Banc d’essai: Test de l’ampli YAMAHA RX-A2050 – L’avis de Ludo

Caractéristiques Techniques de l’amplificateur Yamaha RX-A2050:

Amplification:
°Puissance : 140W par canal (8 Ohms, DHT 0,09 %, 2 canaux alimentés, 20 Hz à 20 kHz)
°Puissance : 220 W par canal (4 Ohms, DHT 0,9 %, 1 canal alimenté, 1 kHz)
°Puissance : 220 W par canal (8 Ohms, DHT 10 %, 1 canal alimenté, 1 kHz
°9 canaux amplifiés

Audio:
°DAC 24 bits / 192 kHz pour chaque canal (ESS Sabre 9006A)
°Décodage Dolby Atmos, DTS:X, Dolby TrueHD, DTS-HD Master Audio, DTS, Dolby Digital, MP3, WAV, PCM et FLAC jusqu’à 24 bits et 192 kHz
°Cinema DSP 3D
°23 programmes DSP
°Ajustement du niveau des dialogues
°Enceintes de présence virtuelles
°Enceintes surround back virtuelles
°Dialogue Lift (rehaussement virtuel de l’enceinte centrale)
°Fonction Pure Direct
°Compressed Music Enhancer
°High-resolution Music Enhancer
°DSD 2.8MHz/5.6MHz, FLAC/WAV/AIFF 192kHz/24bit, Apple Lossless 96kHz / 24-bit
°Fonction Gapless (Lecture sans interruption entre les morceaux)

Vidéo:
°Scaler 1080p et 4K (analogique vers HDMI et HDMI vers HDMI)
°4K Pass-through 60 Hz 4:4:4
°HDMI 3D passthrough CEC
°HDMI Audio Return Channel
°HDMI MHL
°Deep Color/x.v.Color/24Hz Refresh Rate
°Traitement vidéo exclusif pour optimisation unique selon le type de signal

Fonctions de confort:
°Accès réseau Wifi et Ethernet
°Lecture audio depuis le réseau via les protocoles Apple AirPlay et DLNA
°Lecture des radios Internet
°Application iOS et Android de contrôle et de streaming audio depuis smartphone et tablette (HD pour Android*)
°Bluetooth (SBC/AAC)
°Double sortie HDMI (simultanée, clonage)
°Prise HDMI compatible MHL pour les smartphones Android
°Prises HDMI compatibles HDCP2.2 (entrées et sorties)
°Optimisation audio YPAO multipoint pour calibrage automatique des enceintes
°YPAO Volume
°Adaptative DRC – Dynamic Range Control (contrôle adaptatif de la plage dynamique)
°Bi-amplification ou Zone 2 ligne et HDMI
°Connexion numérique USB en façade pour iPod/iPhone et clés USB Titres des morceaux iPod / iPhone affichés sur la façade de l’amplificateur
°OSD couleur multi-langue pour une meilleure visibilité (français, anglais, allemand, espagnol, russe et chinois)
°Entrée mini jack en façade pour raccorder un baladeur audio
°Entrée audio assignable pour les entrées vidéo HDMI et composante
°Double sortie subwoofer pour caisson de graves avec 9 fréquences de coupures réglables
°Sortie pré-out 7 canaux Sélecteur de phase pour Subwoofer
°Réglage de volume initial et de volume maximal
°Sauvegarde de 40 stations radio
°Décalage audio pour synchronisation des dialogues (0-500 ms)
°Dialogue Lift virtuel (centrage des dialogues sans enceinte centrale)
°Mode ECO (consommation réduite de 20 %)
°Télécommande

Connectique:
°8x entrées HDMI + 2 sorties HDMI compatibles UHD-4K 60p, CEC et HDCP2.2
°3x entrées vidéo composantes + 1 sortie
°5x entrées vidéo composites + 1 sortie zone 2
°9x entrées audio stéréo + 1 sortie Zone 2 & 1 jeu de sorties 7.2
°1x entrée stéréo phono MM RCA
°3x entrées audio S/PDIF optiques
°3x entrées audio S/PDIF coaxiales
°1x jeu de sorties pré-out 7.2 canaux
°2x prises d’antenne (AM+FM)
°1x prise RJ-45
°2x sorties trigger 12 V
°1x entrée et 1x sortie remote
°1x port USB audio alimenté (façade)
°1x sortie casque
°9x paires de borniers pour enceintes à vis (dont 2 assignables pour bi-amplification, effets de présence avant – Dolby Atmos/DTS:X – ou zone 2/zone3)

Généralités:
°Mise en veille automatique et mode ECO
°Consommation en veille : 0,1 W max.
°Consommation en mode CEC et veille réseau : de 1,4 à 2,9 W
°Consommation typique : 490 W
°Poids : 17 kg

*Application iOS et Android de contrôle et de streaming audio depuis smartphones et tablettes (HD pour Android*) :
Android: https://play.google.com/store/apps/details?id=com.yamaha.av.avcontroller&hl=fr
Apple: https://itunes.apple.com/fr/app/av-controller/id418512183?mt=8
Windows: https://www.microsoft.com/fr-fr/store/apps/yamaha-av-controller/9nblggh07nqh

MAJ Yamaha (À noter qu’un firmware pour le DTS-X est sorti en pour Mars 2016) :
http://download.yamaha.com/search/detail/?language=fr&site=fr.yamaha.com&asset_id=66460&category_id=16446&product_id=2055811&1454761887

L’intégré en détail, son emballage:

Présentation des menus disponibles:

La calibration YPAO Yamaha 2015/2016:

À noter qu’en jouant sur la hauteur du micro sur les derniers points de mesure (+/- 20 cm par rapport à la mesure du point central d’écoute), j’ai obtenu de bien meilleurs résultats sur la gestion du caisson, mais également sur le haut du spectre.
Une légère inclinaison vers l’avant du micro est intéressant également (suivant les enceintes). Sur les Dali Opticon par exemple, l’extrême aigu était moins « sec »en mettant l’YPAO en œuvre de cette façon.
Comme chaque pièce ne réagira pas de la même manière, je vous invite à essayer plusieurs méthodes de placements/orientations du micro, cela afin d’en trouver une qui siéra à l’ensemble pièce/matériels/calibration de votre installation.

Les écoutes:
Avant les écoutes:
Recherche du sens de branchement (Phase, fuite magnétique du transformateur) à l’aide d’un voltmètre : – Écart non mesurable, donc branchement dans le sens normal.
Rodage d’une centaine d’heures, sans calibration.

Les matériels couplés:
Source: Oppo BDT-101CIASUS Essence STU (modifié sur ses AOP qui sont passés en Muse 01).
Câbles: Full JSV Audio sauf optique de chez Oehlbach et les HDMI de chez Alien Cable. Oehlbach Power Socket 907(sur secteur Jsv Audio).
Les enceintes:
Configuration 1: Dali Opticon 6 , Dali Opticon Vokal , Dali Opticon LCR sur caisson Paradigm Monitor 12 (et Triangle Thétis 320 sur la fin).
Configuration 2: Magnat Shadow 205 ,Magnat Shadow 213  Dali Opticon LCR et caisson Paradigm Monitor 12.

L’expérience cinéphile:

BR Yamaha 2050

En aparté, je tenais à préciser que j’ai revu les réglages faits par l’YPAO Auto car ce dernier a une tendance à relever indéniablement les niveaux sur le haut du spectre (moins en mode Naturel cependant). Ce point ajouté à la grande droiture venant du DAC ESS Sabre, la neutralité générale de la signature de Yamaha, n’aidaient pas vraiment les enceintes que j’avais en essais au même moment. En effet, ni les Dali Opticon ni les Magnat Shadow « ne sont joueuses »quand on les titille dans l’aigu… Les enceintes se comportèrent bien mieux une fois que j’eus fini mon petit tour dans le mode Manuel de l’appareil.

Pour moi, le caisson mérite également quelques « aménagements » de ses courbes, pour qu’il soit plus présent, pour s’exprimer plus solidement qu’il ne le fait avec l’YPAO Automatique.

Une fois ces choses faites, le rendu gagne incontestablement en douceur sur l’aigu, les chuintements, les légères insistances des « ssss » ou « chhhh » (sur des voix féminines surtout), sont presque absents sur les programmes TNT (SD et HD), et ne sont quasiment pas audibles sur les films visionnés en Blu-ray. Le caisson pour sa part fusionne mieux avec ses camarades sonores, tout en étant plus musclé sur son rendu.

Je peux donc maintenant m’attaquer aux écoutes du Yamaha RX-A2050 plus sereinement.

Dire que le Yamaha RX-A2050 surprend sur l’effet bulle qui en ressort est un doux euphémisme, les intégrés testés dernièrement sont nettement distancés sur ce point précis.

Et si le Yamaha RX-A2050 dénote déjà sur l’immersion & la spatialisation cinématographique, je peux vous assurer qu’en actionnant un des DSP maisons disponibles, comme : Science-Fiction ou Aventure par exemple, c’est la méga claque immédiate !

Sur les films visionnés avec l’un ou l’autre de ses DSP (suivant le film, il y en aura un plus probant que l’autre), je peux vous dire qu’il m’était presque impossible de dire de quelle enceinte sortait certains sons ou effets. Il faut l’entendre pour s’en rendre compte mais l’expérience home-cinéphile prend une autre dimension.

Yamaha a toujours été un maître incontesté sur le décodage ou sur des DSP efficaces et il n’y a rien d’autre à écrire, hormis que le Yamaha RX-A2050 testé est loin de déroger à cette règle.

Une option permettant de remonter (en hauteur) les dialogues de la centrale devient disponible dès lors qu’un DSP est en fonction. Option sympathique, mais à doser avec justesse car si les deux premiers niveaux collent la centrale encore mieux au diffuseur, les derniers crans dispersent celle-ci sur les enceintes latérales. Un second réglage pour le canal centre est actif tout le temps quant à lui, c’est celui qui permet de remonter son niveau (en DB).

Une mention spéciale à l’application disponible sous Android ou Apple qui, au delà de tous les réglages et options qui l’équipent, possède une gestion de la bulle qui se fait aux doigts, en agissant sur la taille « du dôme sonore », en rapetissant ou agrandissant celle-ci sur son écran. On ne peut plus simple pour ajuster les effets à ses goûts.

Concernant la signature sonore, le Yamaha RX-A2050 est ce que j’appellerai neutre, tendant vers la luminosité dans le haut du spectre. Sur des enceintes claires, détaillées, mordantes dans l’aigu, l’association pourra requérir quelques aménagements de l’EQ en manuel. A noter que le réglage automatique fait par l’YPAO sur son mode naturel, sera indéniablement celui qui ira le mieux si vos enceintes sont de la trempe précitée.

 Je prends l’exemple du dernier épisode de la saga Jurassic Park où j’ai écouté deux scènes, avant et après retouches. Et bien, c’est avec le sourire aux lèvres que j’écris qu’une fois mon travail validé sur les courbes, je me suis confortablement installé et remis le film en entier.

Film, bien que vu un nombre de fois conséquent, j’ai redécouvert certains petits effets, certains petits bruits carrément mieux détourés des autres. La scène des Gyrosphères est l’une qui m’a le plus interpellé, tant j’entendais plus de choses, mais également sur le fait qu’elle tournait autour de moi. J’avais la nette impression d’être à l’intérieur de l’engin.

Les énormes bestioles du film possèdent un poids certain sur les enceintes et sur le caisson, avec un point non négligeable, c’est que le caisson n’est que peu localisable sur les grosses basses qu’il dégage. Et comme l’alimentation du Yamaha RX-A2050 ne rechigne pas à la tâche lorsque tous les canaux sont à la fête (avec coupure à 60Hz sur les colonnes et centrale, 80Hz pour les arrières), il est tout a fait possible de se faire plaisir sur la montée du volume.

Tout juste aurais-je apprécié une dynamique supplémentaire sur le caisson, et je précise bien que je ne parle pas de niveau, ni de qualité ou de degré de basses sur le caisson, mais bien et seulement de dynamique(s).

Sur Tron Legacy et Terminator Genesys, c’est toujours un feu d’artifice sonore qui sort de l’appareil. Avec des placements aux petits oignons quand il le faut et inversement à cela, une tridimensionnalité remplissant l’espace d’écoute avec une facilité que certains concurrents doivent envier… Le canal central est soigné, il n’est pas noyé dans la masse quand un interprète à l’idée de vouloir parler au milieu d’une scène de guerre par exemple.

Mais c’est sur Oblivion que j’ai vraiment jaugé les capacités du Yamaha RX-A2050 pour la centrale. Ceux qui connaissent ce film, savent combien que la voie centrale est un canal qui requiert une forte attention de l’intégré officiant à la tâche. RAS, l’ampli home cinema Yamaha n’est jamais dépassé ou pris au dépourvu, il ressort avec brio tout ce qu’impose l’ingénieur son.

Une mention particulière pour la BO de Tron qui au passage est « actrice » à part entière du film. L’électronique de ce test lui fait la part belle, sans pour autant la mettre trop en avant.

Pour aller au bout des choses, j’ai emprunté quelques heures les bibliothèques de mon beau-père, des Wharfedale Diamond 220 + Wharfedale Diamond 220C, à la sonorité plus matte, plus suave que les enceintes en packs qui étaient à ma disposition. Force est de constater qu’avec des partenaires telles que ces petites anglaises, la signature du Yamaha RX-A2050 revigore et illumine de belle manière le haut médium et l’aigu des bibliothèques. Sans aucune mais alors aucune pointe de stridence ni d’agressivité ! Je n’ai d’ailleurs pas eu besoin d’aller retoucher la calibration avec elles, et le mode auto Plat passait nickel.

Concrètement, suivant les enceintes que drivera le Yamaha RX-A2050, soit il sera plug and play soit vous devrez passer un petit laps de temps dans le mode manuel. Rien de rédhibitoire au final car comme souvent un matériel en lui-même est rarement mauvais, c’est le mariage qui est important (je pense d’ailleurs que des Triangle Elara, des Dali Zensor ou des BW série 6 devraient donner de jolis couplages…).

Personnellement, j’ai pris un vrai plaisir sur tous les films passés pour tester ce Yamaha RX-A2050 et je peux vous dire qu’il y en a eu bien plus, que ceux me servant de repères.

Bien… Et musicalement parlant, comment se défend le milieu de gamme Aventage, millésime 2015 ?

L’expérience musicale:

CD et BR Zik 2050

Pour commencer, et par habitude je l’avoue… C’est le live de Montreux de Phil Collins qui débute les essais musicaux. Le point fort du Yamaha RX-A2050, déjà cité sur la partie cinéphile abordée plus haut, se ressent de facto, je veux bien sûr parler de l’immersionµ. Je ne suis pas devant, mais au concert de l’artiste.

Les surrounds remplissent l’espace et distillent nombre de micro-détails, comme rarement entendu chez moi,. Et pourtant je connais bien ce concert. Ce qui est incroyable, c’est que la pièce baigne tellement dans le son, qu’il y a une impression de puissance sonore plus élevée que que le volume ne l’est réellement. C’est assez déconcertant sur les premières minutes où le public interagit dans le live.

Les placements des deux protagonistes, « s’affrontant » à la batterie en début de concert, sont extrêmement précis et certaines frappes débordent bien sur l’enceinte d’à coté. Franchement, c’est superbe.

L’attaque et la dynamique qui changent d’un titre à l’autre sont gérées avec rigueur et conviction. Ce n’est pas sur cela que je vais trouver à redire sur les performances du Yamaha RX-A2050…

Les voix (surtout celle de M.Collins) sont crédibles et enclines au réalisme. Les différents grains des artistes sont audibles et la respiration n’est pas masquée. Bref… le Yamaha RX-A2050 enchaine les victoires sur cet essai.

Ça frôlerai le sans faute (pour le prix de l’intégré) si les frappes et les jeux de batteries ne manquaient pas d’un soupçon de véracité, d’un chouïa de rapidité qui fait légèrement défaut à ce duel magistral.

Une mention spéciale au couple Magnat/Yamaha, qui apporte un plus au live en lui-même, en étant moins précis que les Dali Opticon certes, mais quel « foot tapping » donne ce mariage !

Sur le live de Calogero et au delà du rendu de tout premier ordre sur les paroles et les étagements soignés, c’est bien la mise en restitution de la guitare qui décroche une médaille. Le son de cet instrument ressort avec tout ce qu’il faut d’analyses et de détails, et partage la tête d’affiche avec l’artiste même je dirai.

Cette fois, c’est le couple Dali/Yamaha qui prend le pas sur l’autre, tant la lisibilité du haut médium, la luminosité de l’aigu apportent un réel plus sur certaines phrases ou partitions.

Le Yamaha RX-A2050 est complètement capable et offre de belles sensations sur des concerts en multicanal. Son aisance à plonger au cœur du spectacle est un plus indéniable, qui donnera satisfaction aux aficionados de ce genre d’écoute.

Pour les essais stéréo et après plusieurs aller/retour entre le mode pure direct et celui stéréo (avec calibration active donc), sur les albums de The Avener, Christine and the queen ou celui de G.Porter, je me décide à laisser le Yamaha RX-A2050 en mode stéréo+YPAO. Avec ce mode, l’expressivité gagne en stature dans un premier temps, mais il n’y a pas que cela qui change…

En pure direct, bien que sans artifice ou aide logicielle de l’intégré, le naturel des albums est bien là mais reste collé aux enceintes. L’image sonore a du mal à dépasser les coffrets. Les interprètes me donnent l’impression de réciter les paroles, alors qu’en mode stéréo, bien que perdant un peu du naturel précité, l’appareil insuffle une dose d’expression qui fait défaut à l’autre.

Le haut du spectre plus coulé, plus doux avec l’YPAO que sans, est également un plus sur le confort d’écoute à fort volume (chose que le Yamaha RX-A2050 ne rechigne pas du tout à faire, et encore moins avec le caisson qui épaule les frontales). La partie médiane de la bande passante est franche, bien que moins neutre qu’en pure direct, mais comme l’articulation et l’impact y gagnent avec la calibration, c’est plutôt bénéfique au final.

Pour Evanescence, et après coupure des frontales à 40HZ, j’ai laissé le caisson s’occuper des basses (le caisson Paradigm Monitor SUB12 puis le Triangle Thetis 320)… et l’idée était bonne, je vous le dis. La descente et la pression, tout comme l’impact montent de plusieurs crans, en qualité comme en niveau d’ailleurs. La dynamique du canal grave est toujours un brin en retrait, mais moins que lors des sessions cinéphiles. La coupure plus basse (40HZ au lieu de 60/80HZ) n’y est peut-être pas étrangère…

Même constat sur la ré écoute de quelques titres de la nantaise Christine and the queen, quelle pêche, quel entrain supplémentaire, mais surtout que le bas du spectre devient physique et n’hésite plus à venir chatouiller physiquement l’auditeur.

Pour une marque qui a fait ses preuves depuis longtemps, qui fait partie du haut du panier sur les performances dites de home-cinéma, je dois dire que je n’attendais pas le Yamaha RX-A2050 plus que cela sur la partie musicale… Et pourtant, preuve est de constater, et même s’il n’est pas premier de la classe sur cet exercice, que le Yamaha RX-A2050 se défend plutôt pas mal sur de la variété (sans que cela soit discriminant pour autant !), c’est donc une très bonne chose pour ceux qui n’utilisent pas exclusivement leur installation multicanal pour des films.

Pour les plus « regardants » sur le rendu musical, je dirai qu’adjoindre un intégré stéréo, équipé d’une entrée bypass, permettra de passer à des écoutes plus audiophiles (qui dépendra malgré tout des enceintes jointes). De plus, les séances cinéphiles y gagneront elles-aussi, vu qu’il est possible de couper l’alimentation interne de l’appareil lorsqu’un bloc ou intégré externe est utilisé. Ce qui sera bénéfique pour les deux mondes, que sont ceux de la hifi et du home-cinéma (pas si simple à faire cohabiter).

Bilan de ce test:

J’ai aimé :

  • L’énergie et la tenue en Home-Cinéma.
  • Les écoutes musicales en 2.0 ou 2.1… Avec YPAO en fonction.
  • L’effet bulle & l’immersion incroyable bâtie par l’intégré !
  • Les nombreux effets DSP parfaitement maitrisés par le fabricant qui apportent un réel plus.
  • La calibration YPAO, surtout une fois retouchée en manuel.
  • La gestion indépendante des deux caissons connectés.
  • Les fréquences de coupures possibles pour chaque groupe d’enceintes.
  • La possibilité de contourner les étages de puissances internes des frontales (en cas d’ajout de bloc externe).
  • La qualité ressentie visuellement.
  • Les matériaux de la face avant & la très bonne finition d’assemblage dans son ensemble.
  • L’architecture et l’implantation des composants internes.
  • L’application sur smartphone/tablette, hyper complète et facile d’utilisation.

J’aurai aimé:

  • Une entrée direct multicanal, qui ne renumérise donc pas le signal.
  • Une télécommande un peu moins « cheap » et rétroéclairée.
  • Des borniers de raccordement enceintes un peu plus qualitatifs.
  • Un réglage Dimmer plus accessible (sur la télécommande directement, par exemple).
  • Un peu plus d’entrain en mode Pure Direct pour la stéréo.
  • Une EQ plus probante sur le canal de grave (mais elle a le mérite d’exister et de bien dégrossir).
  • Un canal LFE plus mordant, plus démonstratif parfois.

Voilà qui finalise ce retour d’impression du milieu/haut de gamme Yamaha 2015/2016.

Je vous souhaite de longues heures de plaisir musical accompagné de cet ampli Yamaha RX-A2050.

Ludo, avril 2016.

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6 Comments

  1. tres en retard, merci pour ce superbe test j’avais l’impression de lire un test de nicolas becuwe de l’ex HDfever.fr….un texte ecrit avec le coeur et la passion…MERCI !

    ceci car on ma proposé cet ampli occz en super etat a 800 euros…mais je trouve que c’est cher…tu en penses quoi

  2. Bonjour
    Je possede la même config, Yamaha rxa 2050 et la série opticon 8, et j’aimerai connaitre les réglages de l’YPAO que vous avez fait svp ? Merci

  3. Bonjour,
    Je pose ma question ici esperant une réponse.
    J’ai acheté dernièrement un ampli RX-V385.
    Toutefois, j’ai un petit souci pour brancher mon subwoofer.
    J’ai un « ancien » sub de chez sony dont les connectiques sont deux entrées (une noire / une grise) dans lesquelles on « pince » un cable, dans chaque entrée, relié à l’ampli. Or, sur le RX-V385, la connectique sub est un cable audio uniquement (donc une seule entrée).

    Comment puis je faire pour adapter mon sub sur le RX ? Y-a-t il un branchement particulier à faire ? Dois je acheter un adaptateur ? Si oui lequel ?

    Dans l’attente de vous lire,

    Bien à vous.

  4. Bonjour,
    j’ai encore besoin de vos lumières.
    Il s’agit d’une question générale mais je ne sais pas où la poster.
    Lorsqu’on a un ampli 2.0, (onkyon rz710, pour ne pas le nommer) peut on y faire passer en PASSTROUGH un signal 2.1 type 8k, sans décodage vidéo de l’ampli (c’est l’avenir, PS5 à venir) où y a t-il forcément une dégradation du signal en passant par l’ampli. Merci par avance.

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