Test JVC DLA-N5 : l’avis de grégory

Test JVC DLA-N5
JVC DLA-N5

TEST JVC DLA-N5

Voici en exclusivité pour le blog de PassionHomeCinema le premier test en français d’un modèle de série du nouveau JVC DLA-N5. Il s’agit du produit d’appel de la gamme 4K native du constructeur japonais composée des N5/N7 et du premier vidéoprojecteur à simulation 8K, le DLA-NX9.

A 6000€ (5999€ exactement), le DLA-N5 est l’appareil qui risque d’être le plus vendu en comparaison d’un N7 à 8000€ et d’un NX-9 au tarif stratosphérique de 18000€. C’est donc avec impatience que je voulais juger de ses performances dans mon environnement et vous rapporter mes conclusions. Ce nouveau banc d’essai va nous permettre de savoir si le N5 conserve les forces de JVC (contraste, dynamique, piqué) en y ajoutant une résolution 4K native. Sans plus attendre il est l’heure de répondre à ces interrogations.

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Lusoscreen et JVC DLA-N5

PRÉSENTATION DE L’APPAREIL

Le JVC N5, comme les N7 et NX9, marque enfin l’entrée de la marque dans le cercle fermé des projecteurs home cinéma de résolution 4K native. Jusqu’à présent Sony était le seul constructeur à offrir cette possibilité aux amoureux de grandes images à domicile. L’arrivée de JVC dans ce segment était particulièrement attendue, d’autant que les dernières générations de projecteurs 1080P à simulation 4k (série X) apparaissaient comme des copier/coller d’une année sur l’autre. La nouvelle gamme de projecteurs de JVC continue d’offrir la meilleure luminosité dans sa catégorie et les rapports de contraste natif les plus élevés du marché.

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JVC DLA-N5

Dans un monde d’images 4K dans lequel la guerre des formats ne contribue pas à la sérénité de l’utilisateur (HDR10, HDR10+, HLG, Dolby Vision), JVC a équipé ses nouveaux projecteurs 4K natifs d’une fonction appelée « Auto Tone Mapping« , destinée à assurer automatiquement une concordance entre les métadonnées contenues dans le flux HDR (support physique ou streaming) et le diffuseur frontal.

Le JVC DLA-N5 est compatible HDMI/ HDCP2.2 sur ses deux entrées HDMI. De la sorte, deux appareils dotés de dispositifs de protection contre la copie HDCP2.2 peuvent être connectés simultanément au projecteur. Ces entrées HDMI sont capables de prendre en charge des débits de transfert atteignant 18 Gbit/s et de fournir ainsi des signaux 4K natifs complets tels que 4K60p 4:4:4, 4K60p 4:2:2/36 bits et 4K24p 4:4:4/36 bits, grâce à un échantillonnage étendu des couleurs et à un débit d’images plus élevé.

Une lampe de 265W est installée dans le N5 (donnée pour une durée de vie de 4500 heures en mode économique). La puissance lumineuse est annoncée à 1800 lumens. Le contraste natif quant à lui est marqué à 40 000:1 et peut être élevé à 400 000:1 grâce à un iris dynamique (chiffres constructeur).

La coque a été entièrement renouvelée par rapport à la génération X. Disponible en noir et en blanc, le JVC N5 a pris de l’embonpoint et ce particulièrement en hauteur. Il gagne également un kilo supplémentaire sur la balance. Il va falloir un support plafond costaud et des chevilles résistantes pour envisager son installation au-dessus des spectateurs.

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JVC DLA-N5

Le bloc optique est entièrement motorisé et cette caractéristique s’accompagne d’un décalage physique vertical et horizontal (Lens-shift) qui vous offrira une grande souplesse dans le positionnement de l’appareil. Cette motorisation rend possible la présence d’une mémoire de zoom qui permet, après sauvegardes des réglages, de passer d’un écran au format 1.80 au 2.35/2.40:1 et cela d’un simple appui sur une touche. Le verre de l’optique est protégé par un cache en plastique qui s’escamote à la main.

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JVC DLA-N5

Pour projeter une image de 2 mètres 50 de base il vous faudra un recul compris entre 3 m 58 minimum et 7 m 28 maximum. Pour compléter ce tour de l’optique, signalons la présence dans le chemin de lumière d’un iris dynamique paramétrable sur deux niveaux de fonctionnement, qui viendra faire varier la puissance du flux lumineux en fonction du contenu de l’image projetée.

Le panneau de connectique comprend deux prises HDMI 2.0a, HDCP 2.2, une RS232C Sub-D, un trigger 12 V, une prise RJ-45 (service) et une DIN de synchro 3D RF avec un émetteur 3D et des lunettes 3D optionnelles. La nouvelle gamme conserve la gestion 3D.

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Panneau de connectique JVC DLA-N5

Le projecteur JVC DLA-N5 est doté d’une fonction d’auto-calibration qui permet d’étalonner automatiquement les images et de les optimiser en fonction de l’environnement, grâce à un capteur optique tiers disponible dans le commerce (sonde tri-stimulus Spyder).

Il est compatible avec le protocole Control4 SDDP (Simple Device Discovery Protocol) et peut ainsi être facilement intégré dans un système de domotique Control4.

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Télécommande JVC DLA-N5

La télécommande est modifiée par rapport aux générations précédentes ; elle devient plus compacte et plus lisse mais conserve son éclairage. Enfin, signalons que le JVC-DLA-N5 est certifié ISFccc,.

MENUS

Il faudrait un test complet uniquement dédié aux menus pour détailler les possibilités offertes par les ingénieurs JVC à l’utilisateur final. Toutes ses attentes sont en effet satisfaites. Ainsi, aux sélections usine (naturel, cinéma, HDR, 3D et utilisateurs) il convient de rajouter les profils de couleurs susceptibles de servir de base à des réglages utilisateurs.

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Menus infos JVC N5

Les niveaux RVB ont la possibilité d’être finement optimisés grâce à des ajustements dédiés du Gain et du Bias (offset pour JVC). Il est possible également de se limiter à l’utilisation des réglages prédéfinis de températures. JVC propose un CMS qui travaille sur les 3 dimensions du Gamut.

Le choix de l’espace couleurs est possible (RGB ou YcbCr 4:4:4 ou 4:2:2).

À ces multiples réglages de colorimétrie, il convient de rajouter des mémoires ajustées en usine qui doivent permettre de faire correspondre l’image du projecteur au(x) gabarit(s) d’écran que vous utilisez à domicile. Les réglages de netteté et de lissage d’image sont présents dans le MPC (Multiple Pixels Creator) et disponibles pour deux types de source (standard et haute définition). Trois options permettent d’ajuster ses effets (netteté accentuée, image lissée et NR [pour réduction de bruit). Pour aider à la précision de l’image, le N5 intègre une correction électronique de l’alignement des panneaux qui travaille sur une échelle de 1/16ème de pixel.

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Clear motion drive interpolation image JVC DLA-N5

L’interpolation d’image appelée « clear motion drive » peut être ajustée de la manière suivante : basse, haute, ntsc1080p24 ou désactivée. Le DLA-N5 reconduit le menu appelé « Faible latence » qui, lorsqu’il est activé, vient abaisser le temps de retard entre la source et le diffuseur. Cette option est principalement dédiée aux Gamers.

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Menu faible latence pour input lag JVC N

Pour les signaux HDR, un menu dédié « auto tone mapping » permet de faire correspondre automatiquement les métadonnées HDR de la source aux réglages de Gamma EOTF du projecteur. Cette option est également complétée par des informations sur les niveaux MaxCCL et MaxFALL du disque UHD Blu-ray que vous diffusez. Si d’aventure le projecteur ne sélectionnait pas la bonne configuration en délivrant une image HDR trop sombre ou trop lumineuse, il est possible d’intervenir manuellement sur ce paramètre.

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Sélection du niveau de mappage JVC DLA-N5

Les métadonnées HDR10 contiennent des informations sur les détails utilisés pour l’affichage masterisé (point blanc, coordonnées primaires, luminance) et les informations sur les métadonnées de contenu (MaxCLL + MaxFALL). Le MaxCLL, c’est le sous-pixel le plus lumineux d’une image (mesuré en nits) et le MaxFALL, Average Picture Level (APL), le maximum d’une image entière (également mesuré en nits).

JVC se base sur ces valeurs pour faire fonctionner son « Auto Tone Mapping » et permet d’adapter le contenu aux performances du projecteur. Il est également possible de sélectionner les espaces de couleurs prévus pour les images HDR : BT2020 et DCI.

Nous verrons dans la partie technique si cette nouvelle fonction est aussi « user friendly » que l’annonce le constructeur.

Pour accroître le contraste natif du N5, vous disposez de deux options : un iris dynamique qui travaille en mode auto 1 et 2 et un iris fixe qui vient réduire en permanence le flux lumineux. Son fonctionnement est particulièrement discret ; un des meilleurs du moment.

Faute de pack 3D livré par le constructeur avec le projecteur de test nous n’avons pu évaluer cette partie… et à vrai dire nous n’envisageons plus de tester cette caractéristique vu la tendance actuelle du marché à l’abandon de la 3D.

VERDICT TECHNIQUE

Bruit de fonctionnement :

Dans son mode économique, le JVC DLA-N5 est particulièrement discret et à 50 centimètres de l’appareil, je n’arrive à mesurer que le bruit résiduel de ma pièce soit 30dB. Un excellent point pour ce N5 qui rejoint donc les meilleurs du domaine. En mode lampe haut, il perd de sa discrétion et les ventilateurs sont notablement plus perceptibles avec 38 dB mesurés.

HDMI Handshake et problème de gestion des formats :

Aux oubliettes les anciens soucis de la génération X ! Pendant mes journées de tests je n’ai rencontré aucun problème de liaison HDMI ou de lenteur de synchronisation avec les changements de sources, problèmes qui me rendaient fou avec les appareils de la série X. En revanche, à l’allumage du projecteur il va falloir être patient, il faut en effet 1mn50 pour voir le logo DILA apparaître à l’écran. Cette caractéristique est peut être mise en place par JVC pour allonger la durée de vie de la lampe. L’extinction est en revanche plus rapide.

Netteté/Piqué :

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image de test 4K HDR JVC DLA-N5

JVC maintient depuis des années maintenant un effort particulier sur la qualité de ses optiques et cela ne change pas avec le N5. Il bénéficie comme ses grands frères d’un nouveau bloc entièrement en verre qui doit contribuer à restituer tous les avantages d’une image 4k en terme de précision et de netteté. En comparaison avec les nouveaux Sony 4k à lampe (270/570ES), le N5 affiche sans artifice de type « Reality Creation » (accroissement numérique de la netteté) une image 4K parfaite sans aberrations chromatiques.

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Mire précision 4K JVC N5

Pour s’en convaincre il suffit d’observer les mires de précisions 4K jointes (Burosch et Avs) ; ça ne bave pas (ce qui serait le signe d’aberrations chromatiques) et surtout toutes les lignes et les pixels sont reproduits finement aussi bien au centre que sur les bords de l’écran.

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Précision image 4K JVC N5

La précision d’image est tout bonnement exceptionnelle et elle est encore renforcée par la profondeur de champ.

Pour ceux qui voudraient rajouter de la netteté à l’aide du dispositif MPC (Multiple Pixel Creation) je recommande de conserver le mode « standard » car la sélection « haute défintion » lisse trop l’image. Voici en comparaison côte à côte les résultats obtenus.

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Comparaison haute résolution résolution standard JVC DLA-N5

Fluidité (CMD Clear Motion Drive) :

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Fluidité UFO JVC N5

Les résultats en termes de fluidité sont mitigés. Sans CMD le judder est présent, il faut au minimum activer la sélection NTSC/24p pour s’en débarrasser. A noter que l’aide à la fluidité est disponible pour les programmes 1080p et 4K. Pour obtenir les meilleurs résultats sans artefacts de bougé, il faudra choisir le mode « haut » mais avec un effet vidéo qui pourra déplaire.

Input lag (Jeux vidéo) :

Le JVC DLA-N5 enchantera les amateurs de cinéma à domicile mais également les hardcore Gamers avec une mesure d’input lag de 40 ms.

L’option baptisée « Faible latence » vient faire passer la mesure d’ ‘input lag de 100,3 ms à 40 ms. Un net progrès ! Les gamers vont enfin pouvoir envisager de jouer sur du projecteur D-ila en bénéficiant de la force de leur contraste et ainsi profiter des jeux particulièrement sombres et torturés.

Artefact/bruit vidéo/uniformité :

L’uniformité est optimale, sans aucune trace de coins lumineux ou de point chaud (hot spot) sur mon exemplaire de test. Mieux encore, les problèmes de pollution de lumière qui ont pu être constaté sur des mires APL avec un blanc qui irradie hors de son cadre (voir la mire ci-dessous), ont entièrement disparu.

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Absence de pollution lumineuse sur le JVC DLA-N5

L’image du JVC N5 est également épargnée par le bruit vidéo, sauf si vous abusez du réglage de netteté.

Overscan :

Aucun souci sur ce point : ma mire 4k présente tous ses caractères à l’image, preuve de l’absence de rognage.

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Overscan mire JVC DLA-N5

Luminosité/contraste :

Mes mesures de luminosité ont été prises senseur orienté vers le projecteur à l’aide d’un luxmètre dans une salle non-dédiée (un salon classique aux murs clairs).

Pour le contraste, ma sonde était placée à 50 cm du bloc optique du DLA-N5, capteur orienté vers le projecteur et non vers l’écran. Cette configuration vise à mesurer les performances du projecteur et non celles de mon écran technique Lusocreen Home cinéma.

Armés de ces informations, vous pourrez constater que JVC reste le champion du contraste associé à une forte luminosité. Au-delà des chiffres, ces points fort participent à la superbe impression laissée par l’image du nouveau N5.

Le tableau ci-dessous reprend l’ensemble de mes relevés. Même en mode lampe bas avec l’iris fixe totalement fermé, la luminosité dépasse 840 lumens.

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Contraste et luminosité JVC DLA-N5

Saluons au passage la bonne gestion de l’iris dynamique dont la mise en œuvre ne s’accompagne pas d’effets visuels de pompage (baisse de la luminosité perceptible) pendant le film. On applaudit également la présence de l’iris fixe pouvant contenir la puissance lumineuse en la ramenant le plus précisément possible aux valeurs de calibration que vous aurez déterminées.

Mes mesures démontrent qu’en SDR, le N5 est capable d’éclairer une image de 3 m 90 de base en conservant une luminance de 16 fL avec la lampe à pleine puissance. Le passage en mode économique réduit la taille d’écran à 3m50.

En HDR, pour conserver une luminance de 30 fL il faudra se limiter à une base d’écran de 3m15 avec la lampe à pleine puissance et 2m75 pour le mode économique.

Colorimétrie :

SDR

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CIE cinéma JVC DLA-N5

Les deux sélections usine « cinéma et naturel » doivent être reprises, la température de couleurs est trop froide principalement en raison d’un rouge en retrait. Le gamma n’est pas linéaire sur la valeur usine 2.2.

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RVB gamma naturel sortie de boite JVC DLA-N5

Le Gamut du projecteur affiche presque 112% du rec.709 et 82,4% du DCI-P3.

En utilisant le CMS intégré et l’ajustement séparé des Gain et Bias, il est possible d’effectuer un calibrage fin du N5 avec un écart deltaE inférieur à 1 et un gamma bien linéaire à 2.2.

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CIE post calibrage JVC N5
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RVB gamma post calibrage à partir mode cinema usine JVC DLA-N5

Voici mes valeurs post-calibrage pour la référence rec.709 en partant du mode usine « cinéma » :

Température de couleurs : 6500K avec valeurs Gain et Bias (offset) suivantes :

Gain Rouge : 0

Gain Vert : – 3

Gain Bleu : – 2

Offset Rouge : 3

Offset Vert : 0

Offset Bleu : 5

Gamma 2.4

Contraste : – 1

Luminosité : – 14

HDR :

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Sélection du niveau de mappage JVC DLA-N5

En HDR, si je salue l’activation automatique du mode de couleurs et gamma adapté dès la détection d’un signal correspondant, ce n’est pas encore la panacée. En effet, avec ma Xbox One S j’ai du intervenir manuellement sur l’ajustement du mapping pour bien éclairer les scènes HDR.

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Comparaison niveau de mappage

Je recommande en fonction des films de placer le contraste entre +25 et + 40, c’est vraiment compliqué puisque les films ne sont pas configurés avec le même niveau d’écrêtage.

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Menu mappage JVC DLA-N5

Pour les couleurs, conservez le mode HDR10 avec sélection du mode HDR et pas DCI.

IMPRESSIONS SUBJECTIVES

SDR :

Le JVC DLA-N5 est un projecteur 4K natif mais est-il réservé aux programmes UHD/4K HDR ?

Et bien non ! Pour ceux (dont je fais partie) qui ont encore une majorité de programmes 1080P à diffuser, le N5 saura en tirer le meilleur. Je place ci-dessous à titre d’exemple une photo de l’image projetée par le N5 à partir du Blu-ray de Basic Instinct et de la sublime Sharon Stone.

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Sharon STONE BASIC INSTINCT JVC DLA-N5

Dire que les vidéoprojecteurs JVC sont les champions incontestés du contraste natif devient un lieu commun. Mais pour ceux qui parmi vous ont un tant soit peu d’expérience de la vidéoprojection vous savez à quel point ce facteur est important. Il vient générer une sensation de profondeur et de densité dans l’image particulièrement agréable. Lorsque vous regardez une scène nocturne avec un appareil comme le N5, vous obtenez des noirs profonds et toujours détaillés avec en parallèle une superbe mise en évidence des parties lumineuses de l’image. C’est là toute la force des projecteurs DLA depuis des années et la nouvelle génération 4K s’inscrit dans cette lignée.

Concrètement, quel que soit le film que vous lui donnerez à diffuser ‒–une œuvre comme Mad Max Fury Road aux couleurs éclatantes et avec beaucoup de scènes de désert ou un film aux teintes plus sombres comme Fury– vous obtiendrez toujours la meilleure restitution possible. Avec les DLP vous aurez des appareils champions du piqué, de la netteté et du contraste Ansi mais des faiblesses dans le contraste natif  ; avec les LCD ou SXRD vous aurez de belles couleurs et de la luminosité mais une précision d’image moins bonne. Le JVC N5 est un appareil sans compromis sur tous les critères d’évaluation de l’image : Piqué, netteté, fluidité, luminosité, contraste : tout est là à l’image sans faiblesses !

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Basic Instinct 1080P JVC DLA-N5

D’ailleurs, à propos de contraste Ansi et d’une faiblesse supposée de la nouvelle gamme JVC dans ce domaine, je vous invite à examiner la restitution par ce projecteur d’une scène mêlant éléments sombres et lumineux (passage issu du Roi Arthur) et vous pourrez constater que le N5 est à l’aise aussi bien dans le contraste, la luminosité ou bien encore la précision d’image.

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Scène mixte roi arthur 4K HDR JVC DLA-N

HDR :

J’ai passé de longs moments à tester les versions Blu-ray 1080P et 4K HDR d’Alien Covenant et du Roi Arthur. Et bien c’est la première fois que je préfère la version 4K HDR des deux films sur un projecteur! Chapeau donc au JVC d’avoir contribué à cette première me concernant.

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Arthur 4K HDR

De fait, après avoir pris soin de rehausser le contraste, la luminosité et la lisibilité, mes passages favoris des films de Ridley Scott et de Guy Ritchie sont de retour. Pour le coup, le N5 dépasse Sony dans la qualité de la restitution d’un programme 4K HDR. Je peux enfin bénéficier de ces couleurs saturées, de ce contraste renforcé sans pester contre la perte de luminosité.

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Image 4K HDR JVC DLA-N5

Je vous positionne une comparaison SDR/HDR sur le même passage d’Alien Covenant.

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Comparaison 1080P SDR versus 4K HDR sur une image d’Alien Covenant et le JVC DLA-N5

CONCLUSION

Je débuterai cette conclusion en citant tout ce que le JVC DLA-N5 n’est pas. En effet ce modèle n’est pas dans l’air du temps,. Il n’est pas tout petit avec un système multimédia intégré, il n’est pas LED et encore moins laser et sa taille va faire rager plus d’une maîtresse de maison qui verra arriver cette armoire normande dans son salon. Le JVC DLA-N5 se trouve aujourd’hui dans la même position que celle des tri-tubes au début des années 90 alors confrontés à la déferlante des projecteurs numériques.

Les TT (tri-tubes) représentaient à l’époque le Graal de l’image avec des couleurs chatoyantes et un contraste infini, face à des projecteurs à 3 matrices incapables de faire du noir.

Le N5 n’est donc pas pourvu de tous les gadgets des Xgimi, JmGO ou autres LG mais la qualité de son image relègue loin derrière tous ces nouveaux venus. Il arrive également à contrebalancer l’hégémonie de Sony dans le domaine de l’image 4K en proposant dès son premier essai une image apte à venir concurrencer voire dépasser celle du VPL-VW570ES.

Si pour vous la qualité de l’image ne supporte aucun compromis et que vous disposez du budget correspondant, je vous recommande fortement de réfléchir à trouver un emplacement pour ce N5 dans votre espace de projection.

Au regard des instants de bonheur cinématographique qu’il m’aura fait connaître, je lui décerne un Gold Award PHC.FR.

GOLD AWARD PHC.FR
GOLD AWARD PHC.FR

J’apprécie :

  • Une image cinéma sublime que ce soit en SDR ou en HDR,
  • La luminosité,
  • Le contraste,
  • La précision (netteté, piqué),
  • La fluidité,
  • La discrétion de fonctionnement en mode lampe bas,
  • L’input lag réduit.

Je regrette :

  • Le prix
  • Le bruit de fonctionnement en mode lampe haut
  • La taille de l’appareil
Test JVC DLA-N5
JVC DLA-N5

Caractéristiques techniques du vidéoprojecteur JVC DLA-N5

  • Matrice : D-ILA 4K 0,65’’ (4096×2160)
  • Objectif : Zoom x2 et mise au point motorisés; f=21.4-42.8mm / F3.2-4
  • Décalage d’objectif : ±80% sur l’axe vertical et ±34% sur l’axe horizontal (motorisé)
  • Protège-objectif : non
  • Taille de projection : 60’’ – 200’’ (diagonale)
  • Lampe : NSH 265W (durée de vie de la lampe : environ 4 500 heures en mode basse consommation).
  • Luminosité : 1 800 lumens
  • Rapport de contraste : Natif : 40 000:1 / Dynamique : 400 000:1
  • Connecteurs d’entrée HDMI :  2 (3D/Deep Colour/HDCP2.2)
  • Connecteurs de sortie Déclencheur :  1 (Mini jack, DC12V/100mA)
  • Sync. 3D : 1 (Mini DIN 3 broches)
  • Connecteurs de commande  RS-232C : 1 (sub-D 9 broches)
  • Connecteurs de commande LAN (RJ-45) : 1
  • Rapport de projection‎ : 1.36 – 2.78

Signal d’entrée vidéo (numérique) :

  • 480p, 576p, 720p 60/50, 1080i 60/50,1080p 60/50/24,
  • 3840 x 2160p 60/50/30/25/24,
  • 4096 x 2160p 60/50/30/25/24

Signal d’entrée PC (HDMI) :

  • VGA/SVGA/XGA/WXGA/WXGA+/SXGA/WSXGA+

Format 3D :

  • Frame packing : 720p 60/50, 1080p 24
  • Side by side : 720p 60/50, 1080p 60/50/24, 1080i 60/50
  • Top & bottom : 720p 60/50, 1080p/24

Divers :

  • Consommation : 400W (veille en mode normal : 1.5W, Mode éco : 0.3W)
  • Niveau sonore du ventilateur : 21dB (avec la lampe en mode basse consommation)
  • Alimentation : AC 110V-240V, 50/60Hz
  • Dimensions : (LxHxP) 500 x 234 x 495 mm
  • Poids (net) :  19,8 Kg

Accessoires en option :

  • Lampe : PK-L2618U
  • Émetteur RF 3D : PK-EM2
  • Lunettes RF 3D : PK-AG3

55 Comments

  1. Salut greg j ‘ai cru comprendre que la fluidité n’est pas top en mode bas ? C un peu embêtant car en mode haut l’effet camescope est un peu genant à la longue.

  2. La comparaison avec les TT est amusante et pas inexacte ! Les JVC sont toujours fabriqués au Japon ? Si oui, c’est en plus du poids, de la taille, de la résolution native et de la qualité d’image une caractéristique de plus qui n’est pas dans l’air du temps.

    • Nous ne sommes pas du tout dans la même gamme de prix, la comparaison me semble inappropriée. J’ai beaucoup aimé le BenQ W5700 mais je ne l’ai pas testé comme j’ai pu le faire avec le JVC.

  3. Très beau test Greg, pour un très beau videoprojecteur.
    Au regard de ses fonctionnalités et de ses qualités, on aurait tendance à déjà dire : what else ?
    Sans doute un gabarit plus ’familial’ pour la maison.
    Que va bien pouvoir apporter de n7 ?
    Bravo JVC.

  4. Bravo grand worf pour ce test, com d habitude qualitatif .
    Et je te remercie car cela fait 2 ans que je tourne en rond pour l achat d un videoprojecteur 4k digne de nom! Et grâce a toi j ai trouve mon st graal!
    Je desire l acheter de suite. Ou puis je le trouver?
    Merci

  5. Bjr , Sacré bestiaux ce projo ! En mm temps , au vu de son gabarit , il est plus destiné à une salle dédiée, ainsi , pas de crise de nerf de Mme !

    Beau boulot Gregory , comme d’hab !

  6. Un autre test datant de ce matin annonce après mesure un input lag de plus de 40 ms très surprenant et surtout très éloigné des mesures faites ici

  7. Salut Greg ,

    Ca fait qq temps que je lis avec intérêt les tests que tu publies même si je ne suis encore jamais intervenu.

    Etant passé récemment sur un 7900 dont je suis enchanté je voulais te poser la question naturelle de ton avis sur le positionnement de ce nouveau venu face à son « ancien » grand frère ?

    Def au dessus oui mais quid propreté d’image (lue ailleurs plus élevée) et contraste (clairement en dessous sur le papier et en pratique également je pense) .

    Par ailleurs que penses tu des deux modes IRIS Auto ? Une différence entre les deux perceptibles ? (perso j’utilise l’auto 2 sur le 7900 dont je suis enchanté)

    Au plaisir de te lire

    Laurent (lowlow l’Annécien 😉 )

    • Salut la Yaute 🙂

      Je ne pourrai te répondre que face au X7500, tu sais que j’avais boycotté la gamme X5900/7900/9900 de JVC qui n’apportait que peu de modifications par rapport à la X5500/X7500/X9500.
      Alors propreté de l’image : vainqueur sans conteste le N5
      Contraste : les versions X sont plus contrastées mais ce n’est pas un handicap pour le N5 qui dépasse dans toutes les configurations les 10 000 :1
      L’iris AUTO : je ne vois et ne mesure aucune différence entre les 2 modes

      Si je devais choisir un projecteur JVC je prendrais le N5 (je n’ai pas encore testé le N7 et le prix du NX9 est totalement déconnant pour un projecteur à lampe) devant les modèles 1080P, principalement en raison du gain visible dans les détails de l’image et surtout le rendu HDR, comme je l’ai écrit, enfin une image 4K HDR convaincante avec luminosité, détails et contraste.

      • Salut greg

        Merci pour ce retour

        Pour propreté et détails bien noté

        Pour le HDR je suis surpris de ton constat même si je ne le remets pas forcément en cause compte tenu que tu as eu les 2 projos contrairement à moi.

        Certes le N5 a l’auto tone mapping pour lui mais à priori critiquable à te lire. De l’autre le 7900 a une puissance lumineuse équivalente (voire supérieure sur le papier) et surtout un contraste / niveau de noir clairement au dessus, tout ceci contribuant efficacement au rendu HDR.

        Après il faut l’avouer le 7900 est très loin de proposer une image HDR convaincante sortie de carton avec les réglages usines, (elle ferait même plutôt fuire ! lol ) mais une fois réglée c’est une tout autre histoire.

        Enfin bref je pense effectivement que ce N5 mérite d’être vu en situation pour se faire un avis.

        Pour l’iris Auto effectivement je n’ai vu aucune différence notable entre les 2 modes. Ce qui est certains c’est qu’il apporte vraiment et qu’aucun effet de pompage n’est visible (sur les séries X900 en tout cas) alors pourquoi s’en priver 🙂

        Laurent

        PS = ou te trouves tu au jour d’aujourd’hui ? Back dans le 74 ?

        • Laurent, je n’ai pas testé ton X7900, uniquement le X7500 mais tu me confirmes ce que je t’ai écrit, pour le rendu HDR il faut effectuer des nombreux réglages pour en tirer une image décente (c’était déjà le cas avec le X7500). Avec le N5 c’est bien moins compliqué mais il faut encore procédé à de légers ajustements (contraste en fonction du disque).
          Pareil tu me confirmes ce que mes mesures démontraient, aucune différence entre les 2 modes d’iris.
          Pour la Yaute, c’est terminé, je suis en Allemagne actuellement.

  8. Merci et bravo une fois de plus pour ce test 🙂
    Sur un écran technique de 3,5m de base, recommanderai plutôt un N5 ou un Acer VL7860?
    Et quel modèle est le plus silencieux des 2?

      • Meri de ta réponse, d’après ton test, j’avais cru comprendre que le N5 manquerait de luminosité pour une telle base d’écran, surtout en HDR… Et puis, étant très sensible au bruit pendant une projection, le mode haut du VL7860 est le maximum du niveau sonore que je peux supporter. Vivement un N5 laser ou LED à un prix abordable mais il va falloir encore attendre quelques années ;-)!

  9. Bonjour et merci pour toutes ces informations très bien documentées
    Au vu de l’ensemble des tests, j’hésite entre le Sony VPL VW270ES et le JVC DLA N5.
    La différence en matière de qualité d’image mérite-t-elle la différence de prix?
    J’ai encore un SIM2 Domino 80E, appareil excellent mais déjà ancien que je compte remplacer par un appareil 4K.(salle dédiée)
    Merci d’avance

  10. Bonjour.
    Encore une question par rapport au JVC DLA N5. Vous parlez d’Alien Covenant pour les différents test. Quel lecteur Bluray 4K utilisez-vous? Ou pour poser la question en d’autres termes quel lecteur BD 4K doit-on acquérir pour tirer le meilleur parti de l’appareil.(je n’ai pas trouve de test concernant les lecteurs 4K)
    Merci d’avance.

  11. bonjour gregory es qu il y a une grande diffence a l image entre le sony vw 270 et le jvc n5 sur une toile de 2.20 et dans une salle non dedié, un salon car il a 1000e de difference merci.

  12. Merci Gregory pour votre excellente et tres analytique revue (comme toujours). J’ai deux questions qui me tracassent:
    – Quelle est la qualite de l’upscaling du JVC N5? Peut-il jouer convenablement les Blu-Ray 2K, sans artifacts?
    – On sait que les projecteurs de Sony (SXRD) ont un probleme de degradation avec le temps de leurs panneaux et/ou polarisateurs. Qu’en est-il de JVC (DILA), qui utilisent une technologie similaire?

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