Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA : l’avis de Grégory.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA
Samsung The Premiere SP-LSP9TFA

Dans la gamme de projecteurs du constructeur coréen ou plutôt la paire d’engins à son catalogue, il s’agit de la version la plus onéreuse commercialisée à un prix public indicatif de 6490€.

Sur le principe technique, cet appareil est équipé d’une puce DMD 0,66 simulant une résolution UHD (3840 × 2160 pixels) avec un traitement XPR de Texas Instruments X2. Sa résolution native est de 2716 × 1528. Afin de reproduire des films 4K, Texas Instruments met en œuvre un processus qui diffuse chaque image deux fois au moyen de la technologie de décalage XPR. Ainsi, la première trame est projetée normalement et la seconde légèrement décalée de 0,5 pixel. Cette alternance est si rapide que l’œil humain est incapable de le déceler. Associée à l’extrême précision d’une image mono DLP, cette technique permet d’égaler visuellement les performances en termes de précision et de netteté des projecteurs 4K natifs à trois panneaux LCD et même de les dépasser.

Cette solution est actuellement la meilleure disponible sur le marché en matière de finesse de l’image ; elle surpasse évidemment les performances des petites puces DMD 0,47. Mais la partie la plus intéressante du LSP9T c’est l’utilisation d’une source laser RVB à l’image de celle du ChiQ C8UT antérieurement testé sur ce blog.

(Note du rédacteur: la proximité entre les deux modèles UST de Samsung m’a fait reprendre intégralement certaines parties du test du LSP7T lorsque rien ne les différencie).

De quoi s’agit-il ?

La dernière incursion de Samsung dans la projection frontale date de 2008 et concernait des appareils DLP pourvus d’une focale classique. Le coréen ne s’était en outre et jusqu’alors jamais aventuré sur les terres de la grande image avec peu de recul.

Il a fait appel à Coretronics (la maison mère d’Optoma) pour concevoir les bases physiques des LSP7T et LSP9T et ensuite y ajouter son OS maison que l’on retrouve dans les écrans plats de la marque. Si vous avez déjà une télévision Samsung vous serez de fait en terrain connu pour naviguer dans les menus.

Le LSP9T est donc un projecteur mono-DLP laser à ultra courte focale. Pour obtenir 2m35 de base au format 16/9ème je l’ai positionné à 13 cm exactement de mon écran Vividstorm S PRO CLR de 110 pouces.

C’est un appareil qui s’inscrit dans la désormais conséquente lignée à succès des projecteurs UST laser avec fonctions SmartTV. Il s’agit de solutions audiovisuelles tout-en-un qui rassemblent le projecteur, un système sonore, un magasin d’applications et de fonctions de streaming et lectures sans fil.

La source lumineuse triple laser est annoncée avec une durée de vie de 20 000 heures et une puissance lumineuse de 2800 lumens.

Le projecteur laser 4K Samsung The Premiere LSP9T est compatible HDR (High Dynamic Range) et prend en charge les formats HDR 10+ et Hybrid Log Gamma.

A 6490€, vous bénéficiez de menus en français, d’une garantie française de deux années, d’un Tuner TV, bref de tout ce qui manque cruellement aux appareils d’importation parallèle de marques Xiaomi, Fengmi et consorts.

Tour physique

Le LSP9T n’est ni une boite d’allumettes ni un poids plume. Il mesure en effet 55 × 36,7 × 12,8 cm pour une masse de 11,5 kg.

On ne s’en étonnera pas pour un UST, son bloc optique n’est pourvu d’aucun zoom ; c’est son emplacement qui va déterminer la taille de l’image produite. Vous bénéficiez par contre d’une gestion électrique à la télécommande du focus et du trapèze. Ci-dessous est indiqué le recul nécessaire pour une image de 2m35 de base au format 16/9ème.

Trio Epson LS300 Samsung LSP9T Xiaomi 2 PRO
Trio Epson LS300 Samsung LSP9T Xiaomi 2 PRO

Pour compléter le tour d’horizon en termes d’installation, on doit mentionner les pieds à vis qui permettent de compenser les éventuels défauts de planéité.

J’avoue apprécier sa coque blanche associée au cache gris dissimulant les haut-parleurs AcousticBeam de 2×20W. Le Samsung reconnaît le format Dolby Digital Plus mais pas le DTS. Il peut être utilisé comme enceinte externe grâce au Bluetooth Audio (4.2).

Pour la connectique, le projecteur est pourvu de 3 prises HDMI 2.0 HDCP 2.2 dont 1 ARC, puis d’une prise USB pour connecter un disque dur ou une clé USB. Vous pouvez relier le projecteur à un système sonore externe grâce à une prise numérique optique. Une entrée réseau ainsi qu’une prise antenne TV sont présentes.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA

La connectivité réseau (LAN ou Wifi) du LSP9T permet d’exploiter sa compatibilité avec les principaux assistants vocaux du marché. Il est ainsi possible de le commander à la voix. Avec la compatibilité AirPlay, on peut aussi lancer la lecture de médias depuis un iPhone, iPad ou iPod Touch pour diffuser l’image sans fil sur grand écran.

La télécommande blanche assortie à la coque du projecteur ne dispose d’aucun éclairage. Minimaliste, elle est à l’image de ce que proposent la plupart des projecteurs UST laser actuels.

Test Samsung The Premiere LSP7T

A noter pour les amoureux de la 3D que Samsung a abandonné ce format depuis plusieurs années, donc n’espérez pas le retrouver sur ce projecteur.

Menus

En matière de capacités SmartTV, l’excellence était jusqu’alors uniquement l’apanage de LG. Mais c’était sans compter avec l’arrivée de Samsung. Son OS TIZEN est un concurrent redoutable au WebOS de LG. Les applications médias les plus populaires sont disponibles directement depuis le projecteur sans avoir besoin d’adjoindre une box ou un stick externe. J’ai vérifié la compatibilité totale 4K HDR de Netflix, ainsi qu’Amazon Prime. Les autres applications de streaming comme Disney+, YouTube sont également présentes en versions complètes.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA
Tizen et 4K sicario

Une barre de navigation est disposée en bas de l’écran avec les principales applications de streaming et de contenus vidéo en ligne. Lorsqu’on défile vers la gauche, on accède au catalogue d’applications, aux sources ainsi qu’au menu de réglages.

Concernant l’image, les modes disponibles seront dépendants de la source que vous connecterez au projecteur. Ainsi, avec un PC seuls les modes « dynamique et standard » seront accessibles, tandis qu’avec le lecteur médias intégré ou une platine Blu-ray de salon 4 modes éditables sont proposés « dynamique, standard, cinéma et film Maker mode ».

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA
Paramètres image

Samsung n’a pas lésiné sur les réglages et options nécessaires pour calibrer finement l’image puisque nous avons droit à un CMS sur les 3 dimensions de Gamut ainsi qu’un choix de l’espace couleurs BT.709, DCI-P3 ou REC.2020. L’échelle de gris n’est pas en reste avec un réglage séparé des niveaux de gris. Une option de contraste dynamique est présente. Enfin, saluons l’existence d’une aide à la fluidité 1080p et 4K (60hz) qui fonctionne soit automatiquement, soit de manière personnalisée sur une échelle de 1 à 10. Elle prend la dénomination de « clarté de l’image ».

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA

Fonction SmartTV oblige, un lecteur de médias interne permet de lire les fichiers audio et vidéos disponibles sur votre réseau ou sur clé USB. J’ai rencontré quelques petits soucis de reconnaissance des formats audio avec des fichiers H265.

Verdict technique

Consommation électrique :

Sur une mire de blanc à 100%, le LSP9T avale 223W. C’est légèrement plus que le LSP7T mesuré à 220W.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA
Consommation électrique

Bruit de fonctionnement et rendu du système sonore intégré :

A la demande de certains lecteurs j’ai positionné mon sonomètre directement sur le projecteur. Dans cette configuration, l’appareil de mesures affiche certes 46,5 dB mais c’est évidemment à relativiser car ça ne correspond pas au ressenti de discrétion de fonctionnement du Samsung, surtout que s’agissant d’un projecteur UST le spectateur sera bien éloigné de l’appareil. A 50 cm de distance je mesure 39 dB.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA

Concernant la tenue et le rendu du système sonore du LSP9T, il est d’excellente facture et pour ma part je pense qu’on peut tout à fait l’utiliser sans rajouter un système sonore supplémentaire.

Piqué et netteté :

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA
Netteté précision Samsung SP-LSP9TFA

Je pourrais intituler cette partie, « le grand retour de la puce 0,66 ». En examinant les résultats des mires UHD projetées par des projecteurs 4K natifs comme les derniers JVC et SONY, il est facile de voir que la netteté et la précision restent l’apanage de la puce aux micros-miroirs de Texas Instruments. Le Samsung est exceptionnel sur ce point. Ajoutez-lui l’interpolation d’images et vous obtenez un des meilleurs rendus dans ce domaine et qui fait honneur à toutes les œuvres SDR, FHD ou 4K HDR que vous lui demanderez de diffuser. Bref, il n’y a pas de secret : la « cylindrée » de la puce, quand elle est bien exploitée, fait la différence.

Fluidité :

L’évocation de l’interpolation d’images me permet d’embrayer sur l’examen de la fluidité. Pas de miracle à attendre sans cette option car en l’absence le judder est perceptible. Mais la sélection auto ou individualisée à partir du niveau 7 permet de le faire disparaître totalement. Elle s’accompagne toutefois par moment d’artefacts de mouvements, des halos qui entourent les personnages mouvants.

Test Samsung The Premiere LSP7T
Fluidité Samsung

Input lag :

Les ingénieurs de Coretronics ont eu la bonne idée de doter leur progéniture d’un mode Gaming qui vise à réduire le retour d’affichage de 72,4 ms à 55,7 ms en 4K.

Overscan et accroche HDMI :

La mire de la suite AVS 4K affiche l’ensemble de ses symboles sur mon écran Vividstorm, gage d’une absence de rognage de l’image par le traitement interne du LSP9T.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA
OVERSCAN SAMSUNG

Le passage d’une source à l’autre, que ce soit via une des 4 prises HDMI ou l’entrée USB, est transparent et sans retard ou effet d’image noire de transition.

Colorimétrie et Gamma :

Les promesses d’atteindre 100% de l’espace couleurs REC.2020 sont tenues avec le LSP9T. Il arrive même à dépasser les valeurs de référence de ce Gamut, atteignant en l’occurrence 103,7%.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA
Gamut rec2020 SAMSUNG SP9T

Les deux modes usine « Dynamique et standard » (voir partie menus) sont inintéressants pour la fidélité colorimétrique. Ces deux configurations ajustées en usine ne permettent pas de se rapprocher des valeurs HDTV (rec.709) de référence.

Le mode dynamique affiche une température de couleurs bien trop froide de 11499K et le mode standard est juste bon pour des Marcheurs Blancs avec 12875K, pour des écarts deltaE supérieurs à 3. Le Gamma est quant à lui plutôt bien positionné à 2.3.

Concernant la gestion HDR, elle n’est pas automatisée. Il faudra ajuster finement le niveau de Gamma EOTF manuellement en fonction du film projeté. Le LSP9T offre cette capacité soit par le biais du menu « Gamma » soit par la gestion du niveau de noir.

La détection HDR, HDR-10+, HLG est automatique mais pas celle de la gestion des métadonnées des programmes à haute dynamique.

Les deux sélections « cinéma et film maker mode » sont mieux étalonnées mais méritent tout de même quelques ajustements.

Pour obtenir une température de couleurs proche de l’idéal de 6500K avec un écart deltaE inférieur à 3, j’ai appliqué les valeurs correctives suivantes :

– Mode cinéma

Contraste 35

Gamma 2.2

Température de couleurs : chaude 2

Gain Vert : 0

Gain Rouge : 4

Gain bleu : – 6

Tendance rouge : 1

Tendance verte : 0

Tendance bleue : 0

Contraste et luminosité :

2800 lumens annoncés par le constructeur et 2040 mesurés après calibrage ; ce projecteur est une usine à lumens et s’il n’était pas limité par son optique il pourrait très bien éclairer des bases d’écran de 4m50.

Le contraste natif est plutôt satisfaisant pour ce type de puce DMD : avec 1311:1 séquentiel on conserve des niveaux proches de ceux du LSP7T.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA

Verdict subjectif

J’ai débuté mes essais subjectifs avec l’introduction « sportive » de Wonder Woman 84 et là, d’emblée, le LSP9T marque sa supériorité sur tout ce que j’ai testé comme projecteurs à ultracourte focale disponibles sur le marché. La qualité de l’optique associée à la puce DMD 0,66 offre un rendu spectaculaire des détails de la foule dans les gradins et des différentes Amazones qui s’affrontent.

Si cela n’était pas suffisant, l’aide à la fluidité vient éliminer toute trace de judder pour affranchir le spectateur de ralentissements ou détériorations de l’image.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA

Ce Samsung à triple laser continue à flatter mes rétines sur mes passages préférés de James Bond Spectre ou encore sur la suite 4K HDR d’Avsforums. Et c’est à chaque fois avec les mêmes forces : piqué, fluidité, dynamique de l’image (une bombe à lumens) et superbe colorimétrie que les autres projecteurs laser (roue phosphore) ne peuvent venir égaler.

Le seul point sur lequel je chipoterai c’est celui du contraste qui reste à la moitié de ce nous propose Xiaomi ou Fengmi sur leurs UST 4K.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA
Niveau de noir Samsung SP9T

Conclusion

Je pense avoir déjà testé quasiment tout ce qui est proposé en projecteurs UST 4K laser disponibles actuellement et c’est armé de cette expérience que ma conclusion est la suivante : présentement, le Samsung SP-LSP9TFA est ce qui se fait de mieux dans le domaine. Certes, à 6490€ il n’est pas donné mais vous bénéficiez de l’avancée technologique aboutie du tri-laser RVB sans roue au phosphore puis de toute l’expérience du constructeur dans sa partie « SmartTV« , une des meilleurs au monde si ce n’est la meilleure devant même LG.

A l’instant où je rédige cette conclusion si je devais actualiser le classement de l’élite des projecteurs UST (ce qui sera bien-sûr fait mais plus tard dans l’année), le Samsung SP9T y prendrait une éclatante première place.

Pour toutes ses qualités, il mérite un double Gold Award PHC.FR venant récompenser les concepteurs de ce produit d’exception.

J’ai apprécié :

– Le design et la compacité,

– Une des meilleures expériences SmartTV UST laser disponible,

– La précision d’image,

– L’input lag contenu,

– La fluidité,

– Les nombreuses options de réglages,

– La colorimétrie après calibrage,

– La relative discrétion de fonctionnement au regard de bien de ses concurrents,

– La distribution européenne, avec les langues disponibles en conséquence.

Je regrette :

– Le contraste relatif,

– La non-gestion de certains formats audio,

– Un prix qui reste élevé.

ENGLISH VERSION

TEST SAMSUNG LSP9T

In the range of projectors of the Korean manufacturer, or rather the pair of machines in its catalog, this is the most expensive version marketed at an indicative public price of 6490€.

On the technical principle, it is equipped with a DMD 0.66 chip simulating a UHD resolution (3840 × 2160 pixels) with XPR processing from Texas Instruments X2. Its native resolution is 2716 × 1528. To reproduce 4K movies, Texas Instruments implements a process that broadcasts each frame twice using XPR shift technology. This means that the first frame is projected normally and the second frame is shifted slightly by 0.5 pixels. This alternation is so fast that the human eye is unable to detect it. Combined with the extreme sharpness of a mono DLP image, this technique visually matches and exceeds the sharpness and clarity of native 4K projectors with three LCD panels.

This solution is currently the best available on the market in terms of image sharpness; it obviously outperforms the small 0.47 DMD chips. But the most interesting part of the LSP9T is the use of an RGB laser source like the ChiQ C8UT previously tested on this blog.

(Editor’s note: the proximity between the two Samsung UST models made me repeat some parts of the LSP7T test in their entirety when nothing differentiates them).

What is it about?

Samsung’s last foray into front projection dates back to 2008 and concerned DLP devices with a classic focal length. The Korean had never ventured into the land of the big picture with little recoil.

It called on Coretronics (the parent company of Optoma) to design the physical bases of the LSP7T and LSP9T and then add its in-house OS that we find in the flat screens of the brand. If you already have a Samsung TV, you’ll be on familiar ground when navigating the menus.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA
Vivvidstorm CLR et Samsung The Premiere SP-LSP9TFA

The LSP9T is a mono-DLP laser projector with an ultra short focal length. To obtain a 2m35 base in 16/9 format I positioned it at 13 cm exactly from my 110 inches Vividstorm S PRO CLR screen.

It is one of the most successful series of UST laser projectors with SmartTV functions. These are all-in-one audiovisual solutions that combine the projector, a sound system, an application store and wireless streaming and playback functions.

The triple laser light source is advertised with a 20,000 hour life span and 2800 lumens of light output.

The Samsung The Premiere LSP9T 4K laser projector is HDR (High Dynamic Range) compatible and supports HDR 10+ and Hybrid Log Gamma.

At 6490€, you get French menus, a two-year French warranty, a TV tuner, in short, everything that is cruelly lacking in parallel imported devices from Xiaomi, Fengmi and others.

Physical tour

The LSP9T is neither a matchbox nor a lightweight. It measures 55 × 36.7 × 12.8 cm for a mass of 11.5 kg.

It is not surprising for a UST, its optical block is not equipped with any zoom; it is its location that will determine the size of the image produced. On the other hand, you benefit from an electrical management of the focus and the keystone by remote control. Below is the necessary distance for an image of 2m35 in 16/9 format.

Trio Epson LS300 Samsung LSP9T Xiaomi 2 PRO
Trio Epson LS300 Samsung LSP9T Xiaomi 2 PRO

To complete the overview in terms of installation, we must mention the screw feet that allow to compensate for possible flatness defects.

I must admit that I like its white shell combined with the grey cover hiding the 2×20W AcousticBeam speakers. The Samsung recognizes the Dolby Digital Plus format but not the DTS. It can be used as an external speaker thanks to Bluetooth Audio (4.2).

For connectivity, the projector is equipped with 3 HDMI 2.0 HDCP 2.2 sockets, including 1 ARC, and a USB socket to connect a hard drive or USB stick. You can connect the projector to an external sound system through an optical digital socket. A network input and a TV antenna socket are present.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA

The network connectivity (LAN or Wifi) of the LSP9T allows to exploit its compatibility with the main voice assistants of the market. It is thus possible to control it by voice. With AirPlay compatibility, you can also launch media playback from an iPhone, iPad or iPod Touch to broadcast the image wirelessly on a large screen.

The white remote control that matches the projector’s shell has no lighting. It is minimalist, just like most of the current UST laser projectors.

Test Samsung The Premiere LSP7T

Note for 3D lovers that Samsung has abandoned this format for several years, so do not expect to find it on this projector.

Menus

When it comes to SmartTV capabilities, excellence was previously the sole preserve of LG. But that was without counting on the arrival of Samsung. Its TIZEN OS is a formidable competitor to LG’s WebOS. The most popular media applications are available directly from the projector without the need for an external box or stick. I checked the full 4K HDR compatibility of Netflix, as well as Amazon Prime. Other streaming applications like Disney+, YouTube are also present in full versions.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA
Tizen et 4K sicario

A navigation bar is located at the bottom of the screen with the main streaming applications and online video content. When you scroll to the left, you can access the application catalog, the sources and the settings menu.

Concerning the image, the available modes will depend on the source you connect to the projector. Thus, with a PC only the « dynamic and standard » modes will be available, while with the integrated media player or a Blu-ray player 4 editable modes are proposed « dynamic, standard, cinema and film maker mode ».

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA
Paramètres image

Samsung has not skimped on the settings and options needed to fine-tune the image since we are entitled to a CMS on the 3 dimensions of Gamut as well as a choice of color space BT.709, DCI-P3 or REC.2020. The gray scale is not left out with a separate adjustment of gray levels. An option of dynamic contrast is present. Finally, we welcome the existence of an aid to the fluidity 1080p and 4K (60hz) that works either automatically or custom on a scale of 1 to 10. It is called « image clarity ».

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA

SmartTV function, an internal media player allows to play audio and video files available on your network or on a USB key. I had some minor problems recognizing audio formats with H265 files.

Technical verdict

Power consumption :

On a 100% white test pattern, the LSP9T draws 223W. This is slightly more than the LSP7T measured at 220W.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA
Consommation électrique

Operating noise and rendering of the integrated sound system:

At the request of some readers, I placed my sound meter directly on the projector. In this configuration, the sound level meter shows 46,5 dB but this is obviously to be put into perspective because it does not correspond to the feeling of discretion of the Samsung, especially since it is a UST projector and the spectator will be far away from the device.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA

Concerning the performance of the sound system of the LSP9T, it is of excellent quality and I think that it can be used without adding an additional sound system.

Sharpness :

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA
Netteté précision Samsung SP-LSP9TFA

I could title this part, « the great return of the 0.66 chip ». Looking at the results of UHD test patterns projected by native 4K projectors like the latest JVC and SONY, it’s easy to see that sharpness and precision remain the domain of the Texas Instruments micro-mirror chip. The Samsung is exceptional on this point. Add in image interpolation and you have one of the best renderings in this area and one that does justice to any SDR, FHD or 4K HDR work you ask it to deliver. In short, there’s no secret: the chip’s « displacement », when properly exploited, makes the difference.

Fluidity:

The mention of image interpolation allows me to move on to the examination of fluidity. No miracle is to be expected without this option, because in its absence the judder is perceptible. But the auto or individualized selection from level 7 onwards makes it disappear completely. However, it is sometimes accompanied by movement artifacts, halos that surround the moving characters.

Test Samsung The Premiere LSP7T
Fluidité Samsung

Input lag:

Coretronics engineers had the good idea to equip their offspring with a Gaming mode that aims to reduce the display feedback from 72.4 ms to 55.7 ms in 4K.

Overscan and HDMI hookup:

The AVS 4K test pattern displays all of its symbols on my Vividstorm screen, indicating that the LSP9T’s internal processing does not crop the image.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA
OVERSCAN SAMSUNG

Switching from one source to another, whether via one of the 3 HDMI jacks or the USB input, is seamless and without delay or black image transition effects.

Colorimetry and Gamma :

The promises of reaching 100% of the REC.2020 color space are kept with the LSP9T. It even manages to exceed the reference values of this Gamut, reaching in this case 103.7%.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA
Gamut rec2020 SAMSUNG SP9T

The two factory modes « Dynamic and Standard » (see menu section) are not interesting for color fidelity. These two factory adjusted configurations do not allow to get closer to the HDTV (rec.709) reference values.

The dynamic mode shows a color temperature far too cold of 11499K and the standard mode is just good for White Walkers with 12875K, for deltaE differences greater than 3. The Gamma is rather well positioned at 2.3.

Concerning the HDR management, it is not automated. It will be necessary to fine tune the EOTF Gamma level manually according to the projected film. The LSP9T offers this capability either through the « Gamma » menu or through the black level management.

HDR, HDR-10+, HLG detection is automatic but not the metadata management of high dynamic range programs.

The two selections « cinema and film maker mode » are better calibrated but still deserve some adjustments.

To obtain a color temperature close to the ideal 6500K with a deltaE deviation lower than 3, I applied the following corrective values:

– Movie mode

Contrast 35

Gamma 2.2

Color temperature : warm 2

Red gain : 4

Green gain : 0

Blue gain : – 6

Red trend: 1

Green trend: 0

Blue trend: 0

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA
rvb gamma post calibrage

Contrast and brightness :

2800 lumens announced by the manufacturer and 2040 measured after calibration; this projector is a lumen factory and if it were not limited by its optics it could very well illuminate 4m50 screen bases.

The native contrast is rather satisfactory for this type of DMD chip: with 1311:1 sequential we keep levels close to those of the LSP7T.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA

Subjective verdict

I started my subjective testing with the « sporty » introduction of Wonder Woman 84 and right away the LSP9T shows its superiority over anything else I have tested as an ultra short throw projector on the market. The quality of the optics combined with the 0.66 DMD chip delivers spectacular detail of the crowd in the stands and the various Amazons fighting it out.

If that wasn’t enough, the fluidity aid eliminates all traces of judder to free the viewer from slowdowns or deterioration of the image.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA

This Samsung triple laser continues to flatter my retinas on my favorite parts of James Bond Spectre or on the 4K HDR suite of Avsforums. And each time with the same strengths: sharpness, fluidity, image dynamics (a lumen bomb) and superb colorimetry that other laser projectors (phosphor wheel) can not match.

The only point on which I would quibble is the contrast which remains at half of what Xiaomi or Fengmi offers us on their 4K UST.

Test Samsung The Premiere SP-LSP9TFA
Niveau de noir Samsung SP9T

Conclusion

I think I have already tested almost everything that is proposed in UST 4K laser projectors available today and it is armed with this experience that my conclusion is the following: currently, the Samsung SP9T is the best in the field. Of course, at 6490€ it is not cheap but you benefit from the technological progress of the RGB tri-laser without phosphor wheel and all the experience of the manufacturer in its « SmartTV » part, one of the best in the world if not the best before even LG.

At the time of writing this conclusion, if I were to update the ranking of the elite UST projectors (which will of course be done later this year), the Samsung SP9T would take a brilliant first place.

For all its qualities, it deserves a double Gold Award PHC.FR rewarding the designers of this exceptional product.

I enjoyed:

– Design and compactness,

– One of the best SmartTV UST laser experiences available,

– Image accuracy,

– The input lag content,

– Fluidity,

– The numerous setting options,

– Colorimetry after calibration,

– The relative discretion of operation compared to many of its competitors,

– The European distribution, with the available languages accordingly.

I regret:

– The relative contrast,

– The lack of support for certain audio formats,

– A price that remains high.

47 Comments

  1. Merci Gregory ainsi que cattod, je trouve qu’à ce prix il est dommage que la température de couleur soit si éloignée de la référence. Tout le monde ne lit pas tes tests afin de pouvoir appliquer tes réglages. 11499 °k c’est énorme !

  2. Merci à vous deux pour ce test,mais quand même dommage ce contraste pour un appareil de ce prix,sinon effectivement pour le reste il arrache tout sur son passage.bonne soirée à tous. 😉

  3. hello
    merci pour ce test, est ce principalement le triple laser qui joue le rôle crucial et dans ce cas pourrait on avoir des versions avec la même technologie venant de nos marques « favorites  » (xiaomi, fengmi..) qui pointeront le bout de leur nez bientôt ?
    et aussi (point plus perso ) avec cette techno on ne peut plus avoir le high pitch whining noise qui serait du à la fameuse « color wheel »?

  4. Bonjour,

    Contraste natif:1311 et contraste dynamique:1389. Comment expliquer une si faible différence, que seule la mesure peut détecter? Samsung annonce 2000000:1 ce qui est certainement inutilisable en HC mais ce chiffre stratosphérique ne laisse t-il pas supposer qu’il y aurait une anomalie sur les chiffres de contraste dynamique du test (exemplaire à problème, réglage projecteur…) ?

  5. excellent test comme toujours, je suis cependant surpris de la note si élevée compte tenu du niveau de contraste si limité, de la nécessité de calibrer la température de couleur et du prix vraiment élevé comparable à des machines du calibre de JVC qui ont des performances très différentes.

  6. Grégory, essayez de sélectionner le gamma BT 1886 dans les paramètres, pas 2.2, sur les téléviseurs Samsung BT 1886 est plus précis et plus proche du vrai 2.2. Pour une raison inconnue, le paramètre gamma 2.2 est très tordu et surestime le gamma plus proche du vrai 2.0. De plus, pour les paramètres gamma du BT 1886, vous pouvez modifier la luminosité globale avec le curseur -3 à +3.
    Je peux supposer qu’avec le gamma BT 1886 sélectionné sur le projecteur, le réglage du contraste peut être augmenté à 45-50. Avec un rapport de contraste de 35, vous perdez de la luminosité et du contraste.

  7. Grégory, quand allez-vous enfin tester le BenQ X1300i? Vous continuez à tester le projecteur UKF en premier, mais le BenQ X1300i est plus intéressant pour la plupart des gens, il est plus abordable pour la plupart des consommateurs et est susceptible d’avoir un meilleur rapport qualité / prix.

    • Bonjour Sergy, ne soyez pas agressif, Gregory a été en vacances plusieurs semaines, il a pris du retard sur ses tests. Les videoprojecteurs se sont « accumulés » chez lui, encore un tout petit peu de patience.

  8. Merci pour cet excellent test que j’attendais avec impatience.
    Le possédant depuis 4 mois, je suis à 100% d’accord avec ta conclusion. Seul le contraste est un peut faible. Pour le reste, chaque film regardé avec ce projecteur est du grand spectacle !

  9. Bonjour Greg et merci pour ce test.
    Malgré la présence d’un triple lasers et l’absence de roue chromatique, certaines personnes ont noté l’apparition d’effets AEC plus ou moins présents sekon la sensibilité.
    Qu’en est-il pour ta part ?

    • L’image projetée à l’écran par un projecteur mono DLP à un instant t est soit rouge, soit verte, soit bleue (quelques variantes existent avec certaines roues chromatiques). Que cette nécessité liée à l’utilisation d’un seul DMD soit atteinte grâce à une roue chromatique (projecteur à lampe UHP, majorité des projecteurs lasers) ou par une source lumineuse nativement RVB (LED, Lasers RVB, lasers RB + phosphore) ne change pas le problème et les personnes sensibles aux AEC en percevront aussi sur ces modèles. Il semblerait toutefois que ces projecteurs soient parmi les plus discrets sur ce point…

  10. MarieJohanna, où as-tu vu l’agression? Il vous a semblé que je viens de demander (laissé entendre) qu’il est souhaitable d’accélérer les tests du BenQ X1300i.

    • Je ne l’ai pas donc c’est compliqué pour le tester, d’autres projecteurs sont présents donc je me concentre sur ceux que je peux rapidement évaluer.

    • …il est souhaitable d’accélérer…dit comme ça c’est bien. Mais « quand allez-vous enfin tester » je trouve la formule un peu agressive, ou du moins maladroite. Mais si j’ai mal interprété vos proppos, veuillez m’en excuser.

  11. Merci Gregory pour ce test et pour avoir rajouté le bruit de fonctionement au contact du VP! J’en profite au passage pour mentionner que 39 db à 50cm je trouve ca énorme pour un VP à 6500 EUR… Mais j imagine que 3 lasers ca chauffe 3 fois plus. Ca risque d etre difficile de s approcher des 30 db des laser simples, il va falloir une inovation sur la dissipation de la chaleur peut etre. Je suis aussi tres decu du contraste qui meme en dynamique n arrive meme pas à 1500:1 apres calibration. En résumé je le trouve un peu cher avec ces 2 defauts.

      • Mon vp est mesuré à 30 db par Grégory à 50 cm je suis à 3.5 mètres et je l’entends. Si je me mets en mode lumineux il est mesuré à 38 db et c’est très bruyant pour moi…

    • A 3m du projo j’entends un très léger souffle si je tends l’oreil. Autant dire que je n’entends plus rien une fois que le moindre son est diffusé.
      Pour moi il est très discret.

  12. Ne serait ce pas plus judicieux concernant les ust de mesuré le bruit plutôt du canapé,car je ne pense pas que le ou les spectateurs se colle au vp,en tout cas se serait plus cohérent,non?

  13. Bonjour Jérôme, c’est sûr que personne n’a l’oreille collée sur son projecteur UST, du canapé c’est bien, mais tout le monde n’a pas le canapé placé à la même distance. La mesure à 50 cm est celle utilisée couramment cela permet de pouvoir comparer les projecteurs. Pour pouvoir être comparé, les mesures, quelles qu’elles soient, doivent être toujours réalisées dans les mêmes conditions.

  14. Bonjour Grégory, quelques questions / remarques:
    ailleurs j’ai lu que le contraste natif mesuré dépasse la valeur de 2.000:1 et que caché dans les menus il y a un moyen d’activer le contraste dynamique;
    dans votre critique, vous n’avez pas évoqué la fameuse dominante rouge dont tout le monde se plaint, avez-vous réussi à la contrôler, à vous en débarrasser?
    P.S. Je suis heureux de lire, comme je l’ai toujours écrit, que le DMD est de 0,66 et non de 0,47… 😉

  15. Est-ce que quelqu’un connaît la signification de FA dans le nom du produit? LSP9T (FA) Je ne l’ai jamais lu. Y a-t-il un tuner TV? Satellite? Autre?

  16. Bonjour,

    Merci pour ce test, je suis content du résultat puisque je viens de l’acheter ;-).
    Par contre j’ai vraiment du mal à faire les réglages.
    je l’ai installer avec un vividstorm de 120″ (conseillé ici même ;-)) mais si je suis les cotes indiqué dans la notice l’image dépasse de l’écran.
    Là mon image est dans l’écran, mais je suis plus près et elle n’est pas parfaitement droite. Y a t il un tuto qui explique comment régler l’installation?
    C’est vraiment compliqué vu que tout est manuel, j’y ai passé 1h hier et ça m’a vraiment saoulé.

    Je vais faire les réglages de couleur que vous avez mis, je verrai déjà ça.

    merci d’avance pour votre aide.

    • Bien venu danse le monde des ust qui sont très difficile à positionner, c’est du millimètre mais il faut juste de la patience. Et surtout être sur que rien ne bouge une fois le réglage trouvé

  17. Grégory, un de vos posts en février ou mars, le traducteur a traduit que vous avez déjà un BenQ X1300i. Vraiment désolé. Envisagez-vous de tester le BenQ X1300i et quand l’aurez-vous?
    ps. Dans quelle usine et dans quel pays le BenQ X1300i est-il fabriqué? Je vérifie constamment avec les vendeurs chinois, mais ils répondent qu’ils ne vendent pas en Chine.

  18. Hi Gregory,
    I read all your reviews, they help me a lot to pick the right product. You have tested the JVC NX5 as well. I know on paper the ANSI contrast is way better for the JVC than this Samsung. I am curious about your subjective opinion about contrast and picture dynamics. JVC is famous about picture dynamics and how the colors pop and feels like more 3D than washed out colors. Some folks told me the Samsungs beats the JVC in that, and even the ANSI contrast numbers are low, when you watch a movie on a Samsung the contrast you « feel » seems better than the JVC. Is this what you experienced as well?
    I looked the JVC in the local store and compared with other models and I could clearly see the the contrast makes a difference, colors pop and the picture has more 3D effect. I did side-by-side comparison with JVC and EPSON LS500 and JVC was clearly better.
    I am about to buy my new projector and don’t know which one to pick, JVC or Samsung. I’ll use the projector in our living room, but I’ll only use it at night watching movies and tv series. I would get a 150inch SI Slate 1.2 for JVC (however I don’t know how it will perform with HDR movies) and for Samsung a 130inch SI fixed UST.
    Thanks for the help in advanced. If anyone reading this comment and has any input / suggestion feel free to let me know.

  19. Bonjour Gregory, je vois que aliexpress propose maintenant des écrans floor rising ALR pour UST avec gain 0,9 de 150 pouces. Le rêve ! Pour la modique somme de 3827 euros bien sûr. Mais ne pourrait-on utiliser un tel écran avez le Samsung The Première qui est très lumineux ? Pourquoi se limiter à 120 pouces ? Quand on la la chance de disposer d’une grande pièce de 50m2. Si l’on recule un peu le Samsung de l’écran y aurait-il un obstacle à une projection de 150 pouces ? Merci de ta réponse et de tes conseils.

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