Test Sony VPL-VW590ES : l’avis de Grégory.

SONY VPL-VW590ES
SONY VPL-VW590ES

Le nouveau modèle 4K SXRD à lampe de Sony inaugure le lancement de la saison automnale des tests de PassionHomeCinema.fr et cette pente ascendante qui va nous emmener jusqu’aux fêtes de fin d’année et à l’ivresse consumériste.

Il me semble que c’est au moins depuis 2016 que le constructeur japonais (enfin plus si japonais que ça puisque notre modèle a été fabriqué en Chine) utilise la même coque et donc plutôt que de remettre un copier/coller récupéré du banc d’essai du VPL-VW570ES je vous invite à vous y rendre si cette partie vous intéresse (cliquez sur le lien, il est ici). Grâce à cette politesse je puis me consacrer pleinement aux améliorations et options nouvelles intégrées dans le VW590ES.

Je vous rappelle que cette année Sony a dévoilé 3 nouvelles références : le VW590ES objet de ce test à 6990€, une version laser VW790ES à 12990€ et enfin le « Raptor«  que peu d’entre nous pourrons envisager d’acquérir (80000€ sans objectif !).

Avant de s’attaquer au test en lui même, il est intéressant de comparer les choix stratégiques de JVC et de SONY dans leur politique commerciale. En effet, JVC a choisi de conserver ses références anciennes en les faisant bénéficier de mises à jour logicielles gratuites pour leurs actuels possesseurs visant principalement à améliorer le rendu HDR par le biais d’une gestion en temps réel de la luminosité des sources 4K à haut rendement. De son côté Sony a fait de même mais a choisi de lancer des nouvelles références. Alors, quel sera le vainqueur final de ce combat de la gestion HDR ? Nous le saurons après avoir confronté les principaux protagonistes et c’est le VW590ES qui tel Roman Polanski dans la comédie de vampires ouvre le bal !

SONY VPL-VW590ES
SONY VPL-VW590ES

Point de situation et évolution

Il a fallu deux ans à Sony pour sortir un successeur à son modèle de milieu de gamme, le VW570. Apparemment, aucune modification hardware n’a été apportée car le VW590 ne diffère en rien de son prédécesseur. Toujours les mêmes dimensions de coque, le même poids et les mêmes coloris noir et blanc… un sarcophage qui semble immortel quoi.

Ceux qui espéraient voir apparaître des prises HDMI 2.1 ont rapidement vu leurs espoirs douchés ; les 2 prises HDMI restent au format 2.0 avec support 18Gb/s. La source lumineuse demeure à lampe, de laquelle un éventuel Dracula se verra éblouir par 1800 lumens.


D’ailleurs, extérieurement le seul moyen de se rendre compte qu’il s’agit d’un VPL-VW590ES est de regarder sous un débord de la coque pour voir la référence, ouf ! C’est bien celui que je voulais tester. Même après l’avoir allumé et installé, il n’est pas évident de savoir qu’il s’agit d’un nouveau modèle. Par exemple, la mise au point, le zoom et la position de l’image sont entièrement motorisés et peuvent être réglés par télécommande.

SONY VPL-VW590ES

Mais alors où se cachent les nouveautés ?

Elles sont principalement logicielles et se trouvent donc dans les menus du projecteur. Elles concernent le traitement des métadonnées HDR en temps réel (tiens donc vient de me souffler l’espion JVC caché dans mon pétunia !) et l’ajout du « Digital Focus Optimiser DFO » pour compenser quelques faiblesses de l’optique sur les rebords de l’image.

Le constructeur avait été critiqué pour la gestion utilisateur des paramètres HDR qui n’avaient pas leur propre mémoire de sauvegarde. Cette partie est désormais corrigée et dès que le projecteur détecte un signal à haut rendement, le mode image en cours affiche « HDR » et cette opération est également vraie en sens inverse pour les signaux SDR.

Le « Dynamic HDR Enhancer » remplace le « Contrast Enhancer« , qui, comme son prédécesseur, peut être ajusté sur 3 niveaux.


Autre nouveauté dans le menu d’exploitation du VW590 : la fonction « Digital Focus Optimiser », qui est censée améliorer la netteté des bords de l’objectif. Des possesseurs de VW570ES critiquaient souvent la netteté perfectible de l’optique en plastique utilisée, netteté qui pouvait diminuer en fonction du zoom ou encore du décalage de l’objectif. En pratique, la précision des bords de l’image est d’autant plus impactée que le projecteur est éloigné de l’écran et/ou que le Lens-Shift est sollicité. Dans les faits ce dispositif est associé au « Reality Creation » de Sony, traitement vidéo qui vient rehausser le piqué d’une image. Or, cela peut s’accompagner d’effets indésirables comme du bruit vidéo ou des doubles contours.

Le « DFO » est une fonction déjà utilisée sur les Sony VPL-VW870ES et VPL-VW760ES. Elle est également présente sur son successeur le VPL-VW790ES.

J’allais oublier une nouveauté de première importance : le prix. Le VPL-VW590ES est lancé à 6990€ alors que son prédécesseur exigeait 1000€ de plus.

Verdict technique

Bruit de fonctionnement :

Je suis surpris parce que généralement Sony fait du bon travail pour réduire le bruit de ventilation et de refroidissement de ses appareils. Là ce n’est pas le cas, au point qu’il sera compliqué d’utiliser sereinement le projecteur à pleine puissance dans une pièce dédiée. En effet, mon sonomètre touche les 41db dans cette configuration. Seule solution pour le rendre plus discret passer la lampe en mode économique qui abaissera le bruit des ventilateurs à 32 dB.

Consommation électrique :

Jusqu’à une période récente je ne me posais pas de questions sur l’appétit de nos appareils de projection préférés mais grâce à de sympathiques lecteurs j’ai acheté de raison une prise qui permet de suivre la consommation en temps réel. Et quelle n’a pas été ma surprise de voir que sur les derniers projecteurs testés (dont 2 UST laser plus lumineux que le Sony) le VW590ES est le plus gourmand avec ses 390W sur mire blanche face par exemple aux 220W d’un Optoma CinemaX P2. Ainsi non seulement la lampe du Sony est chère (380€), a une durée de vie inférieure mais en outre c’est une vampire au service de votre couteux fournisseur d’électricité! Heureusement et sans besoin de gousses d’ail, le passage en mode économique ramène les besoins en énergie à 288W.

Piqué, netteté, amélioration de l’image par traitement vidéo:

Sony est avec JVC un des rares constructeurs à proposer des projecteurs 4K natifs, c’est à dire sans aucun artifice de type XPR (DLP) ou E-shift (Epson, JVC). En tant que projecteur 4K natif, le Sony VW590 affiche la résolution complète 4K ou UHD avec une précision au pixel. Les détails sont certes tous présents mais la netteté n’atteint pas celle d’un projecteur DLP. Autrement dit c’est une limitation technologique et elle se confronte au point fort des projecteurs à micro-miroirs.

Vous trouvez ci-dessous 2 mires 4K reproduites sans faiblesses par le Sony VPL-VW590ES :

Le « Digital Focus Optimizer » parvient à améliorer l’impression de netteté. Mais dès que la source contient des artefacts de compression visibles ces défauts sont amplifiés et nuisent à l’aspect naturel de l’image. La bonne nouvelle c’est que l’option peut être désactivée en fonction de vos goûts.

Le « DFO » n’est donc pas une panacée, mais peut avoir ses avantages avec de bonnes sources. Le traitement vidéo propre à Sony « Reality Creation » augmente le contraste intra-pixel par un post-traitement intelligent de l’image en temps réel et permet ainsi de mieux cerner les détails. Vous trouverez ci-dessous un montage avec et sans.

Test SONY VPL-VW590ES
Comparaison Reality Creation Sony VPL-VW590ES

Fluidité :

Le mode d’interpolation d’images « Motionflow » de Sony est disponible avec deux niveaux de réglages. Ils sont adossés au contrôle d’un mode « True cinéma 24p » frappé de judder. Le passage par les mires de fluidité de la suite « Spears and Munsils » permet de déterminer que c’est le mode le plus élevé du Motionflow qui est totalement exonéré de déformation. Toutefois, le rendu du niveau le plus bas est déjà très bon.

Test SONY VPL-VW590ES
Fluidité 4K HDR VW590ES

Input lag :

Amis et lecteurs Gamers, si je sens votre déception à la lecture de l’absence de prises HDMI 2.1 et de jeux à 120hz/4K, je vais toutefois remonter votre moral en vous annonçant que le niveau d’input lag du mode Game du Sony VW590ES est de 36,9 ms. En désactivant l’option de réduction du lag il remonte à 74,9 ms.

Overscan :

Pas de perte de cadre ; le traitement vidéo du nouveau venu ne vient pas rogner les bords de votre image.

Accroche HDMI :

Aucun reproche sur ce point, on passe d’une prise HDMI à l’autre sans temps d’attente (tiens l’espion JVC s’est enfui !).

Contraste, luminosité, colorimétrie :

Exit la suprématie incontestée de JVC pendant tant d’année sur la gestion du contraste natif. Avec presque 15000:1 mesuré après calibrage, le Sony peut se passer de tous les iris et autre dispositif de contraste dynamique pour accroître la lisibilité et la profondeur des scènes nocturnes qu’il restitue. C’est d’autant plus appréciable que le mode maximum du contraste dynamique affiche quelques effets de pompage.

Attention, j’ai mis en évidence un petit bug sur mon appareil de test : la gestion des prises HDMI fixée en « Auto » positionne les niveaux RVB en mode complet (PC) alors que le signal d’entrée est au format réduit « Vidéo ». Pour avoir une concordance parfaite entre la source et le projecteur sélectionnez le mode adéquat manuellement.

Test SONY VPL-VW590ES

J’ai mesuré l’ensemble des modes usines disponibles avec trois niveaux de luminosité : lampe haute, lampe basse et lampe basse avec l’iris mécanique fermé à 100%. Le VW590ES est un projecteur à lampe très lumineux puisqu’après calibrage j’obtiens 1596 lumens (haut) et 942 lumens (bas). Dans ces conditions ce nouveau Sony peut projeter avec une luminance de 26 fL (recommandations minimum en projection pour le 4K HDR) sur une base d’écran maximum de 3m18 (lampe haute) et 2m44 (lampe basse).

Si en sortie de boîte la colorimétrie est naturelle, elle n’atteint pas la perfection à laquelle le constructeur nous avait habitués par le passé. Un petit excès de bleu doit être enlevé pour se rapprocher de l’idéal de 6500K recherché pour la température de couleurs, ou si vous préférez pour ne pas faire passer Nosferatu pour un Schtroumpf. Le mode « référence » porte bien son nom pour restituer les classiques Blu-ray SDR mais si vous voulez de la lumière il faudra calibrer à partir d’un des modes cinéma et en ayant soin de ne pas positionner le Gamma sur « OFF ».

Le VW590ES permet de sélectionner deux Gamut (rec709 ou rec.2020). En choisissant le second, le nouveau Sony couvre 81,1% du DCI-P3, c’est déjà pas mal pour un projecteur à lampe classique.

Test SONY VPL-VW590ES
Gamut max Sony VPL-VW590ES

Après un calibrage aisé grâce aux outils performants présents dans les menus, j’ai pu ramener la température de couleurs à 6524K avec un écart deltaE réduit à moins de 3 (2,18). C’est le seuil en dessous duquel l’œil humain ne fait plus la différence.

Voici mes valeurs post-calibrage SDR :

Mode utilisateur

Luminosité : 50

Contraste : 99

Correction Gamma : 2.2

Température de couleurs : D65 avec valeurs suivantes

Gain Rouge : – 6

Gain Vert : 0

Gain Bleu :- 8

Tendance rouge : 0

Tendance verte : – 1

Tendance bleue : – 2

Espace couleurs : BT709

Post-calibrage HDR :

Mode utilisateur

Luminosité : 50

Contraste : 80

Correction Gamma : AUTO/HDR10

Température de couleurs : D65 avec valeurs suivantes

Gain Rouge : – 6

Gain Vert : 0

Gain Bleu :- 8

Tendance rouge : 0

Tendance verte : – 1

Tendance bleue : – 2

Espace couleurs : BT2020

Nouvelle gestion HDR :

Le « Dynamic HDR Enhancer » n’est que semi-automatique. Le niveau maximum de nits doit encore être ajusté manuellement par l’utilisateur au sein du menu image, à l’aide du contrôle de contraste HDR.

En temps réel, le processeur d’images analyse chaque image individuelle pour en déterminer le niveau de noir, la luminosité moyenne et le niveau maximum. Un réglage gamma adapté est alors calculé, ce qui permet d’obtenir un affichage lumineux et contrasté pour chaque image. Cette opération est difficile à réaliser sur un film en cours de projection car il faut éviter le pompage de la lumière. Le « Dynamic HDR Enhancer » y parvient parfaitement. Cependant, il ne fonctionne que dans la gamme dynamique préalablement choisie par l’utilisateur avec le contrôle de contraste HDR, donc il est juste de conclure que ce « Dynamic Tone Mapping » n’est pas totalement automatisé.

Correctement configuré et sans « Dynamic HDR Enhancer« , le projecteur affiche une image HDR de toute beauté mais elle franchit encore un cap en l’activant. Vous verrez tout de suite quels sont les avantages d’une image à haut rendement et la gestion dynamique du gamma fait apparaître l’image plus pêchue, avec davantage de contraste et de luminosité. Un bon compromis est d’utiliser le niveau « moyen » ; il a en tout cas convenu à la plupart des disques UHD que je lui ai donnés à projeter.

Pour achever de vous convaincre de la force de la restitution HDR du nouveau Sony voici quelques exemples visuels.

Test SONY VPL-VW590ES
Test SONY VPL-VW590ES
ALIEN COVENANT 3

Conclusion

J’ai passé un excellent moment avec ce VW590ES et son image très haut de gamme mais je dois avouer que ce n’est pas le modèle que je sélectionnerai pour moi, la faute à une ergonomie que je trouve maintenant d’un autre âge. Je m’explique : depuis plusieurs mois j’utilise à titre personnel des projecteurs intelligents avec source lumineuse laser ou led, des appareils qui s’allument et s’éteignent quasiment sans attente ! En comparaison, le Sony met 1 minute à afficher sa superbe image et plus de 2 minutes à s’éteindre. C’est anecdotique j’en conviens mais quand vous rajoutez la consommation électrique multipliée par 2, le bruit de fonctionnement perturbant et une des lampes les plus chères du marché, il ne reste plus que la qualité de l’image en compensation.

Ces projecteurs sont les plus aboutis du marché mais avec une technologie à lampe obsolète et je suis impatient de pouvoir tester la version laser qui devrait faire disparaître certaines de mes réticences.

Passés ces écueils et ce vague à l’âme personnel, le Sony VPL-VW590ES vous délivrera quoi qu’il en soit une image 1080p SDR et 4K HDR de toute beauté et il suffira de le coincer dans un local technique dans votre salle dédiée pour moins l’entendre. Et oui ce projecteur est à réserver pour un usage en salle dédiée, tout comme ses concurrents de chez D-ila. Au sujet de la concurrence vous aurez noté que Sony a maintenant égalé l’ancien maître de la gestion du noir profond : JVC. Les prochaines confrontations de ces titans de la projection promettent leurs lots de surprises et de révélations.

SONY VPL-VW590ES
SONY VPL-VW590ES

J’ai apprécié :

– Une image équilibrée de toute beauté,

– Un équipement et des options pléthoriques,

– Un traitement vidéo sans rien à rajouter,

– Un contraste natif parmi les meilleurs,

– Une bonne gestion des couleurs en sortie de boîte,

– Une gestion HDR facilitée pour l’utilisateur.

Je regrette :

– Le bruit de fonctionnement,

– Un projecteur à lampes à 7000€, de nos jours on vire à l’anachronisme,

– Bug de la gestion auto des prises HDMI,

– Une consommation électrique élevée.

ENGLISH VERSION

Sony’s new 4K SXRD lamp model kicks off the autumn testing season at PassionHomeCinema.fr and the upward slope that will take us through the holiday season and intoxicating consumerism.

It seems to me that it is at least since 2016 that the Japanese manufacturer (well not so Japanese anymore since our model was made in China) uses the same hull and therefore rather than giving a copy/paste recovered from the VPL-VW570ES test bench I invite you to go there if you are interested in this part (click on the link, it is here). Thanks to this politeness I can fully dedicate myself to the improvements and new options integrated in the VW590ES.

I remind you that this year Sony has unveiled 3 new references: the VW590ES object of this test at 6990€, a VW790ES laser version at 12990€ and finally the « Raptor » that few of us will be able to consider buying (80000€ without lens!).

Before tackling the test itself, it is interesting to compare the strategic choices of JVC and SONY in their commercial policy. Indeed, JVC has chosen to keep its old references by making them benefit from free software updates for their current owners, mainly aimed at improving HDR rendering through real-time management of the brightness of high performance 4K sources. For its part, Sony has done the same but has chosen to launch new references. So, who will be the final winner of this battle of HDR management? We will know it after having confronted the main protagonists and it is the VW590ES which like Roman Polanski in the vampire comedy opens the ball!

SONY VPL-VW590ES
SONY VPL-VW590ES

Situation and developments

It took two years for Sony to release a successor to its mid-range model, the VW570. Apparently, no hardware changes were made as the VW590 is no different from its predecessor. Still the same hull dimensions, the same weight and the same black and white colours… a sarcophagus that seems immortal.

Those who hoped to see HDMI 2.1 jacks quickly saw their hopes dashed; the 2 HDMI jacks remain in 2.0 format with 18Gb/s support. The light source remains a lamp, from which a possible Dracula will be dazzled by 1800 lumens.

By the way, externally the only way to realize that it is a VPL-VW590ES is to look under an overhang of the hull to see the reference, phew! That’s the one I wanted to test. Even after turning it on and installing it, it’s not obvious that it is a new model. For example, the focus, zoom and image position are fully motorised and can be adjusted by remote control.

SONY VPL-VW590ES

But then where are the new products hiding?

They are mainly software and are therefore found in the projector menus. They relate to the processing of HDR metadata in real time (here comes the JVC spy hidden in my petunia!) and the addition of the « Digital Focus Optimiser DFO » to compensate for some optical weaknesses on the edges of the image.

The manufacturer had been criticised for the user management of HDR parameters that did not have their own backup memory. This part is now corrected and as soon as the projector detects a high output signal, the current image mode displays « HDR » and this is also true in reverse for SDR signals.

The « Dynamic HDR Enhancer » replaces the « Contrast Enhancer« , which, like its predecessor, can be adjusted in 3 levels.

Another new feature in the VW590’s operating menu is the « Digital Focus Optimiser » function, which is supposed to improve the sharpness of the lens edges. Owners of the VW570ES often criticized the perfectible sharpness of the plastic optics used, which could decrease with zoom or lens shift. In practice, the farther the projector is from the screen and/or the Lens-Shift is used, the greater the impact on the precision of the edges of the image. In fact, this device is associated with Sony’s « Reality Creation« , a video processing that enhances the sharpness of an image. However, this can be accompanied by undesirable effects such as video noise or double contours.

« DFO » is a feature already used on the Sony VPL-VW870ES and VPL-VW760ES. It is also present on its successor the VPL-VW790ES.

I was about to forget a very important novelty: the price. The VPL-VW590ES launches at €6990, while its predecessor was €1000 more.

Technical verdict

Operating noise :

I’m surprised because Sony generally does a good job of reducing the noise of ventilation and cooling of its equipment. This is not the case here, to the point that it will be complicated to use the projector serenely at full power in a dedicated room. Indeed, my sound level meter reaches 41db in this configuration. The only solution to make it more discreet is to switch the lamp to economy mode which will reduce the noise of the fans to 32 dB.

Power consumption :

Until recently I didn’t wonder about the appetite of our favourite projection devices, but thanks to some nice readers I bought a plug that allows me to follow the consumption in real time. And what was my surprise to see that on the latest projectors tested (including 2 laser USTs brighter than the Sony) the VW590ES is the most greedy with its 390W on a white test pattern compared for example to the 220W of an Optoma CinemaX P2. So not only is the Sony lamp expensive (380€), has a shorter life span but it is also a vampire at the service of your expensive electricity supplier! Luckily and without the need for garlic cloves, the switch to economy mode reduces the power requirement to 288W.

Sharpness, sharpness, image enhancement by video processing:

Sony is with JVC one of the rare manufacturers to offer native 4K projectors, i.e. without any XPR (DLP) or E-shift (Epson, JVC) artifice. As a native 4K projector, the Sony VW590 displays the full 4K or UHD resolution with pixel accuracy. While all the details are present, the sharpness does not reach that of a DLP projector. In other words, it is a technological limitation and it comes up against the strong point of micro-mirror projectors.

You will find below 2 4K test patterns reproduced without weakness by the Sony VPL-VW590ES :

The « Digital Focus Optimizer » succeeds in improving the impression of sharpness. But as soon as the source contains visible compression artifacts, these defects are amplified and impair the natural appearance of the image. The good news is that the option can be turned off according to your taste.

DFO is therefore not a panacea, but can have its advantages with good sources. Sony’s proprietary video processing « Reality Creation » increases the intra-pixel contrast by intelligent real-time image post-processing and thus allows for a better grasp of details. Below you will find a montage with and without.

Test SONY VPL-VW590ES
Comparaison Reality Creation Sony VPL-VW590ES

Fluidity :

Sony’s « Motionflow » image interpolation mode is available with two levels of settings. They are backed up by the control of a judder-ridden « True Cinema 24p » mode. By passing through « the Spears and Munsils » fluidity test patterns, it is possible to determine that the highest mode of the Motionflow is completely free of distortion. However, the rendering of the lowest level is already very good.

Test SONY VPL-VW590ES
Fluidité 4K HDR VW590ES

Input lag :

Friends and Gamers readers, if I sense your disappointment when reading about the lack of HDMI 2.1 sockets and 120hz/4K gaming, I will however cheer you up by announcing that the input lag level of the Game mode of the Sony VW590ES is 36.9 ms. If you disable the lag reduction option it goes up to 74.9 ms.

Overscan :

No frame loss; the VW590ES’s video processing does not crop the edges of your image.

HDMI hook :

No reproach on this point, one goes from one HDMI socket to the other without waiting time (hold the spy JVC ran away!).

Contrast, brightness, colourimetry :

Gone is the undisputed supremacy of JVC for so many years over the management of native contrast. At almost 15,000:1 measured after calibration, the Sony can dispense with all irises and other dynamic contrast devices to increase the legibility and depth of the night scenes it renders. This is all the more appreciable as the maximum dynamic contrast mode displays some pumping effects.

Attention, I highlighted a small bug on my test device: the management of the HDMI plugs fixed in « Auto » positions the RGB levels in full mode (PC) whereas the input signal is in the reduced format « Video ». To have a perfect match between the source and the projector, select the appropriate mode manually.

Test SONY VPL-VW590ES

I measured all the available factory modes with three levels of brightness: high lamp, low lamp and low lamp with the mechanical iris closed at 100%. The VW590ES is a very bright lamp projector then after calibration I get 1596 lumens (high) and 942 lumens (low). In these conditions this new Sony can project with a luminance of 26 fL (minimum projection recommendations for 4K HDR) on a maximum screen base of 3m18 (high lamp) and 2m44 (low lamp).

If the colourimetry is natural at the box exit, it does not reach the perfection to which the manufacturer had accustomed us in the past. A small excess of blue must be removed to get closer to the ideal of 6500K sought for the colour temperature, or if you prefer not to make Nosferatu look like a Smurf. The « reference » mode is well named to reproduce the classic Blu-ray SDR but if you want light you will have to calibrate from one of the cinema modes and taking care not to set the Gamma to « OFF ».

The VW590ES allows the selection of two Gamut (rec709 or rec.2020). By choosing the second one, the new Sony covers 81.1% of the DCI-P3, which is not bad for a classic lamp projector.

Test SONY VPL-VW590ES
Gamut max Sony VPL-VW590ES

After an easy calibration thanks to the powerful tools in the menus, I was able to bring the colour temperature down to 6524K with a deltaE deviation reduced to less than 3 (2.18). This is the threshold below which the human eye can no longer tell the difference.

Here are my SDR post-calibration values:

User mode

Brightness: 50

Contrast: 99

Gamma correction: 2.2

Colour temperature: D65 with the following values

Red Gain: – 6

Green Gain: 0

Blue Gain :- 8

Red Bias: 0

Green Bias : – 1

Blue Bias : – 2

Colour space: BT709

HDR post-calibration :

User mode

Brightness: 50

Contrast: 80

Gamma correction: AUTO/HDR10

Colour temperature: D65 with the following values

Red Gain: – 6

Green Gain: 0

Blue Gain :- 8

Red Bias : 0

Green Bias : – 1

Blue Bias : – 2

Colour space: BT2020

New HDR management :

The « Dynamic HDR Enhancer » is only semi-automatic. The maximum level of nits still has to be adjusted manually by the user in the image menu using the HDR contrast control.

In real time, the image processor analyses each individual image to determine the black level, average brightness and maximum level. A suitable gamma setting is then calculated, resulting in a bright, high-contrast display for each image. This function is difficult to perform on film during projection, as image pumping (brightness fluctuations) must be avoided. The Dynamic HDR Enhancer achieves this perfectly. However, it only works within the dynamic range previously selected by the user with the HDR contrast control, so this Dynamic Tone Mapping is not fully automated.

Correctly configured and without « Dynamic HDR Enhancer« , the projector displays a beautiful HDR image, but it still goes one step further when activated. You will immediately see the advantages of a high performance image and the Dynamic Gamma Management makes the image appear more crisp, with more contrast and brightness. A good compromise is to use the « medium » level; it has in any case suited most of the UHD discs I have given it to project.

In order to convince you of the strength of the HDR restitution of the new Sony, you will find below some visual exemples.

Test SONY VPL-VW590ES
Test SONY VPL-VW590ES
ALIEN COVENANT 3

Conclusion

I had a great time with this VW590ES and its very high-end image but I have to admit that it is not the model I will select for me, the fault lies with an ergonomics that I now find from another age. Let me explain: for several months now I have been using intelligent projectors with laser or LED light sources, devices that switch on and off almost without waiting! In comparison, the Sony takes 1 minute to display its superb image and more than 2 minutes to switch off. It’s anecdotal, I agree, but when you add the power consumption multiplied by 2, the disturbing operating noise and one of the most expensive lamps on the market, all that’s left to compensate is the quality of the image.

These projectors are the most advanced on the market but with obsolete lamp technology and I’m looking forward to testing the laser version which should make some of my reservations disappear.

Overcoming these pitfalls and this wave with a personal soul, the Sony VPL-VW590ES will still deliver a beautiful 1080p SDR and 4K HDR image, and you’ll just have to wedge it in a technical room in your dedicated room to hear it less. And yes, this projector is to be reserved for use in a dedicated room, just like its competitors from JVC. On the subject of competition you will have noted that Sony has now equalled the former master of deep black management: JVC. The next confrontations of these titans of projection promise their share of surprises and revelations.

SONY VPL-VW590ES
SONY VPL-VW590ES

I enjoyed :

– A well-balanced image of beauty,

– A plethora of equipment and options,

– A video treatment with nothing to add,

– A native contrast among the best,

– Good colour management at the box exit,

– HDR management made easy for the user.

I regret :

– Operating noise,

– A lamp projector at 7000€, nowadays we are turning to anachronism,

– Bug in the auto management of HDMI sockets,

– High electricity consumption.

42 Comments

  1. Merci pour ce test que j’attendais avec impatience ! Vivement les test des vidéoprojecteurs laser qui va balayer cette vieille technologie des projecteurs à lampes.

  2. Merci pour le test,
    Mais dommage encore une fois pour les photos au format timbre poste. On peut meme pas cliquer pour les agrandir, et au final on ne se rend pas bien compte de ce que ça donne.
    Concernant le projo lui-meme, effectivement 7000 boules pour un projo « mise à jour » avec une technologie de lampe vieillissante, c’est vraiment un marché de niche destiné à des puristes !

    • Je me suis dis la même chose. Globalement je trouve que c’est très dur d’avoir des noirs très profond non bouchés. Je m en suis rendu compte en passant au dlp, les noirs sont globalement moins bon mais finalement on voit plus de détails je trouve. Ça compense le manque de contraste je trouve

  3. Je me demande ce que la qualité de ce projecteur, à son prix, vaut comparé aux projecteurs que tu as testé UST, ces derniers temps. J’ai eu un Sony VW 95 (non, je l’ai toujours, personne n’en veut), et question d’intensité, texture, c’était top, mais de piqué, je trouve que ce petit Z6 en fait au tant, et qu’il fallait un pièce dédiée pour en tirer la quintessence. C’est étonnant que des petits DLP parviennent à faire, quand il a une bonne source. Souvent le lecteur interne n’est pas à la hauteur. Donc si un Xiaomi S 1, est presque aussi bon, quell utilité d’investir dans un engin aujourd’hui, qui souvent perd de qualité, et qui n’est pas toujours convivial. C’est que marié à une bonne source, le résultat de ma projection est étonnante, sans être aussi parfait, me convient pour le moment et que je n’ai pas de sous, les trucs Chinois UST me semble meilleur choix dans un séjour.

  4. Un test de projo fond de salle, c’est rare. MERCI Grégory !
    Mais 7000€ est inaccessible pour moi …

    J’attends BenQ et sa série 11000, sinon Epson.

  5. Bonjour Grégory,
    Merci pour tous ces tests et l energie déployée !

    Je me permet de lancer un message aux constructeurs.

    A choisir entre une image pechue mais chaque scène sombre devient terne ( ou on expérimente des aplats dans les parties sombres) et donc rappelle qu’on est chez soi et non dans un cinema, et celle proposée ici le choix est vite fait.

    Pour descendre le prix aux niveaux plus raisonnable entre 2000 et 4000 les références sont

    JVC 7900
    Epson TW-9400
    Sony TW-65 et 45

    La puce 0.47 de TI étant éliminée. Pour la 0.65 c’est a croire qu’elle n’est plus développée…
    (On aimerait un 0.65, avec roue rgbrgb, fond de salle, lens-shift….)

    Mais ce sont des modeles dates : il ne reste plus grand chose en conviendrons nous.
    Comme une petite minorité d’utilisateurs, mon intégration est « semi-dediee » est l’UST pas vraiment possible ( ni opportun).

    J’attends donc le renouvellement de ces anciennes gammes pour changer de projecteur. Peut-être je ne suis pas le seul .
    Avis aux constructeurs.
    Thomas

  6. La question était évidemment générique, donc pour tous les projecteurs UST qui nécessitent un écran avec un gain typique de 0,6, la taille indiquée dans vos tests doit être multipliée par 0,6.

  7. Bonjour,

    Bravo pour le CR, je voudrais savoir si le DTM vaux celui du N5 N7 voire Madvr et si il y a un gap dans le rendu final d’un film comparé au 570es et au N5,N7.

    Merci.

    • Bonjour redwan, mis à part le petit réglage à faire au départ par l’utilisateur la nouvelle mouture de la gestion du HDR par Sony est performante. Il faudra toutefois attendre pour voir si les JVC mis à jour font mieux, je n’utilise pas Madvr. La véritable différence entre le VW570ES et le VW590ES c’est une plus grande simplicité d’utilisation des signaux HDR-10 mais je ne suis pas certain que cela méritait une nouvelle référence, Sony aurait très bien pu faire comme JVC, proposer une simple mise à jour pour ses projecteurs. Si je suis convaincu par la meilleure gestion HDR, je le suis beaucoup moins par l’utilité de la présence du DFO.

  8. En complément je rajouterai que le Sony VPL-VW590ES n’a pas reçu de Gold Award malgré la qualité de son image en raison de l’importance de son bruit en fonctionnement. Cette nuisance sonore rend compliquée l’utilisation de l’appareil avec la lampe à pleine puissance et c’est d’autant plus pénalisant que c’est dans cette configuration que l’on obtient le meilleur rendu HDR. Ce point doit impérativement être corrigé.

    • C’est vrai que c’est incroyable un tel bruit de fonctionnement chez Sony. On se rend compte vraiment de limites de cette techno à lampe. Quand on regarde la conso, les lumens qui sortent et le bruit de ventilation, on se rend compte que l’énergie consommée part essentiellement en chaleur et pas en lumière..

  9. Bonjour,

    Super test comme toujours, bravo 🙂

    J’attends maintenant le test du 790es avec impatience… mais je le trouve quand même chère pour avoir du laser et un peu plus de luminosité en définitive.

    Pour le moment je roule toujours avec mon vénérable Marantz VP-11S2 qui me fournit encore des images incroyable malgré son âge…

  10. Il convient de souligner plusieurs soucis avec les derniers soucis que plusieurs rencontrent
    Il y a souvent des soucis de defocus sur les 270 et 570 ( c’est plsu problématique pour des VP a 4000-6000€)
    Le 590 a des pompages d’iris que n’a pas le 570 !
    Les sony sont aussi assez sensible a la qualité des cables hdmi ce qui peut engendrer des pertes de signal hdmi
    Apres comme dit dans le test de Gregory, excellent contraste natif, un tres bon contraste ANSI

  11. Bonjour Greg, çà fait un bail !

    Penses tu que ce 590 est indispensable sur 2m65 de base ou est-ce que le 270 est suffisant (il est beaucoup moins cher…) Merci !

    • Bonjour Pascal, ça dépend de ce que tu veux faire, la gestion HDR du 590 est quand même bien meilleure que celle du 270.

      PS : Content de te lire à nouveau :).

      • Merci greg 🙂 Ce sera à 90 % de la HD, et quelques contenus en UHD… et vu l’usage ( nous n’utilisons que très rarement notre salle dédiée désormais), je serai tenté de prendre le 270

  12. Je suis un peu perdu avec tous ses VP pour choisir celui de ma salle en construction.. Difficile de savoir si le prix vaut vraiment la différence d’image (dans ce fameux tableau comparatif des UST que tout le monde attend ce serait bien de remettre en perspective avec ce que propose les vieux VP à lampe).

    En tout cas je vais attendre le LG CINEBEAM HU810P

      • Je pensais à quelque chose de plus spécifique, par exemple (et je dis n’importe quoi):
        fluidité : CinemaXP2 > VW590ES > Xiaomi ALPD 3.0
        contraste intra image: VW590ES > Xiaomi ALPD 3.0 > CinemaXP2
        gestion du HDR: ….

        C’est évidemment plus lourd à faire et compliqué mais ce serait juste merveilleux

  13. Bonjour Grégory,

    Comment arrive tu à avoir une image non bouché avec un « Brightness: 50 » moi je suis obligé d’être à 80 en brightness pour débouché les noir en HDR par contre en SDR je suis à 52.

    Y a t il une option caché pour réglé le gamma car une fois le HDR activé, plus possibilité de réglé le gamma afin d’évité de touché trop au brightness.

    J’ai aussi changé le level RGB 0-255 et 16-255 mais rien n’y fais, trop sombre en brightness 50.

    Merci à toi.

      • lol, il a beau être en HAUT malheureusement il ne fait pas de miracle pareil pour le contraste HDR, seul le brightness me permet de voir les détails dans le noir.

        Si il n’y a pas d’option de gamma en HDR tant pis je reste à 80 en brightness.

        Je précise j’ai changer plusieurs fois de lecteur pour être sur.

  14. Hello, donc du coup Le metadata HDR est toujours statique et non Dynamique? ça sert à qqchose d’avoir des cables HDMI 2.1 si c’est toujours du 2.0 ou vraiment aucune différence? Merci

  15. Bonjour Gregory,
    Merci pour tous les tests. Je suis actuellement à la recherche d’un vidéoprojecteur (ou éventuellement une laser TV) pour une pièce dédiée. L’idée serait d’avoir une image d’environ 2,5m de large pour un recul d’environ 4,5m. L’utilisation principale serait pour des films UHD et un peu de jeu (PS5). J’avais dans l’idée de prendre un 270ES (je vais d’ailleurs vérifier le bruit et la consommation, car le 590 fait un peu peur) mais je suis un peu frileux sur le choix à cause de la lampe (j’aurais eu une préférence pour le laser/led). Un conseil à me donner ?

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