Test JVC LX-NZ3 : l’avis de Grégory

JVC LX-NZ3
JVC LX-NZ3

L’angoisse de la page blanche ! Alors que je m’apprête à vous relater mon expérience de cinéma à domicile avec le nouveau projecteur laser de JVC voilà que cette appréhension qui frappe tout rédacteur vient élire domicile dans mon esprit. Vous le savez chers lecteurs qui me suivez depuis tant d’années, s’il m’est aisé d’aligner les lignes et les paragraphes lorsqu’il y a de quoi être enchanté par l’image d’un diffuseur frontal, c’est plus compliqué lorsque le bilan est mitigé. Et, heu…, dans le cas d’espèce, celui du LX-NZ3, j’ai gribouillé des ziguiguis, des canassons, des vaches, des zanimaux et des fleurs pendant un certain temps… (Je vous mets ci-dessous le résultat ; vous me dites, des fois que ça vaille le coup de l’encadrer 😉

Note du rédacteur : le modèle testé est un sample de pré-production. Les ingénieurs de JVC ont indiqué qu’ils allaient  corriger quelques défauts sur l’optique sur la production finale.

PRÉSENTATION

Quelques jours avant l’ouverture officielle du salon IFA de Berlin édition 2019, JVC a dévoilé les caractéristiques d’un vidéoprojecteur non pas équipé de panneaux D-ila mais d’une puce DLP de Texas Instrument.

Ce n’est pas la première fois que le constructeur emprunte la voie des micro-miroirs ; il l’a déjà fait à deux reprises par le passé en allant puiser dans l’expérience et le savoir faire de BenQ pour développer 3 projecteurs DLP (deux 1080P et un 4K à simulation XPR ×4). Cet « emprunt » permet à JVC de venir étoffer sa gamme qui était limitée à des projecteurs placés à plus de 5000€ (DLA N5, N7 et NX-9).

Précédemment au NZ3 objet de ce nouveau banc d’essai j’avais pu tester le LX-UH1 (disponible sur ce blog) dont les performances avaient été contrariées par la présence de cette maudite puce DMD 0,47 de première génération et son cadre lumineux entourant l’image. Le prix de lancement de 2799€ et les piètres qualités de ce modèle n’avaient pas aidé à sa diffusion et sa reconnaissance auprès des home cinéphiles face à un BenQ W1700 dont il partageait les entrailles mais qui lui était vendu à moins de 1500€.

Fort de cette expérience et alors que Texas Instrument a amélioré le rendu de sa puce en diminuant le cadre lumineux dans une version 2 (sans toutefois le faire totalement disparaître), JVC en a profité pour sortir un tout nouveau modèle, toujours à partir d’une base BenQ mais cette fois avec une source lumineuse laser qui offre une luminosité élevée (3000 lumens) avec une longue durée de vie (20000 heures).

Test JVC LX-NZ3
JVC LX-NZ3

Le NZ3 conserve le même Lens-shift que l’UH1. Sa large amplitude vous aidera à placer correctement le projecteur dans votre environnement : il s’agit d’un appréciable déplacement mécanique du bloc optique sur les axes verticaux et horizontaux. Avec ce JVC, il est possible de bouger l’optique de 60% sur l’axe vertical et 23% à l’horizontale.

Pour obtenir une image de 2m50 de base, il vous faudra un recul minimum de 3m40 et maximum de 5m45. Le zoom et le focus de l’image sont manuels.

La connectique est identique à celle du UX1 et comprend 2 prises HDMI dont une seule est compatible HDCP 2.2 (4K/60p 4:4:4), 1 entrée VGA, 1 mini-USB, 1 RS-232, 1 USB-A et 1 prise 12v Trigger. Le NZ3 ne dispose pas de système sonore interne et n’est pas compatible 3D.

Test JVC LX-NZ3
Télécommande JVC LX-NZ3

La télécommande est reconduite par JVC. D’une belle couleur sombre elle est pourvue d’un rétro-éclairage bien pratique dans le noir.

Le JVC LX-NZ3 est disponible en blanc ou en noir pour un prix public de 3499€.

MENUS

L’origine du LX-NZ3 est évidente. Dans les menus ont reconnaît la patte de BenQ. L’architecture et l’organisation sont identiques ; seules quelques petites options les distinguent.

Les modes images réglés en usine sont listés de la manière suivante : « Naturel, cinéma, dynamique » et deux« mémoires utilisateurs ». Quand un contenu HDR ou HLG est détecté par le projecteur il passe automatiquement au mode d’image approprié.

Test JVC LX-NZ3
Menu image JVC LX-NZ3

Pour ajuster la colorimétrie, le LX-NZ3 intègre un réglage séparé du Gain et du Bias (pour la température des couleurs), un Color Management System (CMS) sur les 3 dimensions du Gamut et des valeurs bloquées de gamma sans possibilités d’édition.

Test JVC LX-NZ3
Sélection gamma JVC LX-NZ3

Concernant la gestion des signaux HDR, le projecteur peut détecter automatiquement la gamme dynamique de la source et optimiser les paramètres pour reproduire le contenu de la meilleure manière possible. Si la source d’entrée n’est pas définie avec une plage dynamique, il est possible de forcer les signaux HDR ou SDR manuellement. Toujours dans le menu HDR, l’utilisateur a accès à un réglage appelé bizarrement « Teinte HDR » qui permet d’ajuster automatiquement les niveaux de luminosité de votre image en fonction de la source d’entrée sur 5 niveaux : – 2, – 1, 0, +1 et + 2.

Le traitement XPR (simulation 4K) peut être ajusté finement dans le sous-menu « MoviePro » qui comprend 3 paramètres : « amélioration couleur, ton chair » et « super résolution ». L’E-shift ou traitement XPR peut également être totalement désactivé.

Petite innovation empruntée aux projecteurs D-ila du constructeur, le menu information affiche les données MaxCLL et MaxFall avec une source 4K HDR.

Test JVC LX-NZ3
MaxCLL JVC LX-NZ3

Le traitement vidéo est pourvu du strict minimum, sans interpolation d’images. Pour la gestion du contraste, le NZ3 n’est pas équipé d’un dispositif de type iris, mais la gestion en temps réel de la puissance du laser fait office de contraste dynamique.

VERDICT TECHNIQUE

Bruit de fonctionnement :

Ouch! ça commence mal ! En activant le laser à pleine puissance, le sonomètre s’affole à 49dB à 50 cm de distance. Dans ces conditions le NZ3 est insupportable. Il faut impérativement sélectionner le mode économique pour pouvoir envisager de l’utiliser dans la durée et encore cette opération ne permet-elle de ramener le bruit de fonctionnement qu’à 39dB. C’est inqualifiable ; il va falloir revoir cette partie mesdames et messieurs les concepteurs de cet appareil !

Piqué et netteté :

On doit supposer que tout comme le reste, le bloc optique a été également emprunté à BenQ. Mais pour le coup il y a du négligé dans le contrôle fin des éléments en verre avec une image de test sur laquelle il est aisé de mettre en évidence des aberrations chromatiques.

Test JVC LX-NZ3
Zoom aberrations chromatiques JVC LX-NZ3

J’ai également éprouvé quelques difficultés à obtenir un réglage de netteté optimum sur chaque partie de l’image, car en intervenant sur la partie gauche, c’est la partie droite qui floutait et inversement… Un projecteur pour regarder du tennis ?!

C’est peut être le prix à payer pour bénéficier d’un déplacement mécanique de l’optique (Lens-shift) avec une large amplitude.

Fluidité:

Les mires de fluidité de Spears and Munsil démontrent quelques petites traces de saccades, signe de la présence de judder qu’il ne sera pas possible de réduire faute de la mise à disposition d’une interpolation d’images.

Test JVC LX-NZ3
Mire de fluidité JVC LX-NZ3

Input lag :

Le choix du traitement vidéo réduit à la portion congrue présente toutefois quelques avantages. C’est dans le domaine du retard à l’affichage qu’il est visible avec une mesure d’input lag inférieure à 50 ms (44,5 ms). Dans ces conditions, le nouveau JVC peut être envisagé comme un vecteur de diffusion des parties de frags multi-joueurs.

Test JVC LX-NZ3
Input lag JVC LX-NZ3

Overscan et cadre lumineux :

Par défaut, le réglage d’overscan est inactif, ce qu’atteste la mire de cropping dans laquelle les symboles situés les plus aux bords de l’image sont présents.

Test JVC LX-NZ3
Overscan JVC NZ3

Concernant le défaut de cadre lumineux, il passe d’une bande claire de plus de 6 centimètres de large sur le LX-UH1 à 2 centimètres sur le NZ3. C’est bien la preuve de la mise en œuvre de la puce 0,47 de seconde génération.

Uniformité :

L’éclairage de l’image n’est pas réalisé de manière uniforme sur toute la surface de l’image. La forte puissance du NZ3 se traduit par des zones plus claires à l’écran. Il est possible de mesurer l’effet visuel obtenu sur l’image présente ci-dessous.

Test JVC LX-NZ3
Défaut d’uniformité JVC LX-NZ3

Accroche et synchronisation HDMI :

Par le passé, j’ai déjà pesté contre la lenteur de la synchronisation HDMI qui frappait des projecteurs D-ILA JVC mais cela ne concernait pas les modèles DLP. Hélas dans le cas du NZ3, il semble que le défaut des grands frères soit maintenant présent.

De quoi s’agit-il ? Et bien quand vous changez de sources ou quand vous souhaitez revenir au menu de choix de votre platine UHD Blu-ray, le projecteur affiche d’abord une image noire avant de projeter du contenu et ce délai peut varier de 8 à 25 secondes sur le NZ3 ! Je vous assure qu’à la longue c’est particulièrement horripilant.

Colorimétrie, gamma, luminosité et contraste :

En l’absence de possibilité de calibrage fin avec un équipement adapté, il faudra vous placer sur le mode cinéma pour obtenir des couleurs naturelles. Dans ces conditions et malgré la mise en œuvre d’un laser le gamut du projecteur est cantonné à 109,3% des références rec.709, 80,6% du DCI-P3 et 57,8% du rec.2020.

Le Gamma est plutôt bien géré dès la sortie de boîte avec des valeurs annoncées correspondant à mes mesures. Vous trouverez dans le tableau récapitulatif habituel toutes les températures de couleurs et les écarts deltaE ainsi que la moyenne du Gamma mesuré.

Pour le contraste c’est la douche froide : alors que les projecteurs Xiaomi laser UST arrivent à des valeurs de 2500:1 avec une puce 0,47, le NZ3 est seulement dans la moyenne de ses concurrents à lampes (bien moins chers). Le contraste natif après calibrage est en effet de 567/1. L’activation de la gestion dynamique le pousse certes à 1833/1 mais cette seconde configuration n’est toutefois pas utilisable car l’effet de pompage de luminosité est aisément perceptible.

Test JVC LX-NZ3

Je vous positionne ci-dessous les valeurs de noir et de blanc mesurées (mesures en fL).

Le constructeur promet dans les caractéristiques de son nouveau modèle qu’il est paré pour une image de 5 mètres de base et j’ai pu vérifier la véracité de cette annonce. Avec 2589 lumens à pleine puissance, le NZ3 est capable d’éclairer une telle taille d’écran en conservant une luminance de 16 fL en 1080P SDR.

Toutefois, compte tenu des conséquences sur le bruit de fonctionnement je ne saurai trop vous recommander de vous limiter au mode économique qui lui est apte à prendre en charge des écrans de 4m40 en SDR et 3m50 en 4K HDR.

Concernant l’automapping HDR, sur deux disques de tests Alien Covenant et Sicario, il a été mis en défaut. Il a fallu corriger manuellement les niveaux de contraste et de luminosité.

Voici mes réglages post-calibrage en 1080P SDR :

Mode cinéma

Gamma 2.2

Luminosité : 48

Contraste : 53

Température de couleurs prédéfinie élevée

Gain R : 105

Gain V : 100

Gain B : 95

Décalage R : 244

Décalage vert : 258

Décalage bleu : 240

Puissance lumineuse éco

Voici mes réglages post-calibrage en 4K HDR :

Mode HDR

Luminosité : 52

Contraste : 60 à 75 suivant les films

Température de couleurs prédéfinie élevée

Gain R : 105

Gain V : 100

Gain B : 95

Décalage R : 244

Décalage vert : 258

Décalage bleu : 240

Puissance lumineuse éco

VERDICT SUBJECTIF

1080P SDR :

C’est moyen, c’est même plus que moyen sur source 1080P SDR. Le nouveau projecteur laser de JVC est entravé dans la restitution des Blu-ray ou autres sources SDR en premier lieu par l’absence de profondeur de l’image en raison de la faiblesse de son contraste. C’est fade et sans profondeur, en comparaison directe sur les mêmes scènes avec le ViewSonic PX-4747 version2 à lampe. A aucun moment le surcoût financier lié à l’utilisation d’une source laser n’est justifié à l’image. Bien au contraire, c’est le petit DLP 4K à lampe et à 900€ qui s’en sort le mieux.

Test JVC LX-NZ3
Rendu scène nocturne

Autres facteurs handicapants : l’optique pas géniale et les défauts d’uniformité visibles à l’écran. Il y a de quoi faire la moue. Non, vraiment, le NZ3 n’est pas le projecteur actuel le plus à l’aise avec les signaux 1080P.

4K HDR :

Test JVC LX-NZ3
HDR 4K SICARIO JVC LX-NZ3

Après calibrage un sourire revient. Grâce aux signaux HDR l’image retrouve plus de force et de profondeur. La forte luminosité du NZ3 est enfin utile pour donner de la dynamique, du relief et pour le coup de la profondeur.

Test JVC LX-NZ3
ALIEN COVENANT 4K HDR JVC LX-NZ3

Je vous positionne donc quelques images 4K HDR du NZ3 qui m’ont particulièrement flattées la rétine au visionnage sur mon écran de projection (Alien Covenant et Sicario).

Test JVC LX-NZ3
HDR 4K SICARIO JVC LX-NZ3
Test JVC LX-NZ3
Gant 4K HDR Alien covenant JVC LX-NZ3

CONCLUSION

Armé de tous ces tests et comparatifs, il m’est difficile de vous recommander l’achat du LX-NZ3, tout simplement parce que dans le segment des projecteurs laser DLP à simulation 4K il n’est pas tout seul. Il a été devancé par Acer et Optoma qui commercialisent depuis plus d’une année maintenant les VL7860 et UHZ65, deux projecteurs avec puces DLP 0.66, ce qui signifie meilleur contraste et meilleur piqué avec également un dispositif d’interpolation d’images.

Dans cette confrontation, il faut noter que les deux modèles les plus anciens sont maintenant commercialisés au prix de lancement du NZ3 et dans ces conditions, la lutte est trop inégale.

Je ne peux que conseiller à JVC de réfléchir à un repositionnement tarifaire de son nouveau modèle s’il ne veut pas risquer de lui faire connaître le même destin que le LX-UH1.

JVC LX-NZ3
JVC LX-NZ3

J’ai apprécié :

– Le Lens-shift,

– La luminosité,

– Une colorimétrie en sortie de boîte qui sans être parfaite est néanmoins utilisable,

– Un niveau d’input lag modéré,

– Le rendu 4K HDR après calibrage,

Je regrette :

– Le prix,

– Le bruit de fonctionnement,

– Le faible contraste,

– L’absence d’interpolation d’images,

– Un bloc optique moyen,

– Le défaut d’uniformité lumineuse à l’écran,

– Les problèmes d’accroche HDMI,

– Un automapping encore trop imprécis.

ENGLISH VERSION

The anguish of the blank page! As I am about to tell you about my home theater experience with the new JVC laser projector, this apprehension that strikes any writer comes to mind. You know this, dear readers who have been following me for so many years, if it is easy for me to align lines and paragraphs when there is enough to be enchanted by the image of a front diffuser, it is more complicated when the results are mixed. And, uh…, in this case, the LX-NZ3, I scribbled ziguigui, horses, cows, animals and flowers for a while… (I put the result below; you tell me, sometimes it’s worth framing it 😉

Editor’s note: the model tested is a pre-production sample. The JVC engineers told me that they were going to correct some defects on the optics on the final production.

PRESENTATION


A few days before the official opening of the 2019 Berlin IFA show, JVC unveiled the features of a projector not equipped with D-ila panels but with a DLP chip from Texas Instrument.

This is not the first time that the manufacturer has followed the path of micro mirrors; it has already done so twice in the past by drawing on BenQ’s experience and know-how to develop 3 DLP projectors (two 1080P and one 4K with XPR ×4 simulation). This « loan » allows JVC to extend its range, which was limited to projectors placed at more than 5000€ (DLA N5, N7 and NX-9).


Previously at the NZ3 object of this new test bench I had been able to test the LX-UH1 (available on this blog) whose performance had been hampered by the presence of this damn first generation 0.47 DMD chip and its bright frame surrounding the image. The launch price of 2799€ and the poor qualities of this model had not helped its diffusion and recognition among home moviegoers against a BenQ W1700 whose entrails he shared but which was sold to him for less than 1500€.


Based on this experience and while Texas Instrument has improved the rendering of its chip by decreasing the light frame in a version 2 (without however making it completely disappear), JVC has taken the opportunity to release a brand new model, still from a BenQ base but this time with a laser light source that offers a high brightness (3000 lumens) with a long life (20000 hours).

Test JVC LX-NZ3
JVC LX-NZ3


The NZ3 keeps the same Lens-shift as the UH1. Its wide amplitude will help you to place the projector correctly in your environment: it is an appreciable mechanical displacement of the optical compartment on the vertical and horizontal axes. With this JVC, it is possible to move the lens 60% vertically and 23% horizontally.

To obtain a basic image of 2m50, you will need a minimum retreat of 3m40 and a maximum of 5m45. The zoom and focus of the image are manual.

The connection is identical to that of the UX1 and includes 2 HDMI sockets, only one of which is HDCP 2.2 compatible (4K/60p 4:4:4:4), 1 VGA input, 1 mini-USB, 1 RS-232, 1 USB-A and 1 12v Trigger socket. The NZ3 does not have an internal sound system and is not 3D compatible.

Test JVC LX-NZ3
Télécommande JVC LX-NZ3

The remote control is renewed by JVC. With a beautiful dark colour, it is equipped with a practical backlight in the dark.
The JVC LX-NZ3 is available in white or black for a public price of 3499€.

MENUS

The origin of LX-NZ3 is obvious. In the menus we recognize BenQ’s paw. The architecture and organization are identical; only a few small options distinguish them.

The factory-set image modes are listed as follows: « Natural, Cinema, Dynamic » and two « User memories« . When HDR or HLG content is detected by the projector it automatically switches to the appropriate image mode.

Test JVC LX-NZ3
Menu image JVC LX-NZ3


To adjust the colorimetry, the LX-NZ3 includes a separate Gain and Bias setting (for color temperature), a Color Management System (CMS) on the 3 dimensions of the Gamut and blocked gamma values without editing possibilities.

Test JVC LX-NZ3
Sélection gamma JVC LX-NZ3


For HDR signal management, the projector can automatically detect the dynamic range of the source and optimize the settings to reproduce the content in the best possible way. If the input source is not defined with a dynamic range, it is possible to force the HDR or SDR signals manually. Still in the HDR menu, the user has access to a setting strangely called « HDR Hue » that automatically adjusts the brightness levels of your image according to the input source on 5 levels: – 2, – 1, 0, +1 and + 2.
The XPR processing (4K simulation) can be fine-tuned in the « MoviePro » sub-menu which includes 3 parameters: « color enhancement, flesh tone » and « super resolution« . The E-shift or XPR processing can also be completely disabled.
A small innovation borrowed from the manufacturer’s D-ila projectors, the information menu displays MaxCLL and MaxFall data with a 4K HDR source.

Test JVC LX-NZ3
MaxCLL JVC LX-NZ3

The video processing is provided with the strict minimum, without image interpolation.
For contrast management, the NZ3 is not equipped with an iris-type device, but real-time laser power management acts as a dynamic contrast.


TECHNICAL VERDICT


Operating noise:


Ouch! It’s a bad start! By activating the laser at full power, the sound level meter panics at 49dB at a distance of 50 cm. Under these conditions the NZ3 is unbearable. It is essential to select the economic mode in order to be able to consider using it over time and even then this operation only reduces the operating noise to 39dB. It’s unspeakable; we’re going to have to review this part, ladies and gentlemen, the designers of this device!


Prickly and sharp:


It must be assumed that, like everything else, the optical compartment was also borrowed from BenQ. But for the moment there is a neglect in the fine control of the glass elements with a test image on which it is easy to highlight chromatic aberrations.

Test JVC LX-NZ3
Zoom aberrations chromatiques JVC LX-NZ3

I also had some difficulty in obtaining an optimal sharpness setting on each part of the image, because by intervening on the left part, it is the right part that was blurred and vice versa…. A projector to watch tennis?!

This may be the price to pay for a mechanical movement of the optics (Lens-shift) with a large amplitude.


Fluidity:

The fluidity patterns of Spears and Munsil show some small traces of jerks, a sign of the presence of judder that it will not be possible to reduce without the provision of image interpolation.

Test JVC LX-NZ3
Mire de fluidité JVC LX-NZ3


Input lag :


However, there are some advantages to choosing video processing that is reduced to the smallest portion. It is in the area of display delay that it is visible with an input lag measurement of less than 50 ms (44.5 ms). Under these conditions, the new JVC can be considered as a diffusion vector for multiplayer frag games.

Test JVC LX-NZ3
Input lag JVC LX-NZ3


Overscan and light frame:


By default, the overscan setting is inactive, as evidenced by the cropping pattern in which the symbols most at the edges of the image are present.

Test JVC LX-NZ3
Overscan JVC NZ3

As for the lack of a light frame, it goes from a clear band more than 6 centimetres wide on the LX-UH1 to 2 centimetres on the NZ3. This is proof of the implementation of the second generation 0.47 chip.


Uniformity:


The illumination of the image is not uniformly achieved over the entire surface of the image. The high power of the NZ3 results in brighter areas on the screen. It is possible to measure the visual effect obtained on the image below.

Test JVC LX-NZ3
Défaut d’uniformité JVC LX-NZ3



HDMI hook and sync:


In the past, I have already complained about the slow HDMI synchronization that hit D-ILA JVC projectors, but this did not concern DLP models. Unfortunately, in the case of the NZ3, it seems that the defect of the older brothers is now present.

What is it about? Well, when you change sources or when you want to return to the menu of your Blu-ray UHD player, the projector first displays a black image before projecting content and this delay can vary from 8 to 25 seconds on the NZ3 ! I assure you that in the long run it is particularly horrifying.



Colorimetry, gamma, brightness and contrast:


If you cannot fine-tune the calibration with the appropriate equipment, you will have to switch to the cinema mode to obtain natural colours. Under these conditions and despite the use of a laser, the gamut of the projector is limited to 109.3% of the references rec.709, 80.6% of the DCI-P3 and 57.8% of the rec.2020.

Gamma is quite well managed from the moment it leaves the box with announced values corresponding to my measurements. You will find in the usual summary table all color temperatures and deltaE deviations as well as the average Gamma measured.

Test JVC LX-NZ3
Mode cinéma RVB Gamma JVC LX-NZ3


For the contrast it is the cold shower: while the Xiaomi laser UST projectors reach values of 2500:1 with a 0.47 chip, the NZ3 is only in the average of its tube competitors (much cheaper). The native contrast after calibration is 567/1. The activation of dynamic management certainly pushes it to 1833/1 but this second configuration is not usable because the effect of pumping luminosity is easily perceptible.

Test JVC LX-NZ3


I position below the measured black and white values (measurements in fL).

Test JVC LX-NZ3
Contraste natif JVC LX-NZ3


The manufacturer promises in the specifications of his new model that he is ready for a 5-metre base image and I was able to verify the veracity of this ad. With 2589 lumens at full power, the NZ3 is able to illuminate such a large screen size while maintaining a luminance of 16 fL in 1080P SDR.
However, given the consequences on operating noise, I cannot recommend that you limit yourself too much to the economic mode that is able to support screens of 4m40 in SDR and 3m50 in 4K HDR.


Concerning the HDR automation, on two test disks Alien Covenant and Sicario, it has been put in default. The contrast and brightness levels had to be manually corrected.

Test JVC LX-NZ3
RVB Gamma post calibrage JVC LX-NZ


Here are my post-calibration settings in 1080P SDR:

Cinema mode
Gamma 2.2
Brightness: 48
Contrast: 53
High predefined color temperature
Gain R : 105
Gain V: 100
Gain B: 95
Shift R : 244
Green shift: 258
Blue offset: 240
Eco light power




Here are my post-calibration settings in 4K HDR:


HDR mode
Brightness: 52
Contrast: 60 to 75 depending on the film
High predefined color temperature
Gain R : 105
Gain V: 100
Gain B: 95
Shift R : 244
Green shift: 258
Blue offset: 240
Eco light power


SUBJECTIVE VERDICT


1080P SDR :


It’s average, it’s even more than average on 1080P SDR source. The new JVC laser projector is hindered in the playback of Blu-ray or other SDR sources primarily by the lack of image depth due to its low contrast. It is bland and shallow, in direct comparison on the same stages with the ViewSonic PX-4747 version2 with tube. At no time is the additional financial cost associated with the use of a laser source justified on an image basis. On the contrary, it is the small DLP 4K with tube and at 900€ that is doing the best.

Test JVC LX-NZ3
Rendu scène nocturne

Other disabling factors: the not-so-great optics and uniformity defects visible on the screen. There’s enough to pout about. No, really, the NZ3 is not the most comfortable projector today with 1080P signals.


4K HDR :

Test JVC LX-NZ3
HDR 4K SICARIO JVC LX-NZ3


After calibration a smile returns. Thanks to HDR signals, the image regains more strength and depth. The high luminosity of the NZ3 is finally useful to give dynamics, relief and depth.

Test JVC LX-NZ3
ALIEN COVENANT 4K HDR JVC LX-NZ3

I am therefore positioning some 4K HDR images of the NZ3 that have particularly flattered my retina when viewing on my projection screen (Alien Covenant and Sicario).

Test JVC LX-NZ3
HDR 4K SICARIO JVC LX-NZ3
Test JVC LX-NZ3
Gant 4K HDR Alien covenant JVC LX-NZ3

CONCLUSION


Armed with all these tests and comparisons, it is difficult for me to recommend the purchase of the LX-NZ3, simply because in the DLP 4K simulation laser projector segment it is not alone. It was outperformed by Acer and Optoma, who have been marketing the VL7860 and UHZ65 for more than a year now, two projectors with DLP 0.66 chips, which means better contrast and better sharpness with also an image interpolation device.

In this confrontation, it should be noted that the two oldest models are now marketed at the introductory price of the NZ3 and under these conditions, the fight is too uneven.

I can only advise JVC to consider repositioning its new model if it does not want to risk making it aware of the same fate as the LX-UH1.

JVC LX-NZ3
JVC LX-NZ3



I appreciated it:

– The Lens-shift,
– The brightness,
– A colorimetry at the exit of the box which without being perfect is nevertheless usable,
– A moderate level of lag input,
– 4K HDR rendering after calibration,


I regret :

The price,
– The operating noise,
– The low contrast,
– The absence of image interpolation,
– A medium optical compartment,
– The lack of luminous uniformity on the screen,
– HDMI hanging problems,
– An automation that is still too imprecise.



22 Comments

  1. Ouarf la cata.
    Ce n’est pas encore maintenant que je vais passer sur un laser.
    Grosse déception.
    Merci pour le test Grégory, je vais faire des économies.

  2. J’ai juste parcouru le test car pas très intéressé par le produit, mais l’image qui montre le défaut d’uniformité fait peur : Wahou, ce n’est pas un petit défaut !

  3. Je suis bien intéressé par ces 2 modèles, mais j’ai besoin d’un lens shift horizontal pour mon installation. Ce qui n’est pas le cas sur le Acer et l’Optoma ?!

      • j’ai monté le mien sur potence vertical avec réglage dans tous les axes
        la potence d’electrodepot ,le resultat est bien et pratique
        il y a quand même un petit réglage vertical ,,,,,
        mais faut être précis pour ce projecteur et sourd ,,,,

  4. C’est la dèche 🙂
    En salon avec un mur lateral noir et projection au travers du mur arrière, face à une fenêtre ( l’écran vient masquer la fenêtre)
    -》 UST non intégrable

    Reste vl7860/uhz65 mais lens shift problématique en vertical ( insuffisant avec l’intégration faite)

    Et donc finalement le TW9400 qui est plutôt 2K et .. pas de laser !!!!

    Que le dieu de la videoprojection ( ou les constructeurs) m’entende !

    -un laser 4k avec un bon contraste, des couleurs saturées, compensation de mouvement.

    Un epson 9xxxx avec laser et vrai 4k (matrice 2k native avec wobulation 4k ?)

    Ou un vl7860++/uhz65++ avec un vrai lens shift.

  5. Merci pour ce site assez unique concernant les tests de projecteurs. Petite question: Est-ce que l’appréciation plutôt négative de cet appareil veut dire que vous l’avez trouvé moins bon que le ViewSonic LS700HD qui avait beaucoup de bon points ou est-ce que ces appréciations tiennent compte des prix respectifs?

  6. Un très grand merci pour ces tests Gregory. À ma connaissance, tu es le seul à avoir réalisé une critique du NZ3 jusqu’à maintenant.
    Les résultats sont tellement négatifs, est-ce qu’il y a une chance que tu te sois retrouvé avec un modèle de pré-production ou un firmware non finalisé? C’est assez peu représentatif de ce qu’on pourrait être en droit de s’attendre de JVC et d’un produit de cette gamme de prix. 🙁
    C’est complètement autre chose, mais je crois que je vais me tourner vers un Epson 5050UB. J’ai une salle familiale avec réfraction lumineuse des meubles et des murs qui sont plus pales qu’optimal. Le laser aurait aidé je crois…

  7. J’ai acheté récemment ce JVC LX-NZ3 neuf qui était en magasin depuis quelques temps certainement. J’ai pu l’utiliser 3 ou 4 jours avant qu’il ne tombe en panne sèche (panne d’alim) ! sic !
    Retour au SAV JVC qui en 3 jours m’en a renvoyé un neuf en remplacement !
    Donc mince pour la panne, mais BRAVO à JVC qui a traité très efficacement le problème. Chapeau bas JVC !
    Du coup j’ai une expérience particulière avec ce vidéoprojecteur : j’ai eu un numéro de série plutôt ancien (le premier qui dormait en magasin) et un numéro de série récent. Et bien entre les deux il n’y a pas photo !
    Le premier avait effectivement ce défaut d’optique, avec l’impossibilité d’être net à droite et à gauche de l’écran, ou au centre, simultanément. Il fallait trouver un réglage pas trop mauvais plutôt bon au centre et un peu moins bons d’un coté de l’écran. Avec le récent, ce défaut a disparu : quand c’est net, c’est net partout, au centre à gauche à droite, en haut en bas. Rien à dire c’est le jour et la nuit. Coté défaut d’abération chromatique, idem. Pas top avec l’ancien, et top avec le nouveau. C’est propre partout !
    Donc aucun doute, JVC a corrigé le problème d’optique sur ce vidéoprojecteur. GENIAL !
    Concernant l’autre défaut constaté, c’est à dire le bruit, mon nouveau est moins bruyant que mon premier. En mode Eco aucun problème on ne l’entend pas alors que le premier était un peu plus bruyant sans être trop génant, mais en mode normal ou pleine puissance le nouveau reste un peu bruyant, toutefois moins que le premier. Donc là aussi ils ont corrigé le problème.
    Alors au final avec ce que je constate avec ce nouveau NZ3, c’est maintenant un vidéoprojecteur au top en terme de qualité image, et qui offre en plus une source LASER au top, une luminosité au top, une colorimétrie au top et un vrai lens-shift permettant de la placer dans des configurations compliquées, le tout à un prix très très bien placé si on considère toutes ces caractéristiques. Seul un Epson TW-9400 offre tout ça pour un prix quasi équivalent, mais il n’a pas de source LASER (ce qui est à mon sens une obligation de nos jours, je n’en pouvais plus des lampes qui vieillissent en queqlues heures). Et à l’inverse sur les concurrents à LASER focale normale, on ne trouve pas de lens-shift, obligatoire dans ma configuration.
    Ca vaudrait vraiment la peine Grégory de refaire un test avec un NZ3 récent parce qu’il est totalement génial avec ces corrections et JVC ayant pris en compte les problèmes des premières versions, il serait dommage d’en rester sur cette mauvaise expérience qui n’est plus de mise.

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