Test Optoma UHD42 : l’avis de Grégory

Test Optoma UHD42
Optoma UHD42

Les beaux jours sont propices à la réception de nouveaux modèles à tester et aujourd’hui je vous propose de découvrir ensemble les performances de l’Optoma UHD42. Il s’agit d’un projecteur DLP à lampe équipé d’une puce DMD 0,47 à simulation 4K par traitement XPR ×4. Cet appareil est placé à un tarif de 1499€ et a été développé par le constructeur en tant que plateforme mixte home-cinéma/gaming. Un effort particulier a été porté sur la réduction du temps de retard à l’affichage (input lag), élément particulièrement recherché par les adeptes du jeu vidéo en réseau. Deux versions cohabitent : l’UHD42 objet de ce banc d’essai, et une version au tarif réduit avec la perte de petites options comme le Lens-shift et le zoom, l’UHD30 (1199€).

PRESENTATION

Le vidéoprojecteur 4K Ultra HD Optoma UHD42 est un modèle destiné aussi bien au gaming qu’aux séances de cinéma ou de séries à domicile.  Équipé d’un objectif avec zoom optique 1,3x et d’un petit Lens-shift vertical (amplitude de 10%), il propose un rapport de projection de 1.21:1-1.59:1. Ainsi, pour obtenir une image de 2m50 de base au format 16/9ème, il vous faudra un recul compris entre 3m03 (minimum) et 3m98 (maximum).

Test Optoma UHD42
Optoma UHD42

Pour simuler une image 4K à partir d’une résolution native Full HD, il met en œuvre le traitement XPR ×4 de Texas Instruments à partir d’une puce DMD 0,47 de seconde génération. Il supporte les formats  HDR10 et HLG.

L’UHD42 est plus apte à être utilisé dans des environnements clairs que dans une pièce dédiée. Sa luminosité a été « boostée » par le constructeur grâce à une roue chromatique RVBWRVBW (2 segments blancs) et l’adjonction de l’option Brilliant Color. Cette solution n’aide pas à obtenir un Gamut large pourtant utile afin d’obtenir un rendu des couleurs 4K HDR plus convaincant.

Le contraste dynamique est annoncé avec une valeur mirobolante de 500 000 :1… qui ne sera bien évidemment pas au rendez-vous (on se demande bien comment ils arrivent à ce chiffre et quel est l’intérêt de continuer à le prétendre ??).

Le vidéoprojecteur Optoma UHD42 est annoncé avec un faible niveau d’input de 15,7 ms à 240Hz. C’est à dire une fréquence de rafraîchissement quatre fois plus élevée que l’habituel 60hz. Cette spécificité s’applique aux jeux vidéo qui profitent des 240 Hz pour offrir toujours plus de réalisme et une fluidité optimale. Les deux modèles Optoma UHD30 et UHD42 affichent cette caractéristique.

Les 240Hz concernent donc les joueurs mais seulement ceux équipés d’une carte graphique de compétition capable de gérer 240 images par seconde. Cette caractéristique peut être activée en sélectionnant le mode de jeu amélioré. Toutefois, la lecture à 240Hz ne sera accessible que depuis un ordinateur à une résolution de 1080p, mais ce n’est pas surprenant si l’on considère que la fréquence de rafraîchissement maximale prise en charge par toute console est de 120Hz et qu’elle est également limitée à 1080p. Et pour l’instant, cela ne concerne que la Xbox One. Néanmoins, chaque augmentation du taux de rafraîchissement s’accompagne d’une réduction du lag. Avec un signal 1080p Optoma annonce 23,8ms à 60 Hz, 18,2ms à 120Hz et 15,7ms à 240Hz.

Comme indiqué, la résolution d’image pour 120Hz ou 240Hz est limitée à 1080p. Cette restriction est imposée par la spécification HDMI 2.0 et n’est pas propre à l’UHD42. Ainsi, même si vous disposez d’un ordinateur suffisamment puissant pour exécuter un jeu à la résolution 4K et à la fréquence de rafraîchissement élevée du projecteur, celui-ci sera limité à 60Hz.

Pour la fidélité des couleurs, l’UHD42 bénéficie d’une certification ISFccc et des outils de calibrage nécessaires dans ses menus.

TOUR PHYSIQUE

OPTOMA UHD42
OPTOMA UHD42

La forme spécifique des UHD30 et UHD42 dénote par rapport à la multitude de références qui gravitent autour des UHD40/51/52 et autres similis-4K du constructeur.

L’optique reste toutefois décentrée et les réglages de zoom et de focus sont manuels, tout comme l’ajustement du Lens-shift.

Test Optoma UHD42
Lens-shift Optoma UHD42

Assez large (dimensions LxPxH : 315 x 270 x 118mm), il affiche 3,9kg sur la balance.

La télécommande blanche et éclairée (merci Optoma) revient au format plus classique des anciennes générations de projecteurs et abandonne le côté minimaliste des modèles « smartTV ».

Test Optoma UHD42
Télécommande Optoma UHD42

La connectique comprend une première entrée HDMI 2.0 et une seconde 1.4a compatible 3D. Côté son, on trouve une entrée et une sortie sur mini jack 3.5mm ainsi qu’une sortie optique pour récupérer le son multicanaux des sources HDMI. En appoint, il y a un haut-parleur embarqué de 10 Watts mais qui ne pourra évidemment pas remplacer le rendu d’un système sonore multicanaux de qualité.

Test Optoma UHD42
Connectique Optoma UHD42

Le projecteur est compatible 3D mais il faudra acquérir des lunettes DLP-Link car elles ne sont pas fournies avec l’appareil.

MENUS

Point de traitement vidéo élaboré dans l’UHD42, la seule fioriture viendra de cette option qui optimise le niveau d’input lag, le faisant passer de presque 50ms à 26,3ms.

Pour le reste, les outils de réglages de la colorimétrie sont complets avec un ajustement séparé de l’échelle de gris (Gain et Bias) et un CMS sur les 3 dimensions du Gamut. Les sélections d’images ajustées en usine sont réparties dans l’ordre suivant : « Cinéma, HDR, HLG, HDR Sim, Référence, Jeux, Lumineux, utilisateur, 3D, ISF jour et ISF nuit ». En fonction du type de programmes diffusés, toutes ne sont pas disponibles.

Test Optoma UHD42
Menu Image Optoma UHD42

Il n’est pas possible de forcer l’espace couleurs du projecteur. De toute façon, avec son Gamut restreint ça n’aurait pas d’intérêt. Attention à sélectionner manuellement les niveaux vidéos (RVB restreint ou large) car la sélection automatique se trompe souvent, occasionnant des défauts de mapping entre la source et le projecteur et une image délavée.

Pour renforcer le contraste, un dispositif d’ajustement en temps réel est disponible (iris dynamique) mais il n’y a pas d’iris mécanique dans le chemin de lumière. La gestion du Gamma est limitée à des valeurs prédéfinies.

Test Optoma UHD42
Effet dynamic black Optoma UHD42 (actif à droite)

La netteté s’accompagne d’une option « ultradétails » qui peut être positionnée sur + 1 et + 2 mais elle ne trouve son intérêt qu’avec des programmes 1080p et mieux vaut se limiter à + 1 sous peine de voir apparaître du bruit vidéo à l’image.

VERDICT TECHNIQUE

Bruit de fonctionnement :

L’UHD42 dispose de deux modes de fonctionnement de la lampe, « lumineux » ou « éco. ». Vous oublierez rapidement le premier car avec 40dB mesurés à 50cm il se transforme rapidement en sèche-cheveux. Les 32dB de la sélection économique sont bien plus supportables.

Piqué et netteté :

Test Optoma UHD42
Zoom netteté centre image Optoma UHD42

J’ai été particulièrement déçu des résultats obtenus avec l’Optoma UHD52ALV. L’UHD42 redresse bien la barre mais sans que cela ne soit encore parfait. La restitution des rectangles et de tous les petits détails qui y sont contenus est certes d’un meilleur niveau sur l’UHD42 mais il est aisé de mettre en évidence des aberrations chromatiques sur les bords de l’image, à l’exemple des halos verts qui entourent les lettres des menus dans la photo ci-dessous.

Aberrations chromatiques OPTOMA UHD42

J’ai pu comparer en direct la différence de précision d’image entre un ViewSonic PX-747 (V2) et le nouvel Optoma : le modèle de la marque aux trois oiseaux creuse notablement l’écart.

Fluidité :

Sans dispositif d’interpolation d’images, les résultats obtenus dans ce domaine sont excellents avec l’UHD42. La gestion 24, 50 et 60p n’amène aucune reproche et donc aucune trace de judder n’est perceptible.

Input lag :

Un projecteur home cinéma orienté gaming c’est l’accroche publicitaire exploitée par les UHD30 et UHD42. J’ai donc sorti ma sonde 4K Leobnar pour vérifier les annonces du constructeur. Ne disposant plus de console Xbox ou de PCHT de compétition je me suis limité au 60Hz. Sans activer l’option de réduction du lag, j’ai relevé un moyen 50ms, ce qui correspond à la plupart des 4K DMD 0,47 du marché (sans interpolation d’images). Avec le mode Game, l’input lag s’abaisse à 26,3 ms ce qui est  bien plus intéressant pour les Gamers. On extrapolera les résultats en 120Hz en divisant cette mesure par 2, soit 13,4 ms.

Test Optoma UHD42
Input lag Optoma UHD42

Pour le coup Optoma a bien tenu ses promesses.

Overscan/cadre lumineux :

Par défaut, le réglage de cropping est désactivé, ce qui permet au projecteur d’afficher une image complète sans rognage. Le cadre lumineux typique à la puce DMD 0,47 de seconde génération est encore là dans sa largeur habituelle (entre deux et trois centimètres en fonction de l’image projetée).

Test Optoma UHD42
Overscan Optoma UHD42

Défaut de l’écran scindé et accroche HDMI :

Je ne m’attendais pas à retrouver les défauts du BenQ W2700/TK850 sur un Optoma et pourtant ça a bien été le cas. J’ai eu droit au syndrome de l’écran scindé en deux, déjà mis en évidence sur les BenQ précités. Techniquement, l’explication est simple : pour simuler de la 4K, le traitement XPR doit synchroniser deux parties d’images. Globalement cette opération est visuellement imperceptible pour un grand nombre de projecteurs DLP à simulation 4K 0,47 mais pas dans le cas des BenQ W2700/TK850 ni donc dans celui de l’UHD42. Voici le résultat visuel obtenu.

Test Optoma UHD42
Ecran scindé en deux Optoma UHD42

Parfois il est coriace le bougre et il faut changer de sources pour le faire disparaître. A 1499€, ce défaut est pour moi inadmissible.

Autre souci, à trois reprises pendant mon test en sélectionnant le mode « référence » je me suis retrouvé avec un écran noir sans avoir accès aux menus. Seule solution pour en sortir, éteindre le projecteur. Là encore, on a rapidement envie de renvoyer leur copie aux ingénieurs en charge du développement en leur demandant de produire un travail plus sérieux!

Colorimétrie, Gamma, luminosité et contraste :

Même si on est loin de la perfection, je décrirais la colorimétrie comme plutôt équilibrée en sortie de boîte. Les modes « cinéma » et « HDR sim » sont les plus proches des références. L’examen du Gamut permet de confirmer que la mise en œuvre d’une roue chromatique avec segments blancs impacte directement l’amplitude de l’espace couleurs.

L’Optoma UHD42 n’atteint pas la totalité du rec.709 (93,9%) et dans ses conditions on dira simplement qu’il est apte à recevoir des programmes 4K HDR mais pas à les restituer avec toutes leurs qualités dans le domaine de la saturation des couleurs.

Je suis parti du mode « cinéma » pour effectuer mon calibrage, ce qui a permis de conserver une forte luminosité. Oubliez au passage le mode « référence » qui porte très mal son nom et donc la perte de puissance lumineuse est trop importante.

Voici mes réglages après calibrage :

Mode cinéma

Gamma 2.2

Luminosité : – 2

Contraste : + 2

Gain R : – 3

Gain V : 0

Gain B : 2

Bias R : 0

Bias V : 2

Bias B : 2

Après avoir ajusté précisément les couleurs, il reste 1542 lumens en mode lampe haut et 1019 lumens en mode économique. Comme vous vous limiterez à cette dernière option au regard de la pollution sonore évoquée dans le paragraphe « bruit de fonctionnement », ce nouvel Optoma est apte à projeter une image SDR d’un maximum de 3 m 20 (16 fL) et 4K HDR de 2m50 (26 fL).

Test Optoma UHD42

Son contraste natif est à l’avenant de celui de ses congénères et tourne aux alentours de 600 :1, les valeurs augmentant avec l’activation du contraste dynamique pour atteindre 1448 :1. Cette option n’entraîne pas trop d’effets de pompage mais a toutefois pour effet de boucher les noirs en faisant disparaître les détails dans les scènes nocturnes.

VERDICT SUBJECTIF

Cette partie est la plus compliquée pour moi suite aux contrariétés dues aux défauts relevés dans la partie « verdict technique »; c’est effectivement dur d’en faire abstraction pour se concentrer sur l’image « pure ». Néanmoins je vais m’y attaquer de la manière la plus détachée possible en m’intéressant aux qualités intrinsèques de celle-ci.

En 1080P SDR, l’œil est flatté par la dynamique de l’image associée à un piqué dans la bonne moyenne. Ce n’est pas le meilleur mais l’UDH42 s’en sort bien mieux que l’UHD52ALV récemment testé. La colorimétrie SDR offre des blancs non saturés et des teints chair naturels. L’un des avantages du nouvel Optoma c’est la douceur des travellings qui ne sont perturbés par aucun ralentissement ou déchirement.

Test Optoma UHD42
FURY 1080P Optoma UHD42

Dans les scènes nocturnes et en relation avec le contraste relatif du projecteur celui-ci trouve rapidement ses limites et l’utilisation d’un écran technique s’impose pour redonner de la densité et de la profondeur aux passages les plus sombres.

Test Optoma UHD42
OPTOMA UHD42 4K HDR

Pour le 4K HDR, malgré son Gamut restreint, l’UHD42 arrive à convaincre et les quelques passages de Dunkerque ou des images de tests des mires 4K d’AVS sont positionnés dans ce paragraphe pour tenter de vous donner une idée du rendu final.

Test Optoma UHD42
Dunkerque 4K HDR Optoma UHD42

Toutefois, en comparant le même passage donné à projeter à un autre appareil 4K 0,47 plus ancien, à savoir le ViewSonic PX-747, et bien mes yeux auraient comme une forte tendance à préférer le projecteur de la marque au trio de Diamants de Gould plutôt que l’UHD42. En outre mon porte-monnaie préfèrera aussi le ViewSonic car il est commercialisé à moins de 1000€ quand l’Optoma l’est à 1499.

Concernant la partie Gaming, il faudra vous contenter de mes mesures de lag car si je suis un cinéphile assidu il n’en va pas de même pour le jeu vidéo et les années passant je me suis séparé de tout ce qui est consoles ou PC Gaming.

CONCLUSION

Si je salue le respect des promesses en matière d’input lag et d’intérêt des Optoma UHD30/UHD42 pour les gamers, je suis beaucoup moins indulgent quant aux multiples défauts relevés sur cette nouvelle génération, à plus forte raison avec un prix public indicatif de 1499€.

Donc, la question suivante vient à l’esprit : après avoir vécu avec une génération de projecteurs DMD 0,47 et la pollution de leur cadre lumineux entourant l’image, va-t-il maintenant falloir accepter de supporter des images scindées en deux par intermittences comme avec les BenQ W2700/TK850 ? Non, c’est inacceptable et inexcusable ; les résultats obtenus avec ces projecteurs tournent au fiasco industriel et, plutôt que d’essayer de nous refiler de tels appareils, les constructeurs devraient peut-être demander des comptes à Texas Instruments.  Bref, ne comptez pas sur moi pour tenter de minimiser ces défauts de conception. C’est d’autant plus dommage que sans cela, l’Optoma UHD42 ne manquait pas de qualités.

J’ai apprécié :

  • Les menus complets,
  • La télécommande éclairée,
  • Une colorimétrie  plutôt équilibrée en sortie de boîte,
  • La fluidité,
  • Un input lag réduit.

Je regrette :

  • Le bruit de fonctionnement en mode haut,
  • Les accroches HDMI quelquefois difficiles,
  • Le défaut d’écran scindé,
  • Un bloc optique avec des aberrations chromatiques,
  • Un Gamut réduit inadéquat pour la restitution de programmes 4K HDR.
Test Optoma UHD42
Optoma UHD42

ENGLISH VERSION

OPTOMA UHD42 TEST

The good days are favourable to the reception of new models to be tested and today I propose you to discover together the performances of the Optoma UHD42. It is a DLP lamp projector equipped with a 0.47 DMD 0.47 chip with 4K simulation by XPR ×4 processing. This device is priced at 1499€ and has been developed by the manufacturer as a mixed home-cinema/gaming platform. A particular effort has been made to reduce the display delay time (input lag), an element particularly sought after by networked video game enthusiasts. Two versions coexist: the UHD42, the object of this test bench, and a version with a reduced price with the loss of small options such as Lens-shift and zoom, the UHD30 (1199€).

PRESENTATION

The Optoma UHD42 4K Ultra HD video projector is a model for gaming as well as for home cinema and serials.  Equipped with a lens with 1.3x optical zoom and a small vertical Lens-shift (10% magnification), it offers a projection ratio of 1.21:1-1.59:1. Thus, to obtain an image of 2m50 basic in the format 16/9th, you will need a recoil between 3m03 (minimum) and 3m98 (maximum).

Test Optoma UHD42
Optoma UHD42

To simulate a 4K image from a native Full HD resolution, it uses Texas Instruments XPR ×4 processing from a second generation 0.47 DMD chip. It supports HDR10 and HLG formats.

The UHD42 is better suited for use in bright environments than in a dedicated room. Its brightness has been « boosted » by the manufacturer thanks to an RGBWRVBW colour wheel (2 white segments) and the addition of the Brilliant Color option. This solution does not help to obtain a wide Gamut, which is nevertheless useful to obtain a more convincing 4K HDR colour rendering.

The dynamic contrast is announced with an amazing value of 500 000 :1… which will obviously not be there (one wonders how they arrive at this figure and what is the interest to continue to pretend it??).

The Optoma UHD42 video projector is announced with a low input level of 15.7ms at 240Hz. This means a refresh rate four times higher than the usual 60hz. This applies to video games that take advantage of 240Hz to offer even more realism and optimal fluidity. The two Optoma models UHD30 and UHD42 have this feature.

The 240Hz therefore applies to gamers but only to those equipped with a competition graphics card capable of handling 240 frames per second. This feature can be activated by selecting the Enhanced Game Mode. However, playback at 240Hz will only be accessible from a computer at 1080p resolution, but this is not surprising considering that the maximum refresh rate supported by any console is 120Hz and is also limited to 1080p. And for now, that only applies to the Xbox One. However, each increase in refresh rate is accompanied by a reduction in lag. With a 1080p signal Optoma announces 23.8ms at 60Hz, 18.2ms at 120Hz and 15.7ms at 240Hz.

As indicated, the image resolution for 120Hz or 240Hz is limited to 1080p. This restriction is imposed by the HDMI 2.0 specification and is not specific to the UHD42. Therefore, even if you have a computer powerful enough to run a game at 4K resolution and the projector’s high refresh rate, the projector will be limited to 60Hz.

For color fidelity, the UHD42 has ISFccc certification and the necessary calibration tools in its menus.

PHYSICAL PRESENTATION

The specific shape of the UHD30 and UHD42 denotes the multitude of references that revolve around the manufacturer’s UHD40/51/52 and other 4K-Look-alikes.

OPTOMA UHD42
OPTOMA UHD42

However, the optics remain off-centre and the zoom and focus settings are manual, as is the Lens-shift adjustment.

Test Optoma UHD42
Lens-shift Optoma UHD42

Fairly wide (dimensions WxDxH: 315 x 270 x 118mm), it displays 3.9kg on the balance.

The white and illuminated remote control (thanks to Optoma) returns to the more classic format of the older generations of projectors and abandons the minimalist side of the « smartTV » models.

Test Optoma UHD42
Télécommande Optoma UHD42

Connections include a first HDMI 2.0 input and a second 1.4a input that is 3D compatible. On the sound side, there is a 3.5mm mini jack input and output as well as an optical output to recover multi-channel sound from HDMI sources. In addition, there is a 10 Watt on-board loudspeaker, which obviously cannot replace the rendering of a quality multi-channel sound system.

Test Optoma UHD42
Connectique Optoma UHD42

The projector is 3D compatible but you will need to purchase DLP-Link glasses as they are not supplied with the unit.

MENUS

A video processing point developed in the UHD42, the only enhancement will come from this option which optimizes the input lag level from almost 50ms to 26.9ms.

For the rest, the colorimetry adjustment tools are complete with a separate gray scale adjustment (Gain and Bias) and a SMD on the 3 dimensions of the Gamut. The factory adjusted image selections are distributed in the following order: Cinema, HDR, HLG, HDR Sim, Reference, Gamut, Bright, User, 3D, ISF day and ISF night. Depending on the type of programs being broadcast, not all are available.

It is not possible to force the color space of the projector. Anyway, with its restricted Gamut it wouldn’t make sense. Be careful to manually select the video levels (restricted or wide RGB) because the automatic selection is often wrong, causing mapping defects between the source and the projector and a washed out image.

To enhance contrast, a real-time adjustment device is available (dynamic iris) but there is no mechanical iris in the light path. Gamma management is limited to predefined values.

Sharpness comes with an « ultra-detail » option that can be set to +1 and +2, but it is only of interest with 1080p programmes and it is better to limit it to +1, otherwise video noise will appear in the image.

TECHNICAL VERDICT

Operating noise :

The UHD42 has two modes of lamp operation, « bright » or « eco« . ». You will quickly forget the first one because with 40dB measured at 50cm it quickly turns into a hair dryer. The 32dB of the economy selection is much more bearable.

Sharpness :

Test Optoma UHD42
Zoom netteté centre image Optoma UHD42

I was particularly disappointed with the results obtained with the Optoma UHD52ALV. The UHD42 straightens the bar well but it is not yet perfect. The reproduction of rectangles and all the small details contained in them is certainly better on the UHD42, but it is easy to highlight chromatic aberrations at the edges of the image, such as the green halos surrounding the menu letters in the picture below.

Aberrations chromatiques Optoma UHD42

I was able to compare live the difference in picture accuracy between a ViewSonic PX-747 (V2) and the new Optoma: the model of the three-bird brand widens the gap significantly.

Smoothness :

Without image interpolation, the UHD42 delivers excellent results in this area. The 24, 50 and 60p management does not bring any reproach and therefore no trace of judder is perceptible.

Input lag :

A gaming-oriented home cinema projector is the advertising hook exploited by the UHD30 and UHD42. So I took out my 4K Leobnar probe to check the manufacturer’s advertisements. Not having any more Xbox console or PCHT of competition I limited myself to 60Hz. Without activating the lag reduction option, I found an average 50ms, which corresponds to most 4K DMD 0.47 on the market (without image interpolation). With the Game mode, the input lag is lowered to 26.3ms which is much more interesting for Gamers. The results are extrapolated to 120Hz by dividing this measurement by 2, i.e. 13.4 ms.

Test Optoma UHD42
Input lag Optoma UHD42

For the blow Optoma well kept its promises.

Overscan/illuminated frame:

By default, the cropping setting is off, allowing the projector to display a full image without cropping. The typical light frame on the second generation DMD 0.47 chip is still there in its usual width (between two and three centimetres depending on the projected image).

Test Optoma UHD42
Overscan Optoma UHD42

Split screen defect and HDMI hook :

I didn’t expect to find the defects of the BenQ W2700/TK850 on an Optoma and yet it did. I got the split-screen syndrome, which was already evident on the aforementioned BenQs. Technically, the explanation is simple: to simulate 4K, the XPR processing must synchronize two parts of the images. Overall, this operation is visually imperceptible for a large number of DLP projectors with 4K 0.47 simulation, but not in the case of the BenQ W2700/TK850 and therefore not in the case of the UHD42. Here is the visual result obtained.

Test Optoma UHD42
Ecran scindé en deux Optoma UHD42

Sometimes it’s tough and you have to change sources to make it disappear. At 1499€, this defect is for me inadmissible.

Another problem, three times during my test by selecting the « reference » mode I found myself with a black screen without having access to the menus. The only solution to get out of it was to turn off the projector. Here again, you quickly want to send your copy back to the engineers in charge of development and ask them to produce more serious work!

Colorimetry, Gamma, brightness and contrast :

Although far from perfect, I would describe the colorimetry as rather balanced out of the box « Cinema » and « HDR sim » modes are the closest to the references. Examination of the Gamut confirms that the implementation of a color wheel with white segments directly impacts the amplitude of the color space.

The Optoma UHD42 does not reach the full rec.709 (93.9%) and in its conditions we will simply say that it is able to receive 4K HDR programmes but not to reproduce them with all their qualities in the field of colour saturation.

I started from the « cinema » mode to carry out my calibration, which made it possible to preserve a strong luminosity. Forget the « reference » mode, which has a very bad name and therefore the loss of luminous power is too important.

After precisely adjusting the colors, there are still 1542 lumens in high lamp mode and 1019 lumens in economy mode. As you will limit yourself to this last option with regard to the noise pollution mentioned in the paragraph « operating noise« , this new Optoma is able to project an SDR image of a maximum of 3m20 (16 fL) and 4K HDR of 2m50 (26 fL).

Test Optoma UHD42

Its native contrast is similar to that of its peers and is around 600:1, with the values increasing with the activation of the dynamic contrast to reach 1448:1. This option does not cause too many pumping effects, but it does have the effect of blocking out blacks by making details disappear in night scenes.

Here are my settings after calibration:

Cinema mode
Gamma 2.2
Brightness: – 2
Contrast: + 2
Gain R: – 3
Gain V : 0
Gain B: 2
Bias R : 0
Bias V : 2
Bias B : 2

SUBJECTIVE VERDICT

This part is the most complicated for me because of the annoyances due to the defects noted in the « technical verdict » part; it is indeed hard to ignore it to concentrate on the « pure » image. Nevertheless I will tackle it in the most detached way possible by focusing on the intrinsic qualities of the image.

Test Optoma UHD42
FURY 1080P Optoma UHD42

In 1080P SDR, the eye is flattered by the dynamics of the image associated with a spike in the good average. It’s not the best but the UDH42 does much better than the recently tested UHD52ALV. SDR colorimetry provides unsaturated whites and natural skin tones. One of the advantages of the new Optoma is the smoothness of the drapes which are not disturbed by any slowing down or tearing.

Test Optoma UHD42
Tons chairs 4K HDR OPTOMA UHD42

In night scenes and in relation to the relative contrast of the projector, the projector quickly finds its limits and the use of a technical screen is necessary to restore density and depth to the darkest passages.

Test Optoma UHD42
Dunkerque 4K HDR Optoma UHD42

For the 4K HDR, despite its limited gamut, the UHD42 manages to convince and the few passages of Dunkirk or test images of the AVS 4K test patterns are positioned in this paragraph to try to give you an idea of the final rendering.

Test Optoma UHD42
OPTOMA UHD42 4K HDR

However, when comparing the same passage given to project to another older 0.47 4K device, namely the ViewSonic PX-747, well my eyes would have a strong tendency to prefer the brand’s projector to Gould’s Diamond Trio rather than the UHD42. Moreover my wallet will also prefer the ViewSonic because it is sold for less than 1000€ when the Optoma is at 1499€.

Concerning the Gaming part, you’ll have to be satisfied with my lag measurements because if I’m a regular moviegoer it’s not the same for video gaming and the years passing by I’ve separated myself from everything that is console or PC Gaming.

CONCLUSION

While I applaud the respect of the promises in terms of input lag and the interest of the Optoma UHD30/UHD42 for gamers, I am much less indulgent as for the multiple flaws found on this new generation, even more so with an indicative public price of 1499€.

So, the following question comes to mind: after having lived with a generation of 0.47 DMD projectors and the pollution of their light frame surrounding the image, will we now have to accept to support images split in two intermittently as with the BenQ W2700/TK850 ? No, this is unacceptable and inexcusable; the results obtained with these projectors are turning into an industrial fiasco and, rather than trying to pass off such devices to us, the manufacturers should perhaps hold Texas Instruments accountable.  In short, don’t count on me to try to minimize these design flaws. It’s all the more unfortunate because without it, the Optoma UHD42 would have been a good choice.

Test Optoma UHD42
Optoma UHD42

I liked it :

– The complete menus,

– The illuminated remote control,

– A rather balanced colorimetry at the box exit,

– Fluidity,

– Reduced input lag.

I regret :

– The operating noise in high mode,

– HDMI hang-ups sometimes difficult,

– The split screen defect,

– An optical block with chromatic aberrations,

– Inadequate reduced Gamut for playback of 4K HDR programs.

29 Comments

  1. Merci beaucoup pour ce test. Donc cet écran scindé chez BenQ semble donc être un défaut de la puce 0,47 pouce V2.

    On comprend mieux que les ingénieurs chez BenQ ne soient pas parvenu à trouver des solutions à ce problème.

    Alors que j’avais toujours laissé de côté le W2700, je commence finalement à le ré envisager face à ce Optoma UHD42.

    Qu’en pensez vous Gregory ? Entre le UHD42 et le W2700 ?

    • La majorité des projecteurs DLP 0,47 a simulation 4K n’est pas touchée par ce défaut, donc pourquoi certains y arrivent et pas d’autres ?
      Entre le W2700 et l’UHD42 ? Je choisis le
      ViewSonic PX-747 V2.

      • Je pense que je vais plutôt acheter un écran technique avant. J’ai peur que le PX-747 soit trop lumineux. Je projette sur un écran blanc de 2m de base dans une salle partiellement traité.

      • Bonjour Grégory,j’achète depuis quelques années des vidéoprojecteurs optoma et je suis en train de réfléchir pour mon futur achat et je pensais au viewsonicPx-742V2 en sachant que ma salle est éclairé par un velux,et que le vidéoprojecteur me sert aussi pour la télévision qu’en pensez vous?

        • Bonjour. Je pense qu’il vaudrait mieux partir sur un projecteur laser comme le Xiaomi APLD3.0. Pour le son ce n’est pas mon domaine, désolé.

      • Hi Gregory! In your opinion, would the PX747-4K(v2) – or something like Benq TK800M – be worth the upgrade over a PX700HD when I can only use an 80 inch NON-technical screen?

    • A mon avis, ni l’un ni l’autre, s’il on tout les 2 ce défaut, pourquoi les choisir ?
      Y a tellement de projecteur de nos jours, qu’il serait judicieux d’en prendre un aitre 😉

  2. Merci Grégory pour ce test sans détour.
    Nous devrions boycotter ces produits qui ne sont pas terminés.
    Effectivement c’est inadmissible de la part des constructeurs de tels défauts et qui plus est, mettre cela sur le compte des limites techniques de l’appareil.
    Encore donc un zéro pointé pour Optoma cette fois ci.
    A qui le tour…. après Benq et Optoma.

    • Espoir déçu, le problème est toujours là après la mise à jour (source avs) :

      I also have the split screen issue after updating firmware. Tested direct connection to multiple devices and multiple cables and still getting split screen. Goes away when video mode changes (switch to HDR for example), bit still annoying.

  3. Bonjour Greg, et merci vraiment pour les heures, je dis bien les heures de lecture passionnées que tu nous offres. Je suis en train de me créer une nouvelle pièce de vie avec un home cinéma. L’UHD 42 remplit mes critères, du gaming à la 3D et bien sur en essayant un maximum de profiter de grands films.
    Cet Optoma m’intéresse beaucoup mais je voudrais être certain que leur problème d’écran scindé est résolvable à court terme. Pour l’instant Optoma France reste sourd à mon questionnement… Penses-tu qu’il y aura un firmware correctif à coup sur?
    Merci d’avance

  4. super test Gregory comme d’habitude 🙂 cela devient récurant la médiocrité en ce moment inadmissible de sortir des produits pareille !!! je suis peux être dur !!! mais au prix là !!! on peux avoir un minimum de qualité je pense .

  5. Bonjour Grégory,

    Je suis à la recherche d’un vidéoprojecteur relativement low-cost et j’ai de la peine à savoir si des modèles plus « anciens » comme le tw5400 sont désormais désuets ou s’ils restent une bonne option.

    J’ai l’impression qu’il n’y a pas de grand bond en terme de qualité entre les VP très récents et ceux un peu plus anciens. Est-ce juste ?

    Merci pour toutes ces reviews très utiles !

  6. Bonjour à tous,

    J’ai craqué et j’ai acheté cet Optoma uhd42. Ennuyeux le problème du split screen (même s’il s’en va après un resynch). Espérons une mise à jour du firmware.
    J’ai une autre question : j’ai relié le projecteur à des enceintes via câble optique et je rencontre un souci. Le son continue tout de même de sortir du vidéo projecteur (dont le haut parleur interne est assez médiocre) en plus des enceintes. Une seule solution : désactiver le haut parleur interne dans les options mais on se retrouve ensuite avec une icône très disgracieuse en haut à droite de l’écran. Une idée d’une solution de contournement ?
    Merci encore de ton travail Grégory

    • Bonjour Nicolas,

      J’ai eu ce projecteur quelques semaines.
      Pour le son, je crois que tu peux le baisser jusqu’à 0 et tu n’auras pas d’icône.
      Je ne sais pas par contre si cela impacte le son de la sortie optique.

      • Bonjour Nordine , merci pour Nicolas !
        C’ est la bonne manipulation.
        Il est d’ usage, sauf à de rares exceptions , d’ avoir une sortie numérique fixe qui n’ est pas influencée par le réglage de volume analogique des hauts parleurs internes, lorsqu’ il ne sont pas coupés par un choix de sortie ( hdmi / optique / prise casque / hp internes )
        Il suffit ensuite de régler le volume à l’ aide de la télécommande de l’ ampli.

      • Bonjour à tous,

        Grégory : malheureusement il s’agit à ma connaissance du seul sur le marché possédant ces spécifications (notamment pour le jeu) c’est pourquoi ce n’est pas vraiment une option dans mon cas…

        Nordine : merci de ton retour ! Par contre comme tu l’as bien deviné le fait de baisser le son à 0 impacte les deux sorties (hp internes ET sortie optique…)
        Cela m’étonne que personne ne remonte ce point qui est visuellement très handicapant…Ou alors j’ai loupé quelque chose @Pat60 ? (je suis assez novice dans le domaine)

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*