, une 3.0 USB type A, une Spdif et une RS-232 (pas de prise LAN, de Bluetooth ou de Wifi… étrange pour un UST laser de 2020 !). Sur l’un des côtés de la coque, on trouve 2 prises USB 3.0 additionnelles qui permettent de diffuser des fichiers médias ou encore la mise à jour du firmware de l’appareil.

Test BenQ V6050
Connectique BenQ V6000

Deux haut-parleurs stéréo avec une large réponse en fréquence sont intégrés. Différents programmes sonores et un égaliseur optionnel peuvent être utilisés pour influencer les caractéristiques sonores. Ils sont dissimulés derrière un cache en tissu.

Test BenQ V6000
Télécommande BenQ V6000

La télécommande est empruntée au VW1100/X12000. Elle est assez imposante et bénéficie d’un rétroéclairage, toujours bienvenu. Nombre de ses touches sont inopérantes : le V6000 de ce test est un appareil de présérie.

Menus

Depuis la sortie des premiers projecteurs 4K XPR de BenQ, la forme et le design restent inchangés. Pour tenter d’égayer ça on notera l’intégration d’un lecteur de médias (vidéo, image, musique)… mais sous forme de carrés dont l’austérité nous ramène aux plus belles années de l’URSS ! Et, plus fort de vodka, la prise en compte ou plutôt l’absence de prise en compte de nombreux codecs audio risque de faire résonner les rires de la concurrence Xiaomi, Fengmi et consorts jusqu’au fin fond de la Sibérie!

Test BenQ V6000
Lecteur médias V6000

Rentrons toutefois plus avant dans les détails des menus. Les modes images disponibles sont « lumineux, salon, Cinéma rec.709, DCI-P3, balalaïka » et une mémoire utilisateur. Les modes HDR, HLG et 3D s’activent uniquement quand ces types de programmes sont détectés.

Test BenQ V6000
Menu image V6000

Les couleurs peuvent être ajustées à l’aide d’une gestion Bias et Gain de l’échelle de gris, tandis qu’un CMS sur les 3 dimensions du Gamut permet de corriger les dérives de l’espace couleurs.

BenQ annonce une couverture de l’espace couleurs DCI-P3 ; elle est obtenue par la mise en place d’un filtre de couleurs dans le chemin de lumière.

Pour le Gamma, il faudra sélectionner son choix dans une liste de valeurs définies à l’avance par le constructeur. Le contraste natif de l’image peut quant à lui être rehaussé par une gestion dynamique (en temps réel) de la vigueur du laser en fonction du contenu de l’image (mode smart éco).

La puissance du laser, en relation avec la vélocité du système de refroidissement par ventilateur, est ajustable sur 3 niveaux : « normal, économique et smart économique ».

Concernant le traitement vidéo du V6000 il est complet, avec le support du 1080p24 (48hz) et si cela ne devait suffire, on notera la présence d’un mode d’interpolation d’images HD et UHD avec 3 niveaux de fonctionnement « bas, moyen, haut ». Il est néanmoins possible de le désactiver complètement.

Le projecteur dispose d’une gestion automatisée des métadonnées HDR mais elle est statique et non dynamique : 5 valeurs de Gamma EOTF permettent d’adapter la luminosité à l’encodage du programme 4K HDR diffusé.

Ce n’est pas un projecteur intelligent, n’espérez pas y trouver de magasins d’applications et de streaming direct. Ce sera pour la future version Androïd.

Verdict technique

Bruit de fonctionnement :

Si la qualité sonore des enceintes intégrées est à souligner, il n’en va pas de même du bruit de fonctionnement particulièrement présent. Le V6000 n’est pas à proprement parler un projecteur discret. A pleine puissance de laser, les ventilateurs oscillent entre 39/40dB. Cela s’arrange légèrement avec le mode économique mais ses 35dB n’arrivent pas à se faire oublier.

Netteté et piqué :

Le piqué c’est le Graal de tout amoureux de la projection DLP (ou l’inverse), et si cette frange de la population des home-cinéphiles est capable de consentir des sacrifices sur le contraste, c’est pour pouvoir bénéficier d’une image découpée au scalpel qui fait ressortir chaque petit détail. Dans ce domaine, moi qui fait partie de cette tribu bizarre, je reconnais rester ici sur ma faim. J’oserai même écrire sans risquer les foudres du KGB que l’image est un peu « molle » pour un DLP. Je n’ai pas trouvé trace de dérive chromatique ce qui est une bonne chose mais cette douceur de l’image ne correspond pas à ce que l’on recherche d’un projecteur équipé d’une puce DMD.

Test BenQ V6000
Netteté BenQ V6000

Il est possible d’améliorer la situation par la désactivation de la simulation 4K XPR en sélectionnant le « mode silence » mais dans ce cas-là autant acheter un projecteur 1080p qui vous fera sortir bien moins de kopecks.

Fluidité :

Sur le papier, le V6000 accepte les signaux 24p en les convertissant en 48hz. Cette opération est une bonne solution technique et doit théoriquement faire disparaître toute trace de judder. Elle est censée être une plus-value par rapport aux UST de CHiQ, Fengmi ou Xiaomi qui transforment le tout en 60hz. Hélas, les ralentissements restent bien présents et ce n’est qu’en activant le niveau le plus haut de l’interpolation d’images qu’on peut rétablir la situation, mais ce choix entraîne un autre effet indésirable, une image qui est trop fluide pour obtenir un rendu naturel de la restitution des films. Cette configuration est plus adaptée aux programmes sportifs.

Input lag :

Je pense que BenQ a fait délibérément l’impasse sur la partie « Gaming » car aucun mode jeu vidéo n’est intégré dans les menus et il est facile d’en juger quand la mesure de l’input lag affiche une haute valeur de retard (86 ms.). Dans ces conditions oubliez les parties endiablées de frags en réseau où l’usage prompt d’une Kalachnikov doit vous sauver la vie, il n’est pas fait pour ça.

Test BenQ V6000
Input lag BenQ V6000

Overscan/bruit vidéo :

L’image du V6000 n’est pas amputée par le traitement vidéo du projecteur. L’overscan est donc inactif. Elle est également épargnée par toute trace de speckle (effet granuleux lié à la projection laser).

Test BenQ V6000
Overscan BenQ V6000

Synchronisation HDMI :

Le truc énervant au possible est la lenteur de la synchronisation HDMI. Je m’explique : vous regardez un film 1080p dans le mode rec.709 et vous voulez tester la version DCI-P3. Paf ! Après l’appui sur la touche c’est écran noir pendant 15 secondes. Vous en avez assez du SDR et voulez regarder un film 4K HDR : rebelote 15 secondes de blackout. Pour le coup on dirait que BenQ a débauché des ingénieurs de JVC. C’est insupportable si vous changez souvent de sources ! … en 2020 ça mérite limite le goulag messieurs les ingénieurs!

Colorimétrie, contraste et luminosité :

Avec tous les points négatifs qui précédents, je suis content d’arriver dans la partie colorimétrie qui reste un des points forts du constructeur, peut-être son caviar. Ses annonces concernant le support de l’espace couleurs DCI-P3 sont même légèrement dépassées puisque j’ai mesuré 103% de ce Gamut sur le V6000 (après activation du filtre de couleurs).

Quand on désactive le mode DCI-P3 et que l’on repasse en rec.709, la fidélité reste de mise, tant sur l’espace couleurs que concernant la température de couleurs ou le Gamma. C’est bien simple : ce BenQ rend inutile tout calibrage à domicile. Vous le sortez de la boîte vous l’allumez et vous sélectionnez le mode « cinéma » pour un Blu-ray classique et le mode « DCI-P3 » pour le 4K HDR et vous ne touchez plus à rien (sauf à la gestion EOTF de la luminosité HDR).

Pour le fun j’ai procédé à un calibrage plus fin mais il n’était pas nécessaire et sert surtout à démontrer que les outils intégrés d’intervention sur les couleurs sont pleinement opérationnels.

Du côté de la luminosité, là aussi les 3000 lumens annoncés sont dépassés avec 3024 lumens mesurés à pleine puissance dans le mode lumineux et son vert prédominant. Pour retrouver des couleurs naturelles il faudra aller dans le mode « cinéma » qui réussit, associé à un contraste natif de 1012:1, à conserver 1060 lumens. Le contraste adaptatif est plutôt bien géré –sous-entendu sans effet de pompage trop perceptible– et permet d’élever la mesure séquentielle à 8704 :1.

Test BenQ V6000

Attention à l’utilisation du mode DCI-P3 : si le filtre élargit bien le Gamut du projecteur, il entraîne dans le même temps une perte conséquente de la lumière. A moins que vous ne vouliez vous limiter à de petites tailles d’image il n’a que peu d’intérêt avec une telle perte de puissance.

Voici mes valeurs post-calibrage :

Mode utilisateur

Contraste : 52

Luminosité : 50

Température de couleurs : normale

Gamma 2,3

Balance des blancs

Gain

R : 100

V : 100

B : 97

Décalage

R : 251

V : 256

B : 245

Verdict subjectif

Malheureusement pour le BenQ V6000, le bureau Grégory & J’vais-lui-montrer-qui-c’est-Raoul commence à disposer d’une bonne et large expérience de la vidéo projection à focale ultra courte. Dit autrement :  je n’ai pas été transporté par l’image de ce nouveau modèle laser UST.

S’il a pour lui une colorimétrie naturelle dès la sortie de boîte ainsi qu’un rapport contraste/luminosité équilibré, il me manque à la satisfaction du spectateur averti la précision des meilleurs DLP actuels et surtout des petits champions comme le Xiaomi 1S, le Fengmi Cinema Pro ou l’Optoma UHZ65UST.

Heu… cet enthousiasme proche de celui à se retrouver en pyjama par un petit matin d’hiver russe sur la place Rouge m’empêche de développer plus amplement cette partie subjective.

Conclusion

En l’état ce ne sera pas le V6000 qui viendra supplanter le champion UST 2019, à savoir l’Optoma UHZ65UST. Si je salue la présence d’astuces sympathiques et utiles comme le cadre de protection motorisé ou les réglettes de distance, je regrette une précision d’image qui n’égale pas celle des modèles concurrents. J’ai également du mal à comprendre pourquoi la partie « smartTV » est aussi peu développée, même si on peut soupçonner qu’il s’agit de privilégier le futur stick BenQ (un emplacement lui est dédié sur la coque du V6000).

J’espère que les ingénieurs de BenQ tireront profit des prochaines semaines avant le lancement officiel du V6000 pour procéder à quelques corrections et faire disparaître certaines des faiblesses identifiées. En tout cas, s’il reste dans cette configuration ça risque d’être la Bérézina pour lui face à des adversaires tous mieux équipés dans le domaine du streaming et de la smartTV en plus d’être plus abordables.

J’ai apprécié :

  • L’élégance de la coque,
  • La protection de l’optique motorisée,
  • Les réglettes de mesures distance/taille écran,
  • La colorimétrie en sortie de boite,
  • Le contraste.
  • La luminosité (sauf dans le mode DCI-P3).

Je regrette :

  • Le bruit de fonctionnement,
  • Une partie smartTV absente,
  • Un piqué en retrait,
  • Un lecteur de médias inutile en l’état faute de reconnaissance d’un nombre importants de codecs audio,
  • La fluidité relative malgré la présence d’un mode interpolation d’images,
  • La lenteur de synchronisation HDMI.

ENGLISH VERSION

That’s it, the season of new product launches at the end of the year is about to begin and BenQ, the DLP projector manufacturer, has every intention of coming to hunt the land of the excellent Optoma UHZ65UST, by marketing two laser projectors, the V6000 and V6050 (3990€), in November 2020.
A sign of the times and the craze of home projection enthusiasts, these are two UST models with an ultra short focal length, designed to be placed as close as possible to the projection surface.


After testing this new reference, I will be better equipped to write and publish a new classification of UST laser projectors that many of you are waiting for. However, first things first and for the time being it is a question of examining in detail the performance of the V6000.

Presentation

Currently, Texas Instruments is developing only two 4K simulation DLP chips. The larger one is 0.66″ with XPR ×2 processing and the smaller one is 0.47″ with XPR ×4 processing. The latter is integrated in the V6000 and V6050, as it is in the Optoma UHZ65UST. The BenQ V6000/6050 also uses XPR shift technology, which raises the native pixel resolution (Full HD) to UHD resolution. Because of the overlap, it’s not the same as with native UHD devices, where pixels are clearly separated from each other, but the visual result is surprisingly close.

Test BenQ V6000
BenQ V6000


The light source for the new BenQ is a blue laser with a phosphor wheel and RGBY color wheel. This configuration is expected to achieve a predicted light output of 3000 lumens. It is HDR-10, HLG and 3D Ready compatible.
The video processing includes a 120 Hz image interpolation mode, which can be dosed on 3 levels. If you turn it off completely, the BenQ V6000/V6100 will then operate at 48Hz and will be able to transcribe without judging the original cinematic frequency of 24Hz. This is, on paper at least, a great advantage over many other DLP models that convert 24p to 60p.


In order to effectively increase the contrast, a dynamic laser management device has been integrated into the « Smart Eco » function, which adjusts the brightness of the laser diodes to the image content.

Physical tour

These new UST projectors will be available in black or white, allowing them to be integrated into a living room as well as in a dedicated environment.

Test BenQ V6000
BenQ V6000


The first interesting feature of the V6000 (and its brother of course) is that its optical compartment is protected by an electrically controlled retractable cover. This is a first on a device of this type. Once turned on, the focus is electrically adjusted using the remote control.


Another welcome new feature are the integrated spacers, which directly indicate the distances required for the most common screen diagonals; they are a valuable aid during installation and can be pushed back into the frame after use or otherwise fixed permanently. The classic lamp has been replaced by a laser motor with a service life of 20,000 hours.


At the back of the device, the connectors integrate 2 HDMI 2.0 HDCP 2.2, a 3.0 USB type A, a Spdif and a RS-232 (no LAN, Bluetooth or Wifi socket…). strange for a laser UST of 2020!). On one side of the shell, there are 2 additional USB 3.0 sockets that allow to broadcast media files or to update the device firmware.

Test BenQ V6050
Connectique BenQ V6000


Two stereo speakers with a wide frequency response are integrated. Different sound programs and an optional equalizer can be used to influence the sound characteristics. They are hidden behind a fabric cover.

Test BenQ V6000
Télécommande BenQ V6000


The remote control is borrowed from the VW1100/X12000. It is quite impressive and has a backlight, which is always welcome. Many of its keys are inoperative: the V6000 of this test is a pre-series device.

Menus

Since the release of the first BenQ 4K XPR projectors, the shape and design has remained unchanged. To try to brighten it up, we will note the integration of a media player (video, image, music)… but in the form of squares whose austerity brings us back to the best years of the USSR! And, stronger with vodka, the inclusion or rather the lack of inclusion of many audio codecs may resonate the laughter of the competition Xiaomi, Fengmi and consorts to the depths of Siberia!

Test BenQ V6000
Lecteur médias V6000


But let’s go further into the details of the menus. The available picture modes are « bright, living room, Cinema rec.709, DCI-P3, balalaika » and a user memory. The HDR, HLG and 3D modes are activated only when these types of programs are detected.

Test BenQ V6000
Menu image V6000


Colors can be adjusted using Bias and Gain gray scale management, while a SMD on the 3 dimensions of the Gamut allows to correct color space drifts.

BenQ announces a coverage of the DCI-P3 color space; it is obtained by placing a color filter in the light path.
For the Gamma, it will be necessary to select its choice from a list of values defined in advance by the manufacturer. The native contrast of the image can be enhanced by a dynamic management (in real time) of the laser strength according to the image content (smart eco mode).

The laser power, in relation to the velocity of the fan cooling system, is adjustable on 3 levels: normal, economic and smart economic.

The V6000’s video processing is complete with 1080p24 (48hz) support, and if this is not enough, there is a HD and UHD image interpolation mode with 3 operating levels: low, medium, high. However, it is possible to disable it completely.

The projector has an automated management of HDR metadata but it is static and not dynamic: 5 values of Gamma EOTF allow to adapt the brightness to the encoding of the 4K HDR program broadcast.
This is not an intelligent projector, don’t expect to find application stores and direct streaming. It will be for the future Androïd version.

Technical verdict

Operating noise :


If the sound quality of the integrated speakers is to be emphasized, it is not the same for the particularly present operating noise. The V6000 is not strictly speaking a discreet projector. At full laser power, the fans oscillate between 39/40dB. This is slightly better with the economy mode, but the V6000 and its 35dB can’t be forgotten.


Sharpness and sharpness :


Sharpness is the Holy Grail for any DLP projection lover (or the other way around), and if this fringe of the home-cinephile population is able to make sacrifices on contrast, it’s to be able to benefit from a scalpel-cut image that brings out every little detail. In this area, I, who belong to this strange tribe, admit to being hungry. I will even dare to write without risking the wrath of the KGB that the image is a little soft for a DLP. I didn’t find any trace of color drift, which is a good thing, but this softness of the image doesn’t correspond to what you’re looking for in a projector equipped with a DMD chip.

Test BenQ V6000
Netteté BenQ V6000


It is possible to improve the situation by disabling the 4K XPR simulation by selecting the « silent mode » but in this case you might as well buy a 1080p projector that will make you output far less kopecks.


Fluidity :


On paper, the V6000 accepts 24p signals by converting them into 48hz. This operation is a good technical solution and should theoretically make all traces of judder disappear. It is supposed to be an added value compared to the UST of CHiQ, Fengmi or Xiaomi which transform the whole in 60hz.

Alas, the slowdowns are still very present and it is only by activating the highest level of image interpolation that the situation can be restored, but this choice leads to another undesirable effect, an image that is too fluid to obtain a natural rendering of the films. This configuration is more suitable for sports programs.


Input lag :


I think that BenQ has deliberately skipped the « Gaming » part because there is no gaming mode built into the menus and it’s easy to tell when the input lag measurement shows a high delay value (86 ms.). In these conditions forget about the frenzied games of network frags where the prompt use of a Kalashnikov should save your life, it’s not made for that.

Test BenQ V6000
Input lag BenQ V6000


Overscan/video noise :


The image of the V6000 is not cut by the video processing of the projector. The overscan is therefore inactive. It is also spared any trace of speckle (granular effect linked to laser projection).

Test BenQ V6000
Overscan BenQ V6000


HDMI synchronization :


The annoying thing is the slow HDMI synchronization. Let me explain: you’re watching a 1080p movie in rec.709 mode and you want to test the DCI-P3 version. Bam! After pressing the key it’s black screen for 15 seconds. You’re tired of SDR and want to watch a 4K HDR movie: rebroadcast 15 seconds of blackout. It looks like BenQ has been poaching JVC engineers. It’s unbearable if you change sources often! … in 2020 it deserves to limit the gulag, engineers!


Colorimetry, contrast and brightness :


With all the negative points which precedes, I am happy to arrive in the colorimetry part which remains one of the strong points of the manufacturer, perhaps its caviar. Its announcements concerning the support of the DCI-P3 color space are even slightly outdated since I measured 103% of this Gamut on the V6000 (after activation of the color filter).

When the DCI-P3 mode is deactivated and we go back to rec.709, the fidelity remains, both on the color space and on the color temperature or Gamma. It’s quite simple: this BenQ makes any home calibration unnecessary. You take it out of the box, turn it on and select the « cinema » mode for a classic Blu-ray and the « DCI-P3 » mode for 4K HDR and you don’t touch anything (except the EOTF management of the HDR brightness).


For fun I did a finer calibration but it wasn’t necessary and is mainly used to demonstrate that the integrated color intervention tools are fully operational.


On the brightness side, here again the 3000 lumens announced are exceeded with 3024 lumens measured at full power in the light mode and its predominant green. To recover natural colors it will be necessary to go to the « cinema » mode which succeeds, associated with a native contrast of 1012:1, to keep 1060 lumens. The adaptive contrast is rather well managed -understood without too perceptible pumping effect- and makes it possible to raise the sequential measurement to 8704:1.

Test BenQ V6000


Be careful when using the « DCI-P3″ mode: if the filter enlarges the Gamut of the projector, it leads at the same time to a consequent loss of light. Unless you want to limit yourself to small image sizes it is of little interest with such a loss of power.

Here are values post-calibration :

User Mode

Contrast : 52

Brightness : 50

Colors temperature : normal

Gamma 2,3

White balance

Gain

R : 100

V : 100

B : 97

Bias

R : 251

V : 256

B : 245

Subjective verdict


Unfortunately for the BenQ V6000, I’m starting to have a good and wide experience in ultra-short focal length video projection. To put it another way: I was not carried away by the image of this new UST laser model.


If it has for him a beautiful and natural colorimetry right out of the box as well as a balanced contrast/brightness ratio, I miss to the satisfaction of the spectator aware of the precision of the best current DLPs and especially of the little champions like the Xiaomi 1S, the Fengmi Cinema Pro or the Optoma UHZ65UST.


Uh… this enthusiasm close to that of being in pyjamas on a Russian winter morning on Red Square prevents me from developing this subjective part further.

Conclusion

In the state it will not be the V6000 which will come to replace the champion UST 2019, namely the Optoma UHZ65UST. While I welcome the presence of nice and useful tricks like the motorized protection frame or the distance sliders, I regret that the image precision does not match that of the competing models. I also find it hard to understand why the « smartTV » part is so undeveloped, even if we can suspect that it is to privilege the future BenQ stick (there is a place dedicated to it on the V6000’s body).
I hope that BenQ engineers will take advantage of the next few weeks before the official launch of the V6000 to make some corrections and remove some of the identified weaknesses. In any case, if he stays in this configuration it could be the Berezina for him against opponents who are better equipped in the field of streaming and smartTV in addition to being more affordable.

I liked it:

  • The elegance of the hull,
  • The protection of the motorized optics,
  • The distance/screen size measuring rulers,
  • The colorimetry at the exit of the box,
  • Contrast.
  • Brightness (except in DCI-P3 mode).

I regret :

  • The operating noise,
  • A missing smartTV part,
  • One stitch in recess,
  • A useless media player in its current state due to the lack of recognition of a large number of audio codecs,
  • Relative fluidity despite the presence of an image interpolation mode,
  • Slow HDMI sync.

14 Comments

  1. En plus d’une tarification exagérée, c est visiblement un raté. Bravo Benq!

    Je dis ça car franchement combien ont du subir les deboires des vp uhd Benq à lampes avec leur bug à répétition.

    Gregory j attends avec impatiences les LG UST au tournant…bon j ai le temps, je prevois justement de prendre un ust dans notre future maison en construction.
    En tout cas toujours un plaisir à lire.
    Merci et continus…

  2. Je me suis trompe le LG Hu810P n est pas ust, pas grave si il a un contraste a mini 3000:1 natif avec les mêmes qualites que le hu70ls je signe si prix décent…

  3. Hello Greg,
    Nice summary. I thought you tested this projector on Fengmi screen. Any thoughts on how Fengmi 100″ CLR screen performed relative to Vividstorm?

  4. c’est la douche froide après tant d’espoir 🙁 et bien je vais attendre le samsung.. à ce propo j’aime beaucoup le l’interpolation de ma tv samsung réglable sur 10 points si ça pouvait être le cas sur leur ust bien le merci Greg de nous permettre d’éviter de faire des bêtises…

    • Je suis d’accord avec vous: j’ai attendu des mois, écrivant régulièrement à BenQ pour connaître la date de sortie du V6000, j’étais ravi par le seul test en ligne qui le mettait, comme définition, et pas seulement, au-dessus de l’Optoma; aussi le prix plus élevé aurati été bien mais cette critique le raye de ma liste.
      J’espère que les deux Samsung performeront mieux et grimperont au sommet des meilleurs UST de 2020.
      Merci encore Grégory pour vos commentaires toujours honnêtes et sincères. Merci. 🙂

  5. En tant que citoyen de l’URSS, c’est très amusant pour moi de lire les opus de Grégoire sur Saint Shambhala))) Il est dommage que le club et le dollar fleurissent maintenant dans le pays de la Lumière du Monde, et non les bureaux de conception et les laboratoires expérimentaux du professeur Klyachin)

  6. Bonjour Grégory,
    Dan une pièce quasi dédiée je m’oriente vers le BenQ1720 suite à tes tests. Mon recul probable sera de 5.70m max. ne serais-je pas trop loin pour une très bonne image(Je ne peux pas l’installer au plafond).Je pense à un écran de 3 m de base.
    Merci de ton avis tout aussi précieux que tes tests.

  7. Bonjour Grégory,
    Tout d’abord merci pour tous ces tests riches en information. Je me posais une question sur le contraste. A quoi correspond le contraste natif que tu mesures? S’agit-il du contraste on/off? Ou d’un contraste intra-image style EBU?
    Merci pour ta réponse

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